Liga - Avant Barça - Real : Pour Madrid, ce Clasico ne pouvait pas tomber mieux

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LIGA - Dénué d’enjeu mathématique majeur, le Clasico opposant le Barça déjà champion, au Real Madrid ce dimanche (20h45) ne manquera cependant pas de piment. Entre polémiques d’avant-match, invincibilité en jeu, der d’Andres Iniesta et honneur national, l’opposition aura encore de quoi ravir les spectateurs du monde entier. Dans ce contexte, c’est bien le Real qui peut tirer les marrons du feu.

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Le contexte

Pour certains, il y a moins "d’effervescence". C’est Zinédine Zidane qui le dit. Mais le technicien français s’est immédiatement corrigé en conférence de presse samedi. Oui, ce Clasico ne revêt pas d’importance en termes mathématiques. Mais cela reste un match à part. "Peu importe les points, ce qui compte c’est l’écusson", titrait d’ailleurs AS samedi. Un duel où le champion catalan voudra prouver sa supériorité. Mais où le Real peut, mine de rien, frapper un grand coup.
Les hommes d’Ernesto Valverde rêvent de terminer la saison invaincus ? Vous pouvez être sûr que Sergio Ramos et consorts voudront les en empêcher, fierté oblige. Surtout après l’affront du match aller (0-3) où le Bernabéu avait assisté, glacé, à une démonstration d’efficacité de la part de Messi. À l’époque, le Real avait la tête sous l’eau. Au point que même Zidane, pourtant pas le plus pessimiste, semblait fataliste.
Et puis, le printemps est arrivé. Pendant que les Catalans allaient tranquillement chercher leur doublé Liga-Copa del Rey, le Real s’est réveillé. Sur son terrain de jeu favori : l’Europe. Qualifiés pour la finale de Ligue des champions, les Merengues ont réussi un printemps complètement dingue. A tel point qu’entre le champion et son rival, troisième avec quinze points de débours, le favori n’est pas forcément celui que l’on croit.
Mais tout bon Clasico ne peut pas se passer d’une polémique. L’éventualité d’un pasillo (haie d’honneur) a agité l’Espagne : le Real doit-il honorer le champion ? Zidane a répondu non, à plusieurs reprises, repris en chœur par Sergio Ramos. Manque de respect pour les Catalans, décision logique pour les Madrilènes et déclarations tapageuses pour tout le monde.
Côté terrain, rien de très nouveau. Même avec un Raphaël Varane incertain et un poste de latéral droit laissé à l’abandon par l’absence de Dani Carvajal, Zinédine Zidane pourra compter sur un groupe qui n’a fait que monter en puissance ces dernières semaines. En face, Philippe Coutinho devrait découvrir les joies d’un tel sommet, à l’inverse d’un Ousmane Dembélé définitivement considéré comme un joker.

Le joueur à suivre : Andres Iniesta

"Messi est le plus grand mais c’est Iniesta qui joue le mieux au football" avait expliqué un jour Juan Roman Riquelme. Difficile de faire plus belle déclaration. L’homme qui a éclairé le football espagnol et barcelonais ces dernières années va disputer son dernier Clasico. Certains ont espéré voir un pasillo pour lui rendre hommage après les mots emprunts d’admiration distillés par Zinedine Zidane. Il n’en sera rien. Mais, dans un Camp Nou plein à craquer, nul doute que le magicien Iniesta voudra sortir par la grande porte. "J'aurais aimé que tout cela soit éternel, que cela ne finisse jamais", a joliment expliqué le magicien. "Mais tout a un début et tout a une fin". Qu’elle soit la plus belle possible.

Trois stats à avoir en tête

3. Cela fait trois Clasicos de suite au Camp Nou que le Barça n’arrive pas à s’imposer. Pire, il a perdu deux fois dans son antre sur ces trois rencontres. La dernière victoire culé remonte à… mars 2015. Un autre temps.
17. Comme le nombre de buts de Cristiano Ronaldo lors des duels ultramédiatisés. S’il parvient à marquer dimanche, le Portugais pourrait rejoindre Alfredo Di Stefano comme meilleur marqueur du Real dans les Clasicos avec 18 pions.
15 défaites sur 23. Comme le bilan d’Ernesto Valverde face au Real. C’est évidemment son adversaire honni en carrière.

Ils l’ont dit

Zinédine Zidane, entraîneur du Real Madrid
Ernesto Valverde, entraîneur du Barça

Notre avis

Sur le papier, sans prendre en compte la dynamique et en regardant dans le rétro, difficile d’imaginer autre résultat qu’une victoire du Barça dans son antre. Mais voilà, le vent a changé de cap et pousse très fort dans le dos du Real. L’idée d’empêcher son rival de toujours de réaliser sa saison parfaite en championnat a de quoi motiver.
Surtout, c’est déjà la répétition générale avant le 26 mai et le duel de Kiev face à Liverpool. Alors, histoire d’embêter le champion, gâcher sa fête et préparer un éventuel sacre, pas impossible de voir le Real se rebiffer. Et continuer sa bonne série au Camp Nou.
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