Le golf, le prix de son transfert, son espagnol hésitant, son salaire mirobolant, son attitude désinvolte ou encore ses blessures à répétition... Les raisons ne manquent pas. Et expliquent pourquoi nombre de supporters du Real Madrid ont accueilli avec un plaisir non dissimulé le départ de Gareth Bale à Tottenham, même sous forme de prêt. Surtout que l'on pourrait ajouter à ces griefs sa relation avec Zinedine Zidane, qui l'a snobé de plus en plus au fil des saisons jusqu'à en faire la dernière roue du carrosse merengue. Mais résumer le passage du Gallois au Real Madrid à tous ces mauvais souvenirs serait trompeur.

Gareth Bale a aussi trouvé l'occasion de faire parler son talent immense dans la capitale espagnole. Pas assez bien sûr. Ou en tout cas pas de manière assez régulière. Mais quoi qu'en disent ses détracteurs, il aura marqué de son empreinte la Maison Blanche, ce qui n'a rien d'anodin dans un tel club. En sept saisons en Espagne, la star de Tottenham aura tout gagné. Deux Liga, une Copa del Rey, trois Supercoupes d'Europe, quatre Mondiaux des clubs et surtout quatre Ligue des champions ! Et en général, il a eu un rôle dans ces sacres.

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Zinedine Zidane, Manager and Gareth Bale of Real Madrid

Crédit: Getty Images

Des coups d'éclats mémorables

Mieux, il a laissé des souvenirs impérissables sur la pelouse en profitant de certains de ces grands rendez-vous pour réaliser quelques coups d'éclat mémorables. Sa tête en finale de la Ligue des champions 2014 contre l'Atlético Madrid a ainsi soulagé tout le peuple merengue. Et que dire de sa finale 2018 contre Liverpool ! Remplaçant, le Gallois a signé l'un des plus beaux buts de l'histoire de la compétition avec un retourné acrobatique grandiose. Ce soir-là, il s'est même offert un doublé tonitruant.

Dans le même style, sa chevauchée en finale de la Copa del Rey face au Barça est à ranger dans les chefs d'œuvre. Sur le flanc gauche, il a déposé son défenseur pour aller marquer après être parti du milieu de terrain. Un régal. Il faut l'avouer, Bale a su choisir ses moments pour faire parler sa magie. Ou mettre la manière, à l'image de cette volée splendide contre le Legia Varsovie en 2016 ou de son double contact contre Schalke 04 en 2014. Le souci, c'est qu'il l'a fait de façon trop sporadique. Et n'a pas été à la hauteur de tous les espoirs placés en lui.

La BBC a marqué l'histoire

Si Rafael Benitez a voulu en faire la pièce principale de son puzzle au début de la saison 2015-2016, Bale n'a finalement jamais eu le rôle que l'on pouvait attendre de lui au sein de la Maison Blanche. Ses 33 blessures n'ont pas aidé. Il a trop souvent été coupé dans son élan pour s'imposer vraiment comme un leader. Alors qu'il avait surement le talent pour le devenir, son manque d'implication et sa communication très maladroite avec comme symboles ses couacs sur le golf ou sa maîtrise de l'espagnol ont montré qu'il n'avait pas les épaules ou l’envie d’endosser ce costume et d’être le successeur de Cristiano Ronaldo, même après le départ de ce dernier.

A Madrid, il sera toujours resté l'ombre du roi Ronaldo. Ne lui piquant la vedette que certains soirs, sur un geste, une inspiration. Mais il ne faut pas oublier qu'il a aussi formé la fameuse BBC avec CR7 et Karim Benzema. Avec plus de 400 buts à son compteur, le trio madridista est parvenu à lutter avec la MSN du Barça et à ramener le Real sur le toit de l'Europe. Ce qui était LE but ultime du transfert de Bale. S'il repart par la petite porte après être arrivé par la grande dans un costume de Galactique, tout n'est donc pas noir non plus dans son passage au sein de la Maison Blanche. Loin de là. Son départ marque aussi la fin d'une ère.

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