Coupe du monde des clubs - "Je m'en fiche" : Thomas Müller s'approche sans larmes de la fin de son histoire au Bayern

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Thomas Müller s'approche de la fin avec le Bayern. Chaque rencontre disputée de la phase finale de la Coupe du monde des clubs pourrait bien être la dernière, mais l'Allemand fait peu de cas de sa situation. Cela commence dès ce dimanche (22h) contre Flamengo, et en cas de qualification, l'histoire continuerait avant de potentiellement croiser la route du Paris Saint-Germain.

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Pour sa dernière compétition avec le Bayern Munich, Thomas Müller ne fait pas dans le larmoyant. Loin de l'émotion qui étreint souvent les sportifs en bout de piste, l'attaquant allemand affiche plutôt un certain détachement, qui pourrait étonner. Mais Thomas Müller n'est pas n'importe qui et ne souhaite pas s'abaisser à ce genre d'états d'âme. Malgré la fin de son aventure avec son club de toujours, qu'il a rejoint en 2000 alors qu'il avait seulement onze ans, le vétéran fait comme si de rien n'était et ne s'apitoie pas sur son sort, alors que son avenir demeure flou pour la suite.
L'affaire est entendue depuis de nombreuses semaines déjà, avec une annonce de son départ en avril. L'aventure de l'international allemand et du joueur emblématique des Bavarois va arriver à son terme à la fin de ce mois de juillet. Forcément, il a eu le temps de s'y préparer. "Je le sais depuis un moment, mais je m'en fiche", relativisait-il. En effet, chaque rencontre disputée dès ce huitième de finale pourrait être la dernière fois qu'il évolue sous le maillot du seul club qu'il a connu. "J'aime toujours jouer. Quand c'est fini, c'est fini." Logique froide et dénuée de sentiments.

Possibles retrouvailles avec Paris

Pour le moment, le Bayern Munich et lui sont toujours en lice dans la Coupe du monde des clubs. Ils affrontent le club brésilien de Flamengo ce dimanche pour une place en quarts de finale. Il entre dans la phase finale et les matches couperets avec un bilan en trompe-l'œil. Deux buts et deux passes décisives tous enregistrés lors de la rencontre face à la faible équipe néo-zélandaise d'Auckland City. Il a bien profité du 10-0 infligé pour soigner sa feuille de statistiques, mais contre Benfica et Boca Juniors il n'a pas été décisif. Battus par Benfica et deuxième de leur groupe C, les Bavarois n'ont pas eu de chance au tirage puisqu'ils ont été qualifiés dans la partie de tableau du Paris-Saint-Germain qu'ils pourraient rencontrer dès les quarts de finale.
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Une possible confrontation qui n'effraie pas outre-mesure l'Allemand, qui a joué 842 matches sous le maillot du Bayern. "Nous gardons confiance. Nous sommes une équipe homogène et performante, nous connaissons l'enjeu. Bien sûr, ce ne sera pas facile, mais nous avons déjà battu le PSG", a-t-il lancé dans des propos rapportés par le média allemand Kicker. Thomas Müller fait référence au déplacement des Parisiens lors de la phase de ligue de la Ligue des champions. Le PSG était rentré bredouille d'Allemagne, battu 1-0. Mais Paris n'était pas encore ce qu'il était, et ce n'est pas comme si le Bayern, éliminé en quarts de finale par l'Inter, s'était spécialement amélioré entre-temps.
Si un gars de 36 ans comme moi, peut courir pendant 90 minutes, tout le monde peut le faire. Il n'y a pas d'excuses.
Si l'on se penche sur l'avenir du vétéran allemand, de nombreux clubs se sont déjà montrés intéressés. Selon les informations de Bild, il a refusé une offre de contrat de Cincinnati en MLS. D'autres clubs en Premier League, en Serie A, ou encore en Turquie sont sur les rangs pour prolonger l'aventure du joueur clé de la Mannschäft qui compte 131 sélections, à l'aube d'un rendez-vous majeur : la Coupe du monde 2026. José Mourinho l'aurait même contacté pour le faire venir au Fenerbahçe, qu'il entraîne. Pour le moment, aucune piste sérieuse n'a filtré. Mais nul doute qu'une fois la compétition terminée pour lui, les propositions vont affluer en nombre.
Fidèle à lui-même, il n'a pas fait dans la dentelle lorsqu'il a fallu contredire les critiques liées au rythme infernal imposé aux joueurs dans des conditions rendues difficiles par la chaleur. "Nous sommes des professionnels et nous devons être en forme. Si un gars de 36 ans comme moi, peut courir pendant 90 minutes, tout le monde peut le faire. Il n'y a pas d'excuses." Décidément, même à 36 ans et même si une page de sa vie se tourne. On ne le changera pas. Thomas Müller restera ce personnage fantasque du football mondial. Dieu seul sait s'il jouera encore la saison prochaine, mais il aura durablement marqué l'histoire de son club et de sa sélection, a minima.
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Thomas Müller avant la rencontre contre Benfica

Crédit: Getty Images


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