Ils peuvent y croire

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Marseille et Lens ont ramené de bons matches nuls de leur voyage à Rome chez la Lazio (1-1) et à Wolfsburg (0-0), mercredi, en demi-finales aller de la Coupe Intertoto. Mené à la pause, l'OM a réagi en inscrivant ce fameux but à l'extérieur qui pourrait p

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WOLFSBURG - LENS: 0-0
Après les Polonais de Lech Poznan et les Croates de Varteks Varadzin, Lens s'attaquait à un gros morceau avec Wolfsburg et Andres D'Alessandro, 9e du dernier championnat d'Allemagne. Pourtant, Francis Gillot ne dérogeait à ses habitudes et laissait au repos Jérôme Leroy, Alou Diarra, Nicolas Gillet et Olivier Thomert. Mais les "remplaçants" répondaient présent et Issam Jemaa se créait rapidement une énorme occasion. Jentzch, le portier allemand, avait le dernier mot (6e). Mais, poussé par le public de la Volkswagen Arena, Wolfsburg haussait le ton. Sur un coup-franc de D'Alessandro, Itandje était ainsi heureux de voir la tête de Klimowicz passer à côté du cadre (30e).
Au retour des vestiaires, les entrées en jeu de Jussie et Aruna Dindane donnaient plus de poids à l'attaque artésienne. Pourtant, la seconde période se révélait beaucoup animée. Présentée comme offensive cette saison, la formation lensois s'appuyait sur une solide défense pour résister aux assauts allemands. Sur un coup franc de Karhan, Itandje était à nouveau battu mais le cadre se dérobait. La domination des locaux restait stérile. "Le résultat est logique et en ordre. Je peux être content de la performance de mon équipe car il faut tenir compte du fait qu'il nous manquait quatre titulaires", commentait Gillot qui pense déjà au match retour à Bollaert, le 3 août.
LAZIO ROME - MARSEILLE: 1-1Buts : Di Canio (43e) pour la Lazio et Meité (70e) pour l'OM
Rien n'est encore joué. Mais l'OM a fait ce qu'il fallait pour continuer à rêver à une coupe européenne. Même si rien de bien croustillant n'était à signaler pendant une bonne demi-heure, les prémices marseillais montraient que l'OM était dans le coup. Les occasions, elles, se faisaient extrêmement rares, d'un côté comme de l'autre. Niang était pourtant parti fort après dix minutes de jeu, mettant dans le vent deux défenseurs avant de rater son duel face au gardien et d'être signalé hors-jeu. Mais c'était la seule véritable action dangereuse de la première période.
Les Romains, fidèles à leur réputation, jouaient durs, rugueux. Trop au goût de l'arbitre qui leur infligeait 4 cartons jaunes, et à celui de Meïté qui tâtait du crâne de Di Canio lors d'une altercation. Les Marseillais en tout cas tentaient. Nasri essayait de photocopier son but marqué au Vélodrome face aux Suisses, mais le ballon filait directement en tribune (20e). Bellari, le défenseur italien, d'un tacle glissé, venait in extremis enlever le ballon des pieds de Niang qui filait au but.
Côté Lazio, seul Muzzi inquiétait quelque peu Carrasso qui sortait intelligement devant lui après un service de Di Canio (38e). Et comme souvent, un coup de pied arrêté faisait la différence. Un coup franc, une tête de Cribari qui remise sur Di Canio, seul devant le but, qui n'a plus qu'à pousser le ballon (42e). La Lazio menait sans avoir eu d'occasions. Le début de la seconde période était aussi insipide que la première. Mais là, les Marseillais semblaient moins bien, chahutés, malmenés. Beye avait déjà déclenché l'alerte avec une superbe tête que Sereni avait sauvé d'un arrêt réflexe.
Mais dans la minute suivante, une énorme frappe de Taiwo, détournée par un défenseur puis par Sereni, rebondissait sur le poteau et revenait dans les pieds de Meïté qui ne ratait pas l'occasion du plat du pied (69e). Quelques minutes de flottement suivaient le but. Taré, qui avait remplacé Di Canio, plaçait une tête qui finissait sur le poteau (72e). Mais l'OM se reprenait, Jean Fernandez blindait sa défense, et signait une excellente opération.
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