Coupe du monde 2026 | Presser haut, presser fort : cette attaque Dembélé, Olise, Doué et Mbappé fait les efforts

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Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Michael Olise, Désiré Doué. Depuis le début de cette Coupe du monde, les attaquants de l'équipe de France font le spectacle offensivement. Mais ils brillent aussi sur le plan défensif. Avec eux, le premier rideau des Bleus ressemble de plus en plus à une muraille qui étouffe l'adversaire. Le Maroc en a fait les frais en quarts de finale.

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Ce qui semblait être voué à l'échec, il y a un an, est aujourd'hui l'une des clés du succès des Bleus. En juin 2025, l'équipe de France frôlait l'humiliation face à l'Espagne qu'elle retrouvera ce mardi (21h00), en demi-finale de Coupe du monde. À l'époque, Didier Deschamps avait étrenné son quatuor d'attaque. Mais la facilité avec laquelle la Roja s'était projetée allait, pensait-on, enterrer cet ambitieux projet.
Un an plus tard, Désiré Doué, Michael Olise, Ousmane Dembélé et Kylian Mbappé sont toujours là, ensemble. Ils sont des armes de destruction massive, tant sur le plan offensif que défensif. La capacité de pressing des Bleus est devenue l'une des constantes de ses excellentes prestations depuis le début du Mondial, mais sa construction a débuté bien avant.
"Ce n’est pas un coup comme ça, avait expliqué Didier Deschamps lorsque ses hommes s'étaient déjà montrés assez convaincants dans ce domaine lors des rencontres de septembre dernier. On veut récupérer haut, c'est intéressant." Aux États-Unis, les coéquipiers de Kylian Mbappé ont rapidement donné le ton.
Après les succès face au Sénégal (3-1) puis l'Irak (3-0), Opta rapportait qu'aucune équipe n'avait autant pressé dans le camp adverse que la France, avec 461 pressions dans le camp adverse, et 99 ballons récupérés. Depuis, d'autres équipes ont brillé dans le domaine comme la Belgique (316) ou l'Espagne (303, contre 300 pour les Bleus) mais la prestation face au Maroc a donné une autre idée du pouvoir d'asphyxie des Tricolores.

Deschamps aidé par Enrique et Kompany ?

Les Bleus ont fait perdre la possession à leur adversaire à 39 reprises dans la moitié de terrain marocaine. Et six ballons ont été récupérés dans la zone des attaquants. L'un a d'ailleurs été à l'origine de l'ouverture du score de Kylian Mbappé. C'est une vraie spécialité : hormis la Belgique (15), aucune équipe ne compte plus de pressions se terminant par une frappe des Bleus (11) depuis le début de la compétition.
"Ce qui m'impressionne le plus, c'est la capacité de l'équipe à récupérer les ballons, a justement observé Thierry Henry dans une vidéo diffusée par la FFF. On le voit sur le premier but. Il y a triple récupération pour pouvoir continuer, Digne a la balle, elle revient, on la récupère encore et après, Kylian fait du Kylian. Ce que fait l'équipe hors possession, c'est extraordinaire. On sait ce que l'équipe peut faire en possession, mais cette capacité à pouvoir garder le ballon dans le camp adverse, continuer, faire suffoquer l'équipe, [...] Bravo à DD et à l'équipe."
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C'est effectivement une immense réussite de Didier Deschamps, capable d'inculquer un état d’esprit et de développer cette arme malgré la constante réduction des fenêtres internationales. "Ils le font pour la plupart en club, rappelait-il en septembre dernier. On l’avait fait en mars [2025] et en juin [2025]." Les Bleus ont bien bénéficié des travaux de Luis Enrique au Paris Saint-Germain et de Vincent Kompany au Bayern Munich.

La fraîcheur physique et l'impressionnant Olise

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Michael Olise et Ousmane Dembélé apparaissent tous deux dans le Top 20 des joueurs ayant exercé le plus de pressing (192 pour le Bavarois, 184 pour le Ballon d'Or), tous postes confondus. Et même Kylian Mbappé a sensiblement augmenté son rendement défensif.
Il y a quelques mois, Deschamps avait toutefois averti que la mise en place de cet étau était aussi dépendant de la forme de ses hommes. "Ce qui coûte le plus, c'est de faire ce pressing haut, avait-il insisté. J'ai vu certaines équipes le faire à la Coupe du monde des clubs, mais tu tiens combien de temps ? Quand tu ne peux plus, il s'agit non pas de renoncer, mais de ne pas t'ouvrir. En sélection, on peut presser comme en club mais l'élément fondamental, ça a toujours été la fraîcheur."
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Et sur ce plan, les offensifs tricolores ont été très rassurants. Dembélé a avalé près de 10 kilomètres de moyenne, presque autant qu'Adrien Rabiot. Et personne n'a plus couru qu'Olise (11,2 km). Depuis le début de la compétition, le Bavarois impressionne physiquement et fait partie des 15 joueurs les plus actifs de ce Mondial en termes de courses à haute intensité et de sprints. Bref, tous les ingrédients sont là. Et la recette fonctionne.
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