Coupe du monde | Portugal - Corée du Sud | Jeu de Ronaldo, Parisiens, papy, petit nouveau : les chantiers de la Seleçao

Eurosport sur Google

COUPE DU MONDE 2022 - Le Portugal a d'ores et déjà composté son ticket pour les 8es, une rareté dans son histoire. Alors qu'elle n'a besoin que d'un point face à la Corée du Sud, ce vendredi (16h) pour valider sa première place du groupe H, la Seleçao das Quinas devrait aussi profiter de ce match pour peaufiner certains réglages et corriger des failles avant que les choses sérieuses commencent.

"Ronaldo doit accepter qu'il n'est plus le leader technique du Portugal"

Video credit: Eurosport

4-3-3 ou 4-4-2 losange ?

Sur le papier, le Portugal a affronté le Ghana et l'Uruguay avec le même schéma tactique. Dans les faits, ce n'était pas le cas. Face à la Celeste, la Seleção das Quinas était plutôt disposée en 4-4-2 losange. Grâce à une activité hors norme (plus de 12,5 kms parcourus), Bernardo Silva a évolué en tant que milieu relayeur droit capable d'occuper l'aile durant certaines phases, alors que Bruno Fernandes s'est positionné en véritable numéro dix.
L'influence du Red Devil a ainsi été élargie mais l'impact offensif du Citizen a lui été réduit. Très pragmatique, Santos devrait donc poursuivre avec le losange... sauf s'il décide de ne prendre aucun risque avec celui qui a inscrit un doublé face à l'Uruguay. L'ancien du Sporting sera en effet suspendu pour les huitièmes s'il récolte un nouveau carton jaune, comme Ruben Dias, Ruben Neves et João Félix.

Pepe ou Antonio Silva : qui pour faire la paire avec Ruben Dias ?

L'un a 39 ans et 129 capes au compteur. L'autre vient de fêter son 19e anniversaire et a découvert la sélection le mois dernier. Pourtant, Pepe et Antonio Silva ont tous deux des arguments à faire valoir. L'ancien joueur du Real Madrid a démontré, face à l'Uruguay, qu'il était encore une référence au duel. Son sens du placement et son expérience font encore de lui un défenseur redoutable. Dans le vestiaire, sa voix compte plus que n'importe quel autre homme à l'exception de Cristiano Ronaldo.
Mais le patron du FC Porto est devenu très fragile physiquement et limité dans ses déplacements. Et cela pourrait devenir un problème lorsque la pente s'élèvera. Révélation du début de saison avec Benfica, Antonio Silva a dégagé la même sérénité face au Nigéria, en amical. Et après tout, il avait été costaud face à Neymar et Mbappé en Ligue des champions. Reste à savoir comment il peut supporter le poids du maillot national dans une compétition de cette envergure. Une titularisation face à la Corée du Sud donnerait quelques premiers indicateurs. Et puisque Ruben Dias est sous la menace d'une suspension, une charnière composée du papy Pepe et du petit nouveau Silva est envisageable.

Sans Nuno Mendes, faut-il changer les latéraux ?

C'était le gros point noir de la victoire portugaise face à l'Uruguay. Nuno Mendes est sorti blessé et en larmes et est d'ores et déjà forfait pour le reste de la compétition. La perte est importante mais Fernando Santos a de la profondeur pour compenser. Il pourrait choisir, comme lors des deux premiers matches, de faire confiance à Raphaël Guerreiro. Mais face à la Celeste, le joueur du Borussia Dortmund a quelque peu souffert sur le plan défensif tout en se rendant très précieux offensivement.
picture

La réclamation de la France, à quoi bon ?

Video credit: Eurosport

À droite, son pendant João Cancelo est resté beaucoup plus timide qu'à Manchester City. Cette confrontation face à la Corée du Sud peut permettre de tester une dernière combinaison, en titularisant à droite Diogo Dalot, excellent lors de ses dernières sorties en club comme en sélection, et à gauche Cancelo, comme ce fut souvent le cas à Manchester City.

Vitinha, Matheus Nunes : peut-il y avoir mieux au milieu ?

Depuis le début de la compétition, Ruben Neves est le titulaire le moins indiscutable de cette équipe. Danilo Pereira, choix numéro un au poste, est touché aux côtes et n'est même pas certain de rejouer durant la compétition. Mais Fernando Santos a d'autres options : aligner Joao Palhinha ou reculer d'un cran William Carvalho, plutôt fiable dans ce rôle, même s'il s'est aussi montré à l'aise dans une position un peu plus portée vers l'avant face à l'Uruguay.
picture

Upamecano, Rabiot, Deschamps... Nos coups de coeur et coups de gueule à l'issue du 1er tour

Video credit: Eurosport

Le sélectionneur lusitanien devrait profiter de ce dernier match de groupe pour donner une chance à Vitinha, performant avec le Paris Saint-Germain mais barré en sélection jusqu'ici. Matheus Nunes, brillant avec le Sporting la saison dernière et auteur de belles prestations lors de ses premiers matches à Wolverhampton, avant de rentrer dans le rang, est un autre candidat.

Et si Ronaldo devenait un vrai pivot ?

Fernando Santos se contentera peut-être de sortir Cristiano Ronaldo du frigo en cas de besoin, un peu comme l'avait fait Didier Deschamps avec Kylian Mbappé mercredi. En conférence de presse, le sélectionneur a laissé planer le doute. En vue des huitièmes de finale, le quintuple Ballon d'Or a encore des réglages à trouver. Face à l'Uruguay, CR7 a alterné l'inutile et le très intéressant. Lors des deux premiers matches, sa volonté de garder une influence visible sur le jeu l'a encore poussé à multiplier les décrochages superflus, parfois même en ralentissant le jeu.
picture

Huitième face à la Pologne : "Les Bleus sont plus à l'aise face à des gros..."

Video credit: Eurosport

Mais face à l'Uruguay, son sens du placement, du timing et son jeu de corps ont aussi permis d'enclencher plusieurs phases de contre qui, même si elles ne se sont pas avérées dangereuses, ont peut-être donné des idées à Fernando Santos. Peaufiner ces automatismes pourrait offrir plus de verticalité à une équipe qui en manque cruellement. Encore faut-il faire accepter l'idée au principal concerné.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité