Barcelone ne peut pas recruter de joueur, mais a compensé par une arrivée audacieuse en coulisse : Ariedo Braida. Un nom à jamais associé à celui de l’AC Milan. Pendant 28 années, l’Italien a marqué de son empreinte l’équipe lombarde. Sans jamais attirer les lumières sur sa personne. Il était le cerveau, Galliani la machine. Marco van Basten, Ruud Gullit, Andrei Shevcheko, George Weah... quelques noms ronflants qui ont porté le maillot rossoneri et c'est Ariedo Braida qui fut à l’origine de leurs venues en Italie.

A 68 ans, le natif de Precenicco, une petite citée près de Trieste, n’est pourtant plus un fidèle soldat de Silvio Berlusconi à San Siro. Faute à la révolution menée par sa fille, Barbara Berlusconi, qui a désiré rajeunir l’équipe dirigeante du club. Depuis un mois, c’est au FC Barcelone qu’il a décidé d’aller faire parler son talent de directeur sportif après un bref passage à la Sampdoria. Il vient remplacer Andoni Zubizarreta, limogé le soir d’une défaite sur la pelouse de la Real Sociedad (1-0). " Je viens d’un grand club comme Milan, mais ce qui est sûr c’est que le Barça est le plus grand du monde", avait-il déclaré lors de sa signature.

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Ariedo Braida lors de la signature de Rivaldo à l'AC Milan - 27/07/2002

Crédit: AFP

Une arrivée peu médiatisée, mais appréciée

Depuis un mois, Ariedo Braida, travaille dans l’ombre. Celle des problèmes judiciaires auxquels doit faire face le club catalan. "Les supporters sont trop occupés à se soucier des résultats du Barça, de ses soucis avec le ministère des finances et avec le transfert de Neymar pour accorder du crédit à l’arrivée d’Ariedo Braida", nous a confié Cristian Maxedo, journaliste pour Eurosport en Espagne. Malgré tout, les médias locaux ont très bien accueilli le personnage, retraçant tous, son passage réussi à l’AC Milan en affirmant qu’il aurait tout le loisir d’en faire autant en Catalogne.

Une situation que l’homme apprécie. Il n’a pas à répondre aux sollicitations extérieures et peut se mettre à chercher de nouveaux joueurs pour les Catalans plus rapidement. Mais avant de se tourner vers d’autres équipes, Ariedo Braida a pris le temps d’observer ce qui se faisait à Barcelone. Et notamment dans l’équipe B du Barça, qui évolue en deuxième division et dont l’Italien scrute attentivement les joueurs. Pour ne pas aller chercher ailleurs, ce qui se fait déjà au Barça.

Il va jouer sa tête en même temps que celle de Bartomeu

Mais Ariedo Braida, recruté par Bartomeu pour "préparer un nouveau modèle de fonctionnement interne pour la saison prochaine"  pourrait ne pas avoir énormément de temps à sa disposition. La raison ? Les élections anticipées qui se profilent à la fin de la saison. Même si Bartomeu apparait comme le grand favori, il n’est pas encore acquis qu’il gagne. Dans le cas contraire, le nouvel homme en charge du club placerait une personne de confiance au poste de directeur sportif. Et la mission d’Ariedo Braida prendrait fin prématurément.

Josep Maria Bartomeu, président du FC Barcelone

Crédit: AFP

Si Bartomeu réussit son pari en se faisant élire, l’Italien devra s’atteler à rebâtir la politique sportive catalane. A ce petit jeu, il n’est pas seulement question de recruter des stars. Mais aussi de réformer l’arrivée des plus jeunes. La FIFA a sanctionné le club pour manquement aux règles dans les transferts de mineurs. Un dossier qui va être difficile à gérer. Un Lionel Messi ne pourra, par exemple, plus être recruté dans les mêmes conditions. Et cela va être à Ariedo Braida de définir la nouvelle stratégie du club. Un vaste chantier.

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