C'est l'heure du grand frisson. Et de la peur du vide. Lyon et le PSG s'affrontent dimanche dans une 'finale" pour le titre en D1 Arkéma avec un enjeu maximal. Au Groupama Stadium, un succès du PSG sur le terrain des Lyonnaises, qui ont remporté les quatorze derniers titres de championnes de France, aurait des allures de passation de pouvoir en offrant au club de la capitale son tout premier sacre en D1 dames. Mais rien n'est fait et les deux camps peuvent encore croire à un trophée qui sauverait leur saison, en l'absence de Coupe de France, annulée en raison de la pandémie de Covid-19.
Sur la scène européenne, les deux clubs ont été éliminés de la Ligue des champions dames. L'Olympique lyonnais, tenant du titre depuis cinq ans, a été sorti en quarts par le PSG, qui a perdu ensuite en demi-finale contre Barcelone (1-1, 2-1), futur vainqueur de l'épreuve. Pour l'OL, ne rien gagner cette saison serait une première depuis 2006.
C'est justement pour éviter cela que le président Jean-Michel Aulas, touché par l'élimination précoce en C1, a choisi de remplacer son entraîneur Jean-Luc Vasseur quelques semaines avant la fin de son contrat pour le remplacer par Sonia Bompastor. Agée de 40 ans, cette dernière est l'une des anciennes joueuses emblématiques du club rhodanien, responsable depuis 2013 de l'Académie.
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Bompastor et le choc psychologique

Le patron de l'OL a misé sur l'ADN lyonnais pour relancer une équipe dont le jeu "s'était probablement délité depuis un certain nombre de saisons", selon ses propos. "Ce n'est pas l'habitude de la maison mais l'enjeu vaut vraiment la prise de décision. C'est une intime conviction", avait confié Jean-Michel Aulas au moment d'introniser Sonia Bompastor. Avant de lui réclamer "un supplément d'âme et un levier différent".

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Crédit: Imago

Car la défaite, historique, au Parc des Princes (1-0) le 20 novembre en championnat, le premier revers en division 1 depuis 2016 pour l'OL, et l'élimination en C1 (0-1, 2-1), ont fait mal. Qui plus est au Groupama Stadium, même si les joueuses lyonnaises avaient été affaiblies par quinze cas positifs de Covid-19 dans l'effectif. Hécatombe qui avait provoqué le report du match retour de Ligue des champions du 31 mars au 18 avril, ainsi que la rencontre de dimanche, initialement programmée le 13 mars.
Cette saison, ce sont les deux uniques défaites de l'OL qui a gagné tous ses matches en championnat pour rester au contact du PSG, leader avec un point d'avance, afin de pouvoir livrer cette finale pour le titre. Le PSG, invaincu en championnat (1 nul, 19 victoires) et qui conteste de plus en plus la suprématie lyonnaise, peut se contenter d'un résultat nul pour rester en tête avant l'ultime journée programmée vendredi prochain.

Endler entre Paris et Lyon

"Nous continuons de grandir, de prendre de l'expérience et de la maturité", avait confié après la qualification contre Lyon l'entraîneur parisien Olivier Echouafni. Le Paris SG devrait déplorer l'absence de sa buteuse Marie-Antoinette Katoto, blessée à une cuisse le 9 mai, mais pourra compter sur Kadidiatou Diani (13 buts, 9 passes décisives), élue meilleure joueuse de la D1. Pour l'Olympique lyonnais, ce sera le dernier challenge à relever pour plusieurs joueuses majeures comme Sarah Bouhaddi, Dzsenifer Marozsan et Eugénie Le Sommer qui seront prêtées à OL Reign, le club américain contrôlé par l'OL.
Bouhaddi pourrait d'ailleurs être remplacée la saison prochaine à Lyon par la Chilienne Christiane Endler, en fin de contrat au PSG et qui pourrait être accompagnée dans le Rhône par l'attaquante danoise Signe Bruun. "D'abord, je veux bien terminer la saison. Je veux gagner le titre cette année et je vais prendre ma décision calmement", a déclaré récemment à Canal+ la gardienne. Au PSG toujours, la défenseure Perle Morroni et la milieu Grace Geyoro sont aussi en fin de contrat et l'arrière centrale Irène Paredes souhaiterait retourner en Espagne.

Christiane Endler lors du match opposant Lyon au PSG, en quart de finale de Ligue des champions, le 18 avril 2021

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