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Guy Stéphan, la bonne étoile de Deschamps

Guy Stéphan, la bonne étoile de Deschamps

Le 09/04/2019 à 12:02Mis à jour Le 13/04/2019 à 11:28

LES GRANDS RECITS – Il est l’adjoint de Didier Deschamps depuis dix ans. Il est celui avec qui l’actuel sélectionneur des Bleus a gravi l’Himalaya le 15 juillet 2018 et, avant cet épilogue, surmonté quelques épreuves sportives. Lui, c’est Guy Stéphan, l’homme qui s’épanouit dans l’ombre et parle à l’oreille de DD.

Fin 2018, nous vous avions proposé de choisir vous-mêmes les sujets de nos Grands Récits . Plus de 460 histoires ont été soumises par vous, lecteurs. Nous en avons retenu douze. Vous pourrez les découvrir dans notre rubrique du mardi jusqu'au mois de juin. Après Steven Bradbury en héros improbable ou Elgin Baylor le révolutionnaire maudit, voici Guy Stéphan, champion du monde des seconds rôles et complément parfait de Didier Deschamps.


Tout a commencé au pied d’un mur. Sans la pression et la contrainte que laisse entendre l’expression consacrée. Non, au pied de ce mur, il n’était question que de plaisir, d’apprentissage et de répétition. Répétition du geste juste. Pied droit. Pied gauche. Plat du pied. Cou-de-pied. Extérieur du pied. Inlassablement, toutes les surfaces y sont passées. Quelques gouttières du voisinage, aussi, ont trépassé après s’être malencontreusement trouvées sur la trajectoire de frappes mal négociées d’un gamin qui usait ses souliers devant le garage de son père.

Assez doué ballon au pied, le petit garçon de 8 ans, prénommé Guy, aura même droit à sa photo dans le "Le Télégramme" au cœur des années 60, adossée au titre "Un futur champion du ballon rond à Ploumilliau". L’auteur de l’encadré ne pouvait décemment pas l’imaginer. Mais il avait dévoilé la suite de l’histoire sans que le principal intéressé n’en ait encore écrit la moindre ligne. Sinon l’introduction. Guy Stéphan, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’avait pas conscience que ces longues séances improvisées au retour de l’école allaient l’embarquer sur le toit du monde, plus d’un demi-siècle ans plus tard, avec l’équipe de France, dont il est devenu un rouage indispensable, et Didier Deschamps, dont il est le parfait complément depuis dix ans.

15 juillet 2018. Moscou. Stade Loujniki. Sous le déluge le plus heureux de l’histoire du football français, au moment précis où Hugo Lloris imite son sélectionneur et soulève la Coupe du monde vingt ans après lui, Guy Stéphan se tient en dehors du cadre. Entouré du staff des Bleus, il patiente quelques secondes avant de se jeter dans la mêlée enchantée. A peine le temps de se retourner sur le chemin parcouru et l’extraordinaire destin qui a été le sien. "Je me suis dit : ‘ce n’est pas possible… ce n’est pas possible d’être arrivé là…’ Ce sont des moments uniques, s’étonne-t-il encore huit mois plus tard. J’avais la chance d’avoir ma famille, mes deux fils, mes deux belles-filles et mon épouse sur la pelouse. La sécurité ne voulait pas les laisser passer… Et il y a eu cet orage… " Fin d’après-midi surréaliste pour un rêve bien réel.

" Footballeur, ce n’était pas trop un métier"

Quand vient son tour de s’emparer de l’iconique récompense imaginée et sculptée par Silvio Gazzaniga, Didier Deschamps n’est pas très loin. Noël Le Graët, lui, est plus en retrait. Deschamps et Le Graët, ce sont les deux étoiles qui ont plané au-dessus du crâne de Guy Stéphan et accompagné son évolution au cœur d’un chemin borduré par le destin, des Côtes d’Armor jusqu’à l’Oblast de Moscou.

