Dans la famille Camacho, un footballeur peut en cacher un autre. Il y avait le père, Juanjo, attaquant de Saragosse et l’un des chouchous de la Romareda dans les années 70. Il y avait le frère aîné, Juan José, lui aussi formé à Saragosse avant de passer par la réserve du Real Madrid, qui évolue aujourd’hui à Huesca, en deuxième division espagnole. Il y avait le frère cadet, Borja, dont la carrière a tourné court suite à un accident. Il y a enfin Ignacio, le dernier de la génération du haut de ses 22 ans. Mais probablement le premier par le talent tant il s’affirme match après match comme l’un des tous meilleurs milieux défensifs de la Liga avec Malaga.
Au sein d’une telle famille, Ignacio Camacho pouvait difficilement échapper au virus du ballon rond. Il l’a attrapé à l’âge de quatre ans, sans forcément avoir été incité à se mettre au football. "A la maison, on a toujours vécu le football très intensément, mais personne ne m'a mis la pression pour que je devienne footballeur. Au contraire, j'ai toujours profité du fait que mon frère (Juan José, NDLR) ait choisi cette carrière. Il me conseille dans beaucoup de domaines car il a connu beaucoup de choses que je vis en ce moment. C'est très utile", disait-il en 2007, juste avant de participer à la Coupe du monde des moins de 17 ans avec la sélection espagnole, dont il était le capitaine. Quelques mois après avoir guidé son équipe au titre de championne d’Europe, et été nommé meilleur joueur du tournoi, Camacho a connu la déception de perdre en finale de l’épreuve en Corée du Sud face au Nigeria, aux tirs au but (0-0, 0-3 t.a.b.).
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A ce moment-là, Ignacio était déjà, à 17 ans, l’un des éléments les plus prometteurs du centre de formation de l’Atletico Madrid. Deux ans plus tôt, les dirigeants des Colchoneros avaient réussi un joli coup en arrachant la jeune pépite au nez et à la barbe des recruteurs du Real Madrid, du FC Barcelone ou encore de l’Espanyol alors que Saragosse, où le plus petit des Camacho a lui aussi fait ses premières armes, n’avait pas voulu lui proposer un contrat. Ignacio ne présentait pas seulement la panoplie complète du milieu défensif. Il était aussi très mature par rapport à son âge. "C'est un leader sur comme en dehors du terrain. En plus, c'est un garçon adorable, il ne fait pas le beau. Ce que je retiendrai le plus, c'est qu'il fait tout pour se dépasser. Pour lui, chaque entraînement est un nouveau défi. Il essaie de progresser à chaque séance. Il ne se relâche pas, il n'arrête jamais de travailler", disait alors Javier Garcia Marquez, son entraîneur chez les cadets de l’Atletico.
Cette précocité lui a permis de participer au stage de présaison 2007/2008 avec l’équipe première de Javier Aguirre et d’effectuer ses grands débuts chez les professionnels quelques mois plus tard, contre le FC Barcelone (4-2). Camacho fait petit à petit son trou, dispute dix matches de championnat jusqu’au terme de la saison et s’offre même un doublé face au Recreativo Huelva (3-0), inscrivant ainsi ses premiers buts en championnat. Malgré ces débuts prometteurs, Ignacio n’a pas été en mesure de confirmer l’année suivante. L’arrivée à l’Atletico du Brésilien Paulo Assunçao l’a poussé vers le banc de touche, et le jeune Espagnol a dû se contenter de dix apparitions en Liga en deux ans et demi. Evoluer chez les Colchoneros lui a permis de remporter quelques titres (Ligue Europa et Supercoupe de l’UEFA en 2010), mais ne lui garantissait plus le temps de jeu nécessaire pour éclore. Direction Malaga, où Camacho a été transféré à l’hiver 2010 contre 2 millions d’euros.
L’un des meilleurs intercepteurs de la Liga
Malgré l’arrivée d’un investisseur fort, le cheikh Abdullah bin Nasser Al-Thani six mois plus tôt, le club andalou était alors en difficulté en Liga après un début de championnat médiocre, qui avait provoqué le remplacement de l’entraîneur Jesualdo Ferreira par Manuel Pellegrini. Camacho a participé à la remontée de Malaga au classement avec quinze matches disputés lors de la deuxième moitié de la saison. Mais il a dû se contenter de seulement treize apparitions l’année suivante. Une diminution de son temps de jeu provoquée par le recrutement imposant du club andalou à l’été 2011, avec notamment l’arrivée du Français Jérémy Toulalan, qui allait devenir un élément clé de l’équipe de Pellegrini au poste où évoluait Camacho. Mais malgré la qualification pour la Ligue des champions, Malaga a connu une intersaison très mouvementée, et les nombreux départs enregistrés par le club, notamment ceux d’Enzo Maresca et Santi Cazorla, ont changé la donne.
Au sein d’un effectif moins fourni en milieux de terrain, et compte tenu aussi des pépins physiques à répétition de Toulalan, Camacho a saisi sa chance pour s’imposer comme un titulaire indiscutable à Malaga depuis le début de la saison. Il a ainsi participé à 17 matches de Liga en 2012/2013 et a inscrit deux buts. Le jeune Espagnol est devenu l’un des maillons essentiels du jeu andalou grâce à sa qualité de relance, mais c’est surtout dans la récupération du ballon qu’il est performant. Avec 3,4 interceptions par match, il affiche ainsi le deuxième meilleur bilan du championnat espagnol. Sa marge de progression reste importante. Il commet notamment trop de fautes, mais tient un rôle majeur dans la très bonne première moitié de saison réussie par son club. Et sa réputation commence à franchir les frontières. Plusieurs clubs de Premier League, où son profil semble parfaitement adapté, ont déjà noté le nom du petit dernier de la famille Camacho.
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