Depuis la reprise le 13 juin dernier, votre équipe a disputé huit matches en un peu plus d’un mois. Comment vont les corps et les esprits après cette reprise tambour battant ?

Mathieu Peybernes : Après quelques matches de reprise, là, on commence à ressentir le contrecoup de tout ce qu’on a vécu : le confinement suivi d’une mini pré-saison pendant trois semaines et surtout des matches qui s’enchaînent toutes les 72 heures. Donc ça se fait ressentir, on a beaucoup plus de blessés, de petites lésions musculaires dues à la fatigue donc ça va laisser plus de traces que ce qu’on pouvait penser. On était contents de reprendre mais là, ça tire sur la corde. On a hâte que ça se termine pour pouvoir décompresser un peu.

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Il y a aussi le problème de la chaleur en Espagne…

M.P : Oui, ça aussi, c’est à surveiller. Les deux derniers matches, on les a joués à 22h mais à Madrid, à cette heure-là, il fait encore 30° donc c’est à prendre en compte.

Mathieu Peybernes (Lugo)

Crédit: Eurosport

Le confinement et le déconfinement, ça donne quoi en Espagne ?

M.P : C’est beaucoup plus strict qu’en France, on n’avait pas le droit de sortir. Même aujourd’hui, ça l’est encore avec le port du masque qui est obligatoire. Donc quand on a pu sortir et retrouver de la normalité, ça nous a fait du bien.

Au stade, la situation n’est pas encore normale avec l’absence des supporters. Comment vivez-vous cela ?

M.P : Oui, ça change tout. On s’aperçoit que les matches à l’extérieur n’ont pas la même importance. C’est vraiment différent de jouer dans des stades où il n’y a vraiment personne. Il n’y a plus le paramètre public où tu sens que, parfois, ça peut jouer en ta défaveur. Les stades sont vides, on entend tout ce qu’on dit, on entend les joueurs dans les gradins donc c’est sûr que c'est un environnement assez spécial. Mais c’était nécessaire pour continuer à jouer et à s’entraîner.

Le foot espagnol, même en deuxième division, c’est vraiment l’image qu’on s’en fait en France ?

M.P : Totalement, même des équipes qui jouent le maintien ou le milieu de tableau essayent de repartir de derrière, il y a beaucoup plus de football avec le ballon que sans. Sur certains matches, ça m’arrive de toucher entre 80 et 100 ballons. Pour un défenseur central, c’est énorme.

A titre personnel, vous avez été élu dans plusieurs équipes-type, vous avez été élu trois fois meilleur joueur du mois à Lugo. Comment jugez-vous votre saison ?

M.P : Au niveau personnel, ça a été une saison intéressante malgré le classement de l'équipe puisqu’on se bat encore pour le maintien (19e après 39 journées, NDLR). Mais ça a été une année enrichissante, j’avais besoin de jouer. Je suis prêté (par Alméria, NDLR) donc il y a très peu de chances que je reste ici.

Des clubs espagnols et anglais vous surveillent pour l’été prochain. Quel sera votre objectif ?

M.P : Oui, il y a eu l’intérêt de certains clubs donc ça prouve que cette année s’est bien passée. L’envie de retrouver la première division est légitime et bien présente. Après l’avoir connue, j’ai envie de regoûter à ça.

Et la France ?

M.P : Ma priorité, ce n’est clairement pas d’aller dans des pays exotiques. L’Europe, ça reste ma priorité et la France en fait partie. Si les circonstances sont réunies… Mais en tout cas, je n’ai aucune préférence entre la France, l’Espagne ou l’Angleterre. C’est vraiment le projet sportif qui jouera un rôle primordial, surtout à mon âge.

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