La première fois que Stéphan a croisé la route de l’actuel de président de la FFF, il n’avait pas vingt ans et n’était pas encore footballeur professionnel, même s’il était sur la bonne voie. Durant ses années de collège à Lannion, Stéphan avait été pris en main par son prof de gym, un certain Claude Pérard. En plus de sa casquette d’enseignant, ce dernier avait porté le couvre-chef de footballeur dans une autre vie.

Notamment passé par le Stade Français et l’Olympique de Marseille, Pérard a vite remarqué le talentueux adolescent qui va devenir international juniors et taper dans l’œil de quelques clubs professionnels. De Guingamp également, dont le jeune président n’est autre qu’un certain… Noël Le Graët.

La descente des Champs-Elysées par les Bleus

La descente des Champs-Elysées par les BleusGetty Images

La D3 à trente kilomètres de la maison ou la D1 plus loin ? Le jeune milieu offensif tranche en faveur de l’En Avant. Le bon sens près de chez vous. "C’était un choix de carrière et de vie parce que j’avais quelques propositions de clubs professionnels, pas beaucoup mais j’en avais, se souvient-il. Footballeur, à cette époque, ce n’était pas trop un métier aux yeux de mon père. Lui, c’était la mécanique et le travail du matin au soir. Je suis donc resté à Guingamp durant quatre ans". Le jeune Stéphan passera professionnel en 1980, quand il rejoindra Rennes.

Pendant ce temps, Stéphan n’a pas perdu le sien puisque le futur champion d’Europe et du monde passe ses diplômes de prof de sport au CREPS de Dinard. Sage décision qui façonne le jeune homme et lui ouvre de nouveaux horizons : "La vocation d’entraineur est née durant ces années-là car j’aimais bien enseigner. Ça m’a d’ailleurs servi pour la suite : l’anatomie, la physiologie, la planification des entraînements, etc. J’avais déjà quelques notions au moment où j’ai validé mes diplômes d’entraîneur".

" Un an joueur, un an dans le plâtre et un an entraîneur"

Ses diplômes, Guy Stéphan va les passer plus vite que prévu puisque sa carrière prend fin, brutalement, au cœur de l’été 1986. Après avoir joué au Havre et à Orléans, le milieu de terrain, qui se définit avec le recul comme "créatif avec une bonne vision du jeu, mais à qui il manquait quelques moyens physiques", a rejoint Caen en 1985. Sa première saison en Normandie sera la dernière de sa carrière professionnelle. Et un tournant dans sa vie. "Caen, c’est un an joueur, un an dans le plâtre et un an entraîneur", résume-t-il.

24 juillet 1986. Trois jours avant l’ouverture du championnat, le futur adjoint de DD monte dans sa voiture et se rend à l’entrainement. A la sortie d’un virage, il voit un véhicule débouler en sens inverse, sur la mauvaise voie. La sienne. Le choc est inévitable. Effroyable. La liste de ses blessures est digne d'un inventaire à la Prévert : "Double fracture tibia péroné, fracture du coude, de la mâchoire, traumatisme crânien et perte de connaissance : j’avais 29 ans, je n’ai pas pu revenir".

Stéphan essaiera, tout de même. Il rejoue avec la réserve caennaise. Mais rien n’y fait. A 30 ans, sa carrière est terminée. Cruellement. Le meilleur reste pourtant à venir. Parce que comme Deschamps ou d’autres, Pierre Mankowski, alors en poste au Stade Malherbe, va déceler les qualités analytiques et didactiques du Breton, loin d’être anodines. "Pierre m’a proposé d’être son adjoint, entraineur de la réserve et de l’équipe C. Je faisais les entraînements communs avec lui dans la journée. Et le soir, je m'occupais de la réserve et l’équipe C, qui s’entrainaient en même temps. Le samedi, je ne pouvais pas assister aux matches des pros. Mais je dirigeais ceux de la réserve. Et le dimanche, c’était la C. A l’arrivée, mon week-end débutait le dimanche soir à 19h", sourit l'intéressé.

