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Les notes des Bleues : Le naufrage de Torrent, la déception Le Sommer

Les notes des Bleues : Le naufrage de Torrent, la déception Le Sommer

Le 29/06/2019 à 00:31Mis à jour Le 29/06/2019 à 17:20

COUPE DU MONDE - Face à des Américaines saignantes à défaut d’être transcendantes, les Bleues ont été éliminées après des prestations personnelles compliquées pour certaines cadres, à l’image d’Eugénie Le Sommer. Derrière, le duo Torrent-Mbock a souffert comme jamais. Nos notes.

Sarah Bouhaddi : 5

Elle a fait sa part du job. Mais repart du Parc des Princes avec deux buts dans la musette. Sa double parade en début de seconde période a permis aux Bleues de rester plus longtemps en vie (46e) tout comme ses sorties souvent bien senties (16e). Masquée sur le premier but, elle ne peut pas réagir. Livrée à elle-même sur le second, elle ne peut que constater les dégâts.

  • En bref : Frustrant.

Marion Torrent : 2,5

Son premier duel face à Megan Rapinoe a donné le ton d’une soirée en enfer (2e). Face à la capitaine américaine, elle a constamment été dépassée et n’a jamais réussi à prendre le dessus défensivement. Les tenantes du titre ne s’y sont pas trompées en insistant systématiquement sur son côté. Son début de seconde période a laissé croire qu’elle avait inversé la tendance. A tort.

  • En bref : Elle s’est fait manger par la star américaine.

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Griedge Mbock : 3,5

Avec Torrent dépassée sur le côté, elle a tenté de calmer l’incendie mais n’a jamais dégagé une réelle assurance. C’est elle qui provoque la faute sur le premier but (4e), ce qui ne l’a clairement pas mise dans le bon tempo, à l’image de certaines relances hasardeuses (37e).

  • En bref : Dans la lignée de son huitième de finale déjà très délicat…

Wendie Renard : 5,5

Des quatre défenseures, c’est celle qui a dégagé le plus de sérénité. Pas un hasard si les Américaines n’ont pas trop fréquenté sa zone. S’est même permise quelques relances longues bien senties. Elle est cependant aspirée par l’excellent travail d’Alex Morgan sur le deuxième but américain. C’est elle qui relance la machine d’une belle tête au point de pénalty (81e) pour inscrire son quatrième but de la compétition.

  • En bref : La patronne.
Wendie Renard buteuse face aux États-Unis

Wendie Renard buteuse face aux États-UnisGetty Images

Amel Majri : 4,5

Elle est toujours aussi attirée par l’attaque et ne s’est pas cachée au moment de prendre ses responsabilités. Certains de ses centres en première période auraient mérité meilleur sort (13e, 45e). Mais elle a perdu de l’influence et surtout de la précision en seconde période où sa relation compliquée avec Eugénie Le Sommer a parfois plombé les Bleues. Aurait pu obtenir un penalty en fin de match (86e) sur un centre repoussé par un bras américain.

En bref : Plus de précision aurait clairement changé la donne…

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Elise Bussaglia : 5,5

Elle a fait ce qu’elle a pu avec une couverture de terrain minimaliste mais toujours à bon escient. Son sens du combat et son goût de l’engagement ont permis aux Bleues de sortir parfois la tête de l’eau. Certaines orientations bien senties même si du déchet a parfois existé.

  • En bref : Essentielle mais parfois trop discrète.

Amandine Henry : 5

C’était un match qui lui tenait à cœur face à d’anciennes coéquipières voire amies. Cela s’est vu. Très nerveuse, elle n’a pas bronché au moment de répéter les efforts mais peut-être sans suffisamment les gérer. Elle sauve les siennes au retour des vestiaires sur corner (46e) et s’est offerte de nombreuses frappes, sans grande réussite.

  • En bref : Dépassée par son envie et par l’enjeu.
Amandine Henry

Amandine HenryGetty Images

Kadidiatou Diani : 6

Quelles différences elle fait ! Comme toujours depuis son repositionnement à droite, elle a été la plus dangereuse coté français, en multipliant les courses et les dribbles qui ont amené le danger (7e, 18e, 32e). C’est évidemment d’elle que vient la plus grosse occasion tricolore avant le but de Renard (58e). S’est même offerte des retours défensifs utiles.

  • En bref : La meilleure attaquante française de la compétition, sans débat possible.

Gaëtane Thiney : 4,5

Sa première période fut un calvaire. Systématiquement à contretemps, elle a freiné les rares offensives bleues par son manque de spontanéité (25e, 39e) ou son déchet sur coup de pied arrêté (40e). Mais le temps fort des Bleues naît de son réveil en début de seconde période. Plus tranchante, elle s’est remise à l’endroit avant d’offrir un ballon parfait pour Renard sur le but.

  • En bref : Le ying puis le yang.

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Eugénie Le Sommer : 4

C’est elle qui a les deux plus belles occasions françaises sur ce match (58e, 78e). Mais son manque de précision, notamment sur la première, pénalise les Bleues. Après un début de match intelligent où elle aura, par sa justesse technique et son jeu en mouvement, permis aux Bleues de se mettre souvent dans le bon sens, elle a complètement sombré en deuxième période, multipliant les mauvais choix et les imprécisions techniques.

  • En bref : Elle devait être la sauveuse, elle est passée à côté du rôle de sa vie.

Remplacée par Viviane Asseyi (81e).

Valérie Gauvin : 4

Elle n’a eu que très peu de munitions à se mettre sous la dent et a parfois souffert dans son rôle de pivot. Son début de deuxième période plus incisif a permis aux Bleues de sortir la tête de l’eau dans les duels. Elle manque de centimètres pour smasher la balle au fond sur la plus belle occasion tricolore (58e), la même qu'Eugénie Le Sommer.

  • En bref : Trop juste pour espérer mieux.

Remplacée par Delphine Cascarino (75e), en jambes mais trop imprécise dans le dernier geste.

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