Un classique dans le rétro

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Comme souvent, le duel Nantes-Marseille de samedi sera décisif pour ces deux clubs phares du football français. Le FCNA espère faire un nouveau pas vers le maintien, l'OM vers la Ligue des champions. Avec ce choc, petite plongée dans le passé à travers si

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Saison 2000-01: 5e journée (3-2)
Après une défaite initiale à domicile face à Lens, les Nantais viennent d'enchaîner trois victoires de rang, dont une mémorable à Monaco (5-2). C'est donc avec un certain optimisme que les hommes de Raynald Denoueix accueillent les Marseillais en ce 19 août 2000. A tort. Marseille joue sa chance à fond et mène par deux fois au score. Olembe et Fabbri répondent toutefois à Leroy et Marcellinho, si bien que les deux formations semblent parties pour partager les points.
Vu les circonstances, le FCNA peut s'estimer heureux avec le nul. Mais Viorel Moldovan va tout changer. L'attaquant roumain, plus gros transfert de l'histoire du club, effectue sa première apparition sous le maillot nantais. Entré à 20 minutes de la fin, il est totalement à court de compétition, mais son sens du but va faire la différence. A l'ultime minute du temps additionnel, Moldovan reprend victorieusement de la tête un corner de Ziani. Son premier but en jaune. 10 autres suivront, décisifs dans la quête du huitième titre nantais.
Saison 1998-99: 34e journée (0-1)
La dernière victoire marseillaise en date à la Beaujoire. Paradoxalement, elle ne laisse pas un bon souvenir aux Phocéens. Ce succès, acquis lors de l'ultime journée, ne va en effet pas suffire à offrir le titre à l'OM, puisque, dans le même temps, Bordeaux va s'imposer à Paris (3-2) grâce à un but de Feindouno dans les dernières secondes. Le but inscrit par Robert Pires à la 38e minute s'avère donc insuffisant. Presque inutile.
Drôle de soirée en tout cas. Rarement Marseille aura autant souhaité une victoire parisienne. En vain. Et pour la première fois de son histoire, la Beaujoire s'est mise à scander "Allez Bordeaux", pourtant le grand rival de l'Atlantique. Voilà qui en dit long sur les sentiments de la foule nantaise vis-à-vis de l'OM de Courbis et Dugarry. Ce dernier, bien placé pour témoigner de l'habituelle inimitié entre Girondins et Canaris, n'en revient pas. "Cette fin de saison est à mes yeux suffisamment scandaleuse sans que le public nantais n'en rajoute", peste Duga.
Saison 1992-93: 29e journée (0-2)
L'année de la résurrection pour le FC Nantes, et celle de la consécration pour l'OM. La jeune classe nantaise décroche à la surprise générale le titre de champion d'automne, mais en ce 20 mars, les Canaris, essoufflés, ne sont plus dans la course au titre, qui concerne désormais Marseille et le PSG. Les Phocéens, leaders, sont en route vers leur cinquième titre de rang et une victoire historique en Ligue des champions.
Beaucoup plus puissante, la machine olympienne effectue un travail de sape en première période avant d'en récolter les fruits dans la dernière demi-heure. Alen Boksic frappe à deux reprises (68e, 85e) pour offrir la victoire à l'OM. Mais de cette soirée, on retiendra surtout une rumeur nauséabonde. Zoran Vulic, le libéro du FCNA, aurait été "contacté" par des émissaires marseillais afin de lever le pied. La rumeur se propage si vite que Jean-Claude Suaudeau, furieux, sort Vulic à la pause. Deux mois plus tard éclatera l'affaire OM-VA&hellip
Saison 1987-88: 9e journée (5-0)
En cette fin d'été 1987, la crise couve à Nantes. Avec une seule victoire en huit journées, les Jaunes flirtent avec la zone des reléguables. Autant dire que la Beaujoire n'en mène pas large lorsque Marseille se présente. Et pourtant&hellip Retrouvant brusquement son football, le FCN donne une leçon à son adversaire, totalement submergé. La première période est pourtant équilibrée. Si Philippe Anziani ouvre la marque au quart d'heure de jeu, l'OM se montre menaçant avant la pause.
Mais le second acte tourne à la démonstration. Irrésistibles, les joueurs de