Guy Stéphan se doutait qu’il avait ça en lui. Il en est désormais persuadé, autant que ceux qui le côtoient : "J’aimais bien l’entrainement, diriger des séances, travailler sur les différents systèmes de jeu. Mais je ne pensais pas que cela me plairait aussi vite".

Avant Deschamps, Domenech

La suite, c’est une année à Montceau puis trois autres à Annecy en tant qu’entraineur principal et, déjà, un futur sélectionneur de l’équipe de France se penche sur son cas : il s’appelle Raymond Domenech et, avant de rater un titre mondial pour un malheureux tir au but, l’ancien défenseur dirige l’équipe première de l’Olympique Lyonnais du jeune président Aulas. Le profil de Stéphan lui plait. Direction la D1 en qualité d'adjoint. Il seconde Domenech un an, avant de passer deux saisons aux côtés de Jean Tigana et, enfin, de prendre les rênes du club, en 1995.

Le 2 se transforme en 1. Ça commence bien. Ça se termine mal, quinze mois plus tard. Un automne compliqué et une raclée à Auxerre (7-0) en octobre 1996 poussent Aulas à reclasser Stéphan, lâché par ses joueurs, dans un placard du club rhodanien. Jusqu’en 2015 et l’éviction d’Hubert Fournier, il sera le seul technicien de l'OL remercié en cours de saison par Jean-Michel Aulas. Direction Bordeaux. Arrivé à l’été 1997, il est poussé vers la sortie au cœur de l’hiver et remplacé par son adjoint… Elie Baup.

Guy Stephan avec les Girondins de Bordeaux

Guy Stephan avec les Girondins de BordeauxAFP

Deux échecs. Deux leçons : "Ce que je retiens de ces expériences ? L’importance d’avoir un très bon staff, analyse-t-il aujourd’hui. L’importance, aussi, d’être costaud sur tous les plans, dans les relations humaines notamment". Ce passage express en Gironde est un mal pour un bien. Pour Bordeaux. Pour Baup. Pour Stéphan. Si l’homme n’a pas renoncé à redevenir un jour numéro 1, il a beaucoup appris sur lui et sur les autres. Et sait comment faire, désormais.

Eté 1998. Radieux. Le pédagogue Stéphan est rapatrié par le frais champion du monde, devenu DTN, Aimé Jacquet du côté de Clairefontaine pour s’occuper de la formation des cadres de la FFF. Il devient aussi, et plus qu’accessoirement, l’adjoint de Roger Lemerre, promu sélectionneur. Durant deux ans, le Breton côtoie un certain… Didier Deschamps, capitaine des Bleus. "C’est à ce moment-là qu’on a fait connaissance avec Didier, sans se lier d’amitié plus que ça…", explique-t-il. Il n’empêche, Deschamps comme Stéphan n’ont pas eu de mal à remarquer les qualités de l’autre. L’histoire ne dit pas si DD avait décidé de la suite de sa vie professionnelle, même si tout le monde, déjà, lui présidait une fructueuse carrière sur le banc. Ni même qu’il ferait un jour appel à Stéphan. Le rendez-vous n’est pas encore pris. Mais le contact est noué.

Les retrouvailles se passent à Paris en 2007, sept ans après la retraite internationale de Deschamps. DD a brillamment débuté sa vie d’entraineur. Mais il vient de quitter la Juventus sur une remontée en Serie A et désaccord avec ses dirigeants. Stéphan, lui, a occupé le poste de sélectionneur du Sénégal de 2003 à 2005 puis retrouvé Tigana au Besiktas Istanbul. Les deux hommes travaillent alors pour Canal Plus. La suite, c’est Stéphan qui la raconte. "Lui était consultant pour la France, moi pour l’Angleterre. On a discuté. Il avait envie de revenir sur le terrain. Du coup, dès 2008, il m’en parle et me demande si j’étais intéressé à l’idée de bosser avec lui. Je dis ‘OK’. Un an plus tard, on se retrouve à l’OM. Il avait des touches avec Séville quand est arrivée la proposition de Marseille…"

