Eurosport
VCF-Barça : Valence, le changement par le jeu
Par
Publié 03/02/2013 à 11:43 GMT+1
Valence, qui reçoit Barcelone à 19h00, affiche un visage bien plus conquérant depuis l’arrivée d’Ernesto Valverde au poste d’entraîneur. Plusieurs paramètres expliquent ce phénomène.
Eurosport
Crédit: Eurosport
Ceux qui n’ont pas vu jouer Valence depuis la phase de poules de la Ligue des champions risquent de ne pas reconnaître le VCF face au PSG. L’intronisation d’Ernesto Valverde au poste d’entraîneur le 7 décembre dernier a changé le visage d’une équipe qui semble plus forte que lors de la première moitié de la saison. Le schéma de jeu en 4-2-3-1 mis en place par le technicien espagnol n’est pas si différent de celui de son prédécesseur, Mauricio Pellegrino. Le changement se lit davantage sur les statistiques d’une formation devenue plus offensive et conquérante sous les ordres de Valverde : plus de tirs, plus de passes et une possession de balle plus importante, entre autres (voir infographie). Le nouveau coach du VCF a su apporter les modifications qui ont bonifié la qualité de jeu son équipe, et surtout amélioré ses résultats (71,43% de victoires, contre 35,71 sous l’ère Pellegrino).
DES AILES MIEUX EXPLOITEES
Si le schéma tactique de Valence n’a pas vraiment évolué avec l’arrivée de Valverde, il y a cependant eu quelques changements au niveau des hommes, et de leur positionnement. Le cas le plus net est celui d’Andres Guardado, aligné sur l’aile avec Pellegrino, qui a pris le poste d’arrière gauche occupé avant lui par Aly Cissokho. Avec Joao Pereira ou Antonio Barragan, tous deux très offensifs sur le côté droit, Valence se retrouve la plupart du temps en surnombre sur les ailes, où les latéraux multiplient les combinaisons avec les ailiers (Piatti, Feghouli, Jonas, Bernat). Le binôme Guardado-Piatti est ainsi devenu l’une des clés de l’animation offensive du VCF avec pas moins de 38 centres adressés lors des 7 matches de Liga disputés depuis l’arrivée de Valverde. Il en résulte un nombre plus important de centres par match sous l’ère Valverde (19) qu’à l’époque Pellegrino (14,7). Et une impression générale que Valence exploite beaucoup mieux la largeur du terrain depuis qu’il a changé de coach.
LES PLEINS POUVOIRS POUR BANEGA
Avec Pellegrino, l’un des postes clés de Valence, celui du milieu offensif axial positionné derrière l’avant-centre, était occupé par Jonas. Le Brésilien, qui présente le profil d’un attaquant, était plutôt utilisé pour sa faculté à prendre les espaces libérés par Roberto Soldado que pour organiser le jeu, un rôle davantage dévolu à Tino Costa à l’époque. Depuis que Valverde a pris place sur le banc du VCF, et particulièrement ces dernières semaines, c’est Ever Banega qui occupe le plus souvent ce poste où il s’affirme comme le vrai maître à jouer de son équipe. Avec l’Argentin, qui présente lui un vrai profil de meneur, Valence a plus de contrôle sur le jeu. En témoigne une possession de balle nettement supérieure sous l’ère Valverde (58,63%) qu’à l’époque Pellegrino (48,84), une évolution également traduite par un nombre plus élevé de passes par match (433,7 contre 391). L’influence de Banega est nette. Sans avoir joué tous les matches, l’Argentin arrive, de loin, en tête du classement des joueurs qui font le plus de passes à Valence (384) depuis l’intronisation de Valverde.
UN EFFET POSITIF SUR LES COUPS DE PIED ARRETES
Le fait que Valence ait davantage le contrôle du ballon, fasse plus de passes et adresse plus de centres n’est pas seulement bénéfique dans l’animation offensive. L’un des autres effets positifs, c’est que cela permet au VCF d’obtenir encore plus de coups de pied arrêtés (14,6 par matches, contre 11,5 auparavant), un domaine où il était déjà très performant à l’époque où Pellegrino en était l’entraîneur. C’est encore plus net sous l’ère Valverde, où Valence a marqué la moitié de ses buts en Liga (6/12) suite à des corners. Au-delà de compter dans son effectif de très bons joueurs de tête (Soldado, Jonas, Ricardo Costa, entre autres), le club Che dispose surtout de remarquables tireurs de coups de pied arrêtés avec Tino Costa, Banega ou Piatti, qui offrent à la fois précision et variété dans ce paramètre du jeu. Evoquée un peu plus haut, l’influence de Banega est d’autant plus importante puisque l’Argentin est le joueur qui provoque le plus de fautes à Valence (24) depuis le début de l’ère Valverde.
ATTAQUER PLUS POUR DEFENDRE MOINS
L’autre effet positif majeur de l’évolution du jeu de Valence, c’est que cela lui permet d’être moins exposé sur ses points faibles, notamment la défense. Elle a souvent été pointée du doigt à l’époque Pellegrino, au cours de laquelle le VCF avait encaissé pas moins de 23 buts en 14 matches de Liga. Elle en a certes pris 11 en 7 matches avec Valverde, mais près de la moitié de ces buts ont été concédés lors de la lourde défaite face au Real Madrid (0-5). D’une manière générale, avoir un meilleur contrôle du jeu aussi permis à Valence d’être plus efficace défensivement. Le club Che concède ainsi moins de tirs cadrés depuis qu’il est dirigé par Valverde (4,1) que durant le mandat de Pellegrino (5,1). Un phénomène qui peut aussi s’expliquer par la volonté du nouvel entraîneur d’aligner un joueur à vocation exclusivement défensive dans son entrejeu pour renforcer une charnière centrale un peu lourde. Ces dernières semaines, en l’absence d’Albelda, il a ainsi fait monter le défenseur Victor Ruiz à la récupération pour donner une meilleure assise à sa formation.
Publicité
Publicité