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Les points sont là, le jeu attendra

Les points sont là, le jeu attendra

Le 22/06/2019 à 00:22

EURO U21 - L'équipe de France Espoirs a rempli son contrat en enchaînant une deuxième victoire face à la Croatie (1-0) après son succès sur le fil face à l'Angleterre (2-1). Mais les hommes de Sylvain Ripoll ont encore une marge de progression très importante dans le jeu. Particulièrement en attaque.

Il vaut mieux ne pas faire la fine bouche. Dans un tournoi international, la priorité est de gagner les matches. Et c'est ce que les Bleuets ont su faire vendredi en venant à bout de la Croatie (1-0), quatre jours après avoir renversé l'Angleterre (2-1). Ils se sont considérablement rapprochés des demi-finales, même s'il leur faudra au moins un nul lundi face à la Roumanie pour assurer une place dans le dernier carré. Les hommes de Sylvain Ripoll ont fait du bon travail jusqu'ici. La frustration de ne pas les voir exploiter pleinement leur potentiel passe après.

Mais elle existe. Les Bleuets ont vaincu la Croatie mais ils n'ont pas convaincu. Comme face à l'Angleterre. Il y a encore trop de déchet technique dans le jeu collectif tricolore. "On est capable de faire beaucoup mieux", a reconnu Moussa Démbélé, unique buteur du match, au micro de BeIN Sports. "On est satisfait du résultat mais pas forcément du contenu, a renchéri Lucas Tousart, dans un discours très proche de celui que le milieu lyonnais avait déjà tenu après la victoire face à l'Angleterre, avant d'ajouter : "Il y a des choses à rectifier."

Ces Bleuets ont encore une marge de progression. Elle est très nette compte tenu du talent des éléments qui compose le groupe tricolore. Surtout en attaque. Et si la Croatie était bien décidée à attendre les Français dans son camp, cela n'explique qu'en partie la faiblesse des mouvements offensifs tricolores. "Le match était pénible, a concédé Ripoll. Ces pertes de balles, quand je vois ce qu'on fait à l'entraînement… Cela inverse le rapport de force, c'est agaçant. On n'a pas fait le match qu'on souhaitait. On était très en dedans dans le changement de rythme."

Ikoné, le symbole

Le sélectionneur des Bleuets avait pourtant tenté de donner un peu plus de poids à son attaque en rapprochant Jeff Reine-Adélaïde de Moussa Dembélé dans un 4-2-3-1 plus adapté aux besoins des Bleuets. "C'est un rôle que j'affectionne, j'ai essayé d'être complémentaire avec Moussa qui était esseulé lors du premier match, a résumé le milieu angevin. C'était compliqué contre une équipe regroupée." Cela ne l'a pas empêché d'être décisif en délivrant un ballon millimétré sur la tête de son avant-centre pour le but tricolore.

On aurait pu attendre Jonathan Ikoné dans ce rôle d'attaquant de soutien, tant le Lillois a prouvé sa capacité à l'occuper avec succès en club cette saison. Mais l'option choisie par Ripoll a aussi ses avantages, dans le sens où elle offre des possibilités de permutation qui peuvent déstabiliser la défense adverse. "Avec Ikoné, on se connaît depuis longtemps, explique Reine-Adélaïde. On a cette polyvalence qui permet de jouer sur le côté ou dans l'axe, on essaie d'apporter de la variété au milieu."

Ikoné n'a cependant pas eu le même impact que face à l'Angleterre. Personne n'incarne mieux cette frustration devant l'insuffisance offensive des Bleuets que le Lillois. Il n'a que trop rarement été en position de faire parler ses qualités de vitesse et de dribble si précieuses quand il s'agit de faire la différence face à un bloc bas. Les Tricolores, avec un peu de réussite sur un poteau des Croates, n'ont pas eu à en subir les conséquences. Sur le plan comptable, ils sont irréprochables. Sur le plan du jeu, ils attendent mieux. Ils ne sont pas les seuls.

Jonathan Ikoné face à la Croatie

Jonathan Ikoné face à la CroatieGetty Images

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