Guy Stephan lors de la Coupe du monde 2002
" Pourquoi moi ? Je ne sais pas"

Pourquoi Didier Deschamps l’a-t-il choisi comme Mankowski, Domenech ou encore Lemerre avant lui ? "Pourquoi moi ? Je ne sais pas. Il avait d’autres possibilités. A l’époque, Didier a dit que j’avais été numéro 1, donc que je connaissais les besoins sans vouloir prendre sa place. Mon expérience à l’étranger était importante, aussi. J’étais allé en Turquie et en Afrique." En tout cas, Stéphan sait pourquoi il a accepté : "Je mesure la chance que j’ai quand il me propose ça. Au vu sa carrière de joueur et ses débuts en tant qu’entraineur, je sais que j’ai quelqu’un d’exceptionnel en face de moi."

En plus d’être un professionnel accompli qui ne laisse peu de place au hasard, Stéphan est un homme loyal dont la droiture se lit dans le regard autant qu’elle se sent à la poignée de mains. "Je ne voudrais pas qu’on résume ma fonction à la fidélité mais c’est un élément important, certifie-t-il. J’espère que Didier et les autres ont vu la compétence et la fidélité. Mais la compétence d’abord."

L’histoire entre les deux hommes débute dans le cadre le plus exaltant et le plus tempétueux possible : Marseille. Sur le navire olympien, Didier Deschamps va vite se rendre compte que son adjoint est le compagnon idoine. Par son travail au quotidien, évidemment, mais aussi par son comportement et sa probité, vitale dans ce contexte. "L’expérience à Marseille a joué dans notre proximité, c’est certain, confirme le numéro 2 des Bleus. Il y a eu des épreuves là-bas, même dans le succès. Dès la première saison, juste avant Noël, il y a ce match face à Auxerre…" L’OM s’incline et le nom de Gerets est scandé par le public du Vélodrome. La reconquête d’un premier titre de champion depuis 1992 parait impossible alors que Bordeaux carbure au super. Cinq mois plus tard, Marseille aura pourtant décroché le championnat, en plus d’une Coupe de la Ligue apéritive.

Didier Deschamps et Guy Stephan à Montevideo

Didier Deschamps et Guy Stephan à MontevideoGetty Images

"Marseille nous a permis de résister, de former un vrai duo, sans oublier le reste du staff, juge Stéphan. Notre complicité s’est formée au fil des épreuves." Des épreuves qui vont aller crescendo. Parce que la première saison sera la plus belle. Après, ce sera le temps des luttes intestines. Deschamps contre Anigo. Deschamps ET Stéphan contre Anigo. Au "Calimero" de José Anigo, DD rétorquera par un "personne n’a le monopole du cœur de l’OM" qui fera date. Et qui lui a été soufflé par… Stéphan, éminence grise et Père Joseph de DD à ses heures. Trois ans à l’OM, Deschamps est physiquement éprouvé par l’épreuve. Stéphan aussi. Quand le carillon du départ retentit, l'ancien Guingampais suit le mouvement et fait une croix sur les deux dernières années de son contrat.

Arrive l’appel des Bleus. Là aussi, Stéphan joue un rôle dans la prise de décision de Deschamps, qui ne coulait pas de source. "Je lui ai dit ‘si tu as récupéré physiquement et mentalement, vas-y. Mais tu dois avoir récupéré’, nous dévoile-t-il. Il faut se souvenir dans quel état physique il était à ce moment-là. Il était marqué. Il n’allait pas récupérer d’un coup mais il fallait qu’il soit sur la bonne pente." Deschamps accepte le poste. Stéphan l'accompagne. Et retrouve Noël Le Graët, trente-six ans après. Deschamps - Le Graët, ses "deux bonnes étoiles".

