Samedi, Bryan Dabo vivra un moment particulier de sa jeune carrière de footballeur. Marseillais de naissance, le Montpelliérain, dont la famille réside toujours dans la cité phocéenne, foulera pour la première fois la pelouse du Stade Vélodrome. L’émotion sera d’autant plus légitime que le joueur ne s’attendait probablement pas à vivre ça aussi tôt. En grande partie parce que sa toute première titularisation chez les professionnels remonte à un mois à peine. Depuis, Dabo n’est plus sorti du onze de départ montpelliérain. Cela s’explique un peu par la pénurie de milieux terrain qui touche actuellement le club héraultais. Mais aussi par les bons débuts du jeune récupérateur au sein de l’élite.
Dire que Dabo a découvert la Ligue 1 à 20 ans n’est pas totalement vrai. Il avait déjà goûté à la saveur du haut niveau il y a deux ans et demi. Avec un très bon souvenir à la clé. Le milieu montpelliérain, alors âgé de 18 ans, était entré pour les dernières minutes d’un succès prestigieux du MHSC au Parc des Prince face au PSG, lors de l’ultime journée du championnat 2009-2010, synonyme de qualification pour la Ligue Europa pour le club héraultais (1-3). "Je devais être titulaire, mais il y a eu un changement de dernière minute. Plus le match avançait, plus j’étais impatient de rentrer en jeu, mais je n’ai pas eu de pression, racontait-il à un média local en mars 2011. C’était le dernier match de Claude Makélélé qui finissait sa carrière à Paris. Pour moi, c’était le tout premier…"
Le foot plutôt que le karaté
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Plus de dix ans plus tôt, c’est au Burel FC que Dabo a commencé à taquiner le cuir. Et ce n’était pas forcément à une carrière de footballeur qu’il semblait destiné. Le jeune Marseillais se débrouillait aussi très bien en karaté, au point d’avoir été sacré champion de France de sa catégorie. "J’ai vraiment hésité, mais le foot, c’était ma passion", a-t-il reconnu par la suite. Durant ses six années passées au sein du club du 14e arrondissement de Marseille, Dabo a montré suffisamment de qualités pour attirer l’œil des recruteurs de Montpellier, qui lui ont fait signer un accord de non-sollicitation. Et après avoir quitté le Burel FC pour passer deux années au Creps d’Aix-en-Provence, il a définitivement opté pour le ballon rond en intégrant le centre de formation du club héraultais à l’âge de 15 ans.
A ce moment-là, le poste de prédilection de Bryan Dabo n’était pas totalement défini. Il pouvait également exprimer ses qualités en défense centrale. C’est quand il a eu 14 ans que le jeune adolescent a commencé à se stabiliser dans un rôle de récupérateur. Mais ce n’est pas toujours celui auquel il a été assigné durant sa formation à Montpellier. "Chaque fois que je suis monté en pro, je suis monté en tant que défenseur. Maintenant c'est vrai que je suis un peu dans le flou. Mon poste de prédilection c'est numéro 6. Et quand je discute avec Bruno Carotti (le directeur sportif de Montpellier, NDLR), il me dit que je suis en concurrence avec les milieux de terrain", disait en début de saison celui dont l’idole est Thierry Henry, et le modèle un autre ancien monégasque, Yaya Touré, un joueur qu’il estime "technique, intelligent et physique".
Un profil différent au milieu
Même s’il a débuté avec les pros en 2010, Dabo a évolué toute la saison passée avec la réserve montpelliéraine. Ce n’est que depuis l’été dernier, après avoir signé son premier contrat professionnel, que le jeune milieu de terrain a intégré une équipe première fraîchement sacrée championne de France. A ce moment-là, l’hypothèse la plus probable semblait être un prêt qui lui aurait sans doute garanti un temps de jeu plus conséquent qu’à Montpellier. Mais René Girard en a décidé autrement. "En début de saison, le coach m’a clairement dit qu’il comptait sur moi. Ça m’a permis de me préparer à ne pas lâcher et à être prêt à tout moment pour jouer. Quand il m’a donné ma chance, j’ai pensé à être bien appliqué pour lui montrer que j’étais au niveau. Le coach m’a dit qu’il avait confiance en moi", a-t-il expliqué lors d’une interview accordée à Foot 365.
Girard a été plutôt inspiré de le conserver. Extrêmement sollicité avec la Ligue des champions, l’effectif montpelliérain a connu des défections importantes au milieu à l’approche de l’hiver. Jamel Saihi, Benjamin Stambouli, Joris Marveaux et Marco Estrada ont tour à tour rejoint l’infirmerie, laissant Dabo comme l’une des rares solutions dans l’entrejeu pour le coach du MHSC. Face à Bastia, le 15 décembre dernier, il a ainsi offert à son jeune milieu sa première titularisation. Auteur d’une percée à l’origine du premier but, Dabo a répondu présent et contribué à la large victoire montpelliéraine (4-0). Et depuis un mois, il a systématiquement fait partie d’un onze de départ où son impact s’avère précieux. "C'est vrai que j'ai un autre profil par rapport à Marveaux, Saihi ou Estrada. J'ai plus de puissance et je suis plus véloce. Mais c'est bien pour l'équipe et ça va apporter de la profondeur à notre banc", se réjouit la dernière trouvaille d’un centre de formation héraultais qui ne manque décidément pas de talents.
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