Football - Coupe du monde - "Ils jouent avec la liberté de gamins de 7 ou 8 ans" : cette Argentine a la force de l'insouciance
Par Léo Anselmetti
Publié 16/07/2026 à 09:06 GMT+2
Après avoir éliminé le Cap Vert, l'Égypte puis la Suisse in extremis, ce fut au tour de l’Angleterre de subir le courroux des coéquipiers de Lionel Messi en demi-finale de la Coupe du monde ce mercredi, alors que les Three Lions menaient 1-0 jusqu’à la 85e minute (2-1). "Ils jouent comme des gamins qui n’ont rien à perdre", a résumé Scaloni. Et c'est exactement ça qui les rend dangereux.
Messi c'est 'Goatesque' : "En cas de titre dimanche, le débat peut être clos"
Video credit: Eurosport
"Il faut travailler, courir, rester humble et faire les sacrifices nécessaires pour aider l’équipe". À entendre Lautaro Martinez, auteur du but qui a qualifié l’Argentine en finale de la Coupe du monde face à l’Angleterre ce mercredi soir dans le temps additionnel, tout n’est qu’une question d’état d’esprit. Et il n’a peut-être pas tort : ces Argentins prouvent match après match qu’ils sont en mission. En mission pour accrocher une quatrième étoile à leur maillot, certes. Mais surtout, en mission pour amener Lionel Messi sur le toit du monde, encore une fois, une dernière fois.
- Dates, heures : le calendrier complet du Mondial
- Le programme TV de la Coupe du monde 2026 avec tous les matches
- Suivez le Tour de France en intégralité sur Eurosport, via HBO Max !
"Nous suivons simplement l’exemple du meilleur joueur du monde", renchérissait Lautaro Martinez à la fin de cette nouvelle rencontre renversante. "Ce qu’il s’est passé aujourd’hui sont les récompenses que l’on espérait tous après chacun des efforts que l'on a fournis depuis que l’on est enfant. Ce n’est que du bonheur désormais". Des sentiments partagés par son sélectionneur. "La voix qui tremble", Lionel Scaloni était comme bouche-bée en conférence de presse d’après-match. Menée jusqu’à la 85e minute de cette demi-finale de Coupe du monde après un but d’Anthony Gordon, l’Albiceleste n’a jamais semblé paniquer. Comme si le fait d’avoir éliminé le Cap Vert (16es de finale, 3-2), l’Egypte (8es, 3-2), puis la Suisse (quarts, 3-1), à chaque fois dans le temps additionnel ou en prolongation, ne pouvait plus les faire douter de rien.
Ils jouent comme si demain n'existait pas
Louant un groupe "qui l’émeut profondément", Lionel Scaloni a tenté d’expliquer l’état d’esprit dans lequel se trouvent ses protégés. "Mes joueurs donnent un exemple incroyable d’unité et de fraternité… ils se battront toujours jusqu’à la dernière seconde. Dès que Messi avait le ballon dans les vingt dernières minutes, Montiel faisait un nouvel appel, comme si demain n’existait pas. Quand vous voyez des joueurs agir ainsi, c’est qu’ils jouent comme s’ils avaient sept ou huit ans. Ils ne se disent pas : 'si je me trompe, je suis éliminé de la Coupe du monde'. Non, ils jouent simplement au foot comme ils le font depuis qu’ils sont gamins, avec l'insouciance des enfants".
Et c’est peu dire que cette équipe semble prête à se frotter à l’Espagne pour parachever son incroyable aventure américaine de la plus belle des manières. "Nous allons affronter une équipe prestigieuse qui n’a plus perdu depuis 37 matches, avec des joueurs de très, très haut niveau. Il va falloir se reposer au maximum pour récupérer de l’énergie avant cette finale. Mais comprenez bien que notre équipe ne se satisfait jamais de ce qu’elle a, que nous parvenons toujours à trouver quelque chose au plus profond de nous-même". Alors, les Argentins vont-ils refaire le coup en finale ?
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/07/15/image-8f5fbbda-d69f-4b86-af8b-ab323ba12225-85-2560-1440.jpeg)
Incompréhensible défaillance : "Tuchel a tiré une balle dans le pied de son équipe au pire moment"
Video credit: Eurosport
"Nous allons tout faire pour gagner cette finale, certes, mais après ce qu’il s’est passé ce soir, ce sera très difficile", a commencé à tempérer Lionel Scaloni, comme pour placer son Albiceleste en position d’outsider pour lui ôter toute pression et libérer ses joueurs. "Nous sommes ici en tant que champions du monde en titre. Après avoir été la meilleure équipe des quatre dernières années, nous sommes à nouveau parmi les deux meilleures, que cela plaise ou non. Sur le terrain, personne ne nous fait de cadeau et nous nous battrons toujours avec fierté. Comme toujours, maintenant ce sera ce que Dieu voudra". La Roja est prévenue, Messi ne compte pas s’arrêter là.
Sur le même sujet
Plus de détails
Angleterre
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/2208.png)
1
2
Argentine
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/2768.png)
Commenté
Publicité
Publicité