" Quand Didier me demande mon avis, je lui donne. Quand il ne le fait pas, je lui donne aussi"

De Marseille à Clairefontaine, le rythme a changé. A la charge quotidienne inhérente au football de club s'est substituée une routine sinusoïdale. Avec des temps morts, remplis par de l’observation et le travail de fond. Et des temps forts, lors des rassemblements et tous les deux étés, à l’occasion des grandes compétitions. Mais Stéphan n’a pas revu sa manière de fonctionner, sur le terrain, où il dirige et organise les séances d’entrainement. Dans le bureau, où il évite de donner raison au chef en toute circonstance.

"Quand Didier me demande mon avis, je lui donne. Quand il ne le fait pas, je lui donne aussi". La réplique est signée Stéphan. Dit-elle tout de lui ? "Oui. Je ne suis pas toujours d’accord avec lui mais je ne donnerai pas d’exemple. Il est important que je lui fasse part de mes divergences mais je les lui dis entre quatre yeux. Et rien ne transpire à l’extérieur. Il ne faut pas qu’il y ait un millimètre d’épaisseur entre ce que je pense et lui, ou un autre membre du staff avec les joueurs. Nous sommes une force, les joueurs aussi et elles doivent être tournées vers le même objectif. Les problèmes commencent ainsi… quand il y a des éléments qui fuitent. Mais tout cela, ce sont des discussions normales dans le métier. Mais c’est Didier qui décide in fine".

Jusqu’ici, Stéphan et Deschamps ont plutôt bien évité les accrocs. Si l’histoire aurait pu s’arrêter un soir de novembre 2013, plombée par un crash à Kiev, elle s’est prolongée jusqu’à l’alunissage de Moscou. Pour des raisons multiples, liées au terrain. Mais aussi parce que DD a su construire un groupe et trancher en faveur du collectif lorsqu’il avait un doute sur les individus. Parce qu’il a laissé de l’espace, aussi, à son numéro 2 qui met de l’huile dans les rouages et, plus que jamais, a l’oreille du sélectionneur.

Guy Stephan, Didier Deschamps et Antoine Griezmann

Guy Stephan, Didier Deschamps et Antoine GriezmannGetty Images

Les réunions informelles de veille de matches durant le Mondial, c’est Stéphan. Parce qu’il avait senti qu’il fallait réunir les seuls titulaires, façon commando. Et libérer la parole. Ça a marché. Le Breton rationnel a aussi ses intuitions. "Après France - Danemark (0-0), on était à table. On avait été critiqué pour notre prestation. On regarde le match de l’Argentine, qui se qualifie. Didier me demande ‘tu préfères qui en huitièmes ?’ Je lui réponds : ‘L’Argentine parce que c’est un gros. Et contre les gros, on ne se rate pas. Je ne sais pas si on va gagner mais on sera là’". La suite, on la connait.

A 62 ans, Guy Stéphan n’a pas renoncé à la lumière mais il ne l’ambitionne plus. Parce que sa place dans l’ombre le comble. Et, même en se rasant, il ne pense pas à la plus haute des fonctions. "Je me suis déjà posé la question : ‘que pourrais-je avoir de mieux, moi qui arrive de tout en bas ?’ J’évolue avec l’élite du foot français, en sélection, on gagne des matches et des trophées. J’ai une complicité avec le sélectionneur…" Une complicité qui dépasse le cadre professionnel. Et ne s’arrêtera pas le jour où le duo aura quitté la scène et Clairefontaine dans un avenir qui reste à écrire.

"A un moment, il y aura une fin car Didier est beaucoup plus jeune que moi, il y a douze ans d’écart. Mais avec tout ce qu’on a pu vivre ensemble, les souvenirs resteront, prédit-il. C’est obligatoire. Evidemment, il a sa vie, ses relations, ses amitiés mais ce que l’on a forgé, entre 2000 et aujourd’hui, c’est pour la vie. C’est du solide. Tout ce chemin parcouru… J’ai eu un peu de chance mais il a aussi fallu beaucoup de boulot. Tout ça est parti d’un mur."

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