L’un d’eux n’est même plus dans la discussion. L’autre arrive en toute fin, comme un cheveu sur la soupe. Au moment de trancher pour définir la liste des 23 possible des Bleus au prochain Euro, Thomas Lemar et Ousmane Dembélé ne sont plus dans le débat et c’est tout le problème. Absents, presque sans hésitation. La conséquence logique de deux trajectoires en forme de météorites qui ont fini par se dissoudre sans qu’elles ne manquent au paysage. Jusqu’à quand ?

Où est passé Lemar ?

Ligue des champions
Griezmann et Dembélé rigolent, le Barça caracole
HIER À 21:50

Sa trajectoire : De titulaire en Bleu et indispensable à la bonne marche du Monaco de 2017 à remplaçant du bout du banc à l’Atlético. Brillant et séduisant l’année du sacre monégasque, Lemar a retardé son envol à l’étranger en 2018, après une année à errer comme une âme en peine en L1. Depuis son arrivée en trombe chez Simeone, il n’a cessé de dégringoler dans la hiérarchie offensive des Colchoneros.

Sa situation : Alarmante. Cette saison, Lemar ne compte que deux titularisations (dont une sanctionnée d’une sortie à la mi-temps). Autant dire qu’il ne joue plus les premiers rôles dans une équipe qui carbure au super sans lui. Devant lui, au choix : João Felix, Angel Correa, Marcos Llorente voire Vitolo ou Yannick Ferreira-Carrasco (récemment blessés). Cette semaine, pendant que tous ses coéquipiers étaient en sélection et que Diego Simeone était absent pour motif personnel, il faisait partie des trois uniques Colchoneros à s’entraîner collectivement à Madrid, aux côtés des jeunes du centre de formation. Comme un symbole.

Joao Felix - Suarez, le duo de feu : "C’est la saison ou jamais pour l’Atlético"

La stat qui fait mal : 0-1, c’est-à-dire le bilan chiffré de Lemar depuis le début de la saison… 2019-2020 (!). Le Français a récemment mis fin à une disette complètement folle en distribuant une passe décisive face à Salzburg. Pour le reste, il n’a plus fait trembler le moindre filet depuis avril 2019. Soit 42 matches de suite…

La décla(Diego Simeone) : "Mes joueurs, je serai à jamais de leur côté, jusqu’à ma mort. Bien sûr, Lemar est dans une phase où il travaille pour s'améliorer (…). J’ai confiance en ses qualités, en son jeu et je continuerai de lui faire confiance car c’est un de nos joueurs et mes joueurs sont mes joueurs jusqu’au bout".

Ce qui peut tout changer : Un match pour le déclic ? La théorie est tentante. Mais elle ne suffirait sans doute pas à retrouver le Lemar de 2017, dont tout le monde, ou presque, avait fini par tomber amoureux. Le Français a surtout besoin d’enchaîner, quitte à repartir de plus bas, pour retrouver sa carburation et son inspiration. Hormis cascade invraisemblable d’absents, il peut déjà faire une croix sur l’Euro.

Thomas Lemar

Crédit: Getty Images

Dembélé peut tant apporter

Sa trajectoire : Aussi fulgurante que ses crochets jusqu’en 2017. Puis à l’arrêt depuis. Crack à Rennes, espoir européen à Dortmund, Ousmane Dembélé n’a jamais appuyé sur la pédale de frein pour arriver au Barça. Mais depuis qu’il a été choisi par la présidence Bartoméu pour incarner la période post-Neymar, à l’instar de Philippe Coutinho, l’enthousiasme l’entourant a laissé place à la lassitude face à ses sorties intermittentes.

Sa situation : Bien meilleure que celle de Thomas Lemar. Dans un Barça new-look où toutes les cartes ont été rebattues par Ronald Koeman, le moustique Dembélé a su saisir sa chance pour être vu comme une option sérieuse au poste d’ailier droit. Face à la Juventus (0-2), match référence des Blaugrana cette saison, il aura rappelé à quel point ses qualités en font l’un des joueurs les plus déstabilisants au monde. Avoir un tel diamant, même mal poli, c’est tentant pour n’importe quel entraîneur.

Guardiola, Xavi, Messi et Mundo Deportivo : tous les enjeux de l’élection au Barça

La stat qui fait mal : 80 comme le nombre de matches qu’il a manqués avec le Barça depuis son arrivée. Pas besoin de chercher très loin ce qui l’a empêché jusqu’à présent de mettre la Catalogne à ses pieds. Avec lui, c’est encore le problème majeur. Alors, si son corps le laisse tranquille…

La décla (Ronald Koeman) : "On ne peut pas discuter de sa qualité lorsqu'il est en bonne condition physique. Il n'a pas été en forme physiquement depuis un certain temps. Et s'il ne l'est pas, il ne peut pas avoir son meilleur rendement. Petit à petit, il s'améliore et c'est un joueur rapide, qui marque des buts, qui peut jouer sur les deux ailes et qui est très fort en 'un contre un'. Je suis très heureux de la façon dont il travaille ces derniers temps".

Ce qui peut tout changer : La blessure d’Ansu Fati. Dans le 4-3-3 d’Ernesto Valverde, Dembélé n’avait pas autant de libertés que dans le 4-2-3-1 à la sauce Koeman. Messi en soutien d’un attaquant dans l’axe, le poste d’ailier droit se joue donc entre lui, l’excellent Pedri ou Trincao. Or, la blessure longue durée d’Ansu Fati va fatalement rebattre les cartes, sûrement en faveur des deux premiers. Alors si Dembélé s’installe durablement sur l’aile droite, réussit enfin à enchaîner tout en restant décisif, difficile de l’écarter au moment du cut final. Au Barça mais aussi en Bleu…

Ligue des champions
Müller gâche la fête de l'Atlético
01/12/2020 À 21:53
Ligue des champions
Atlético - Bayern, le choc des cadors en forme
30/11/2020 À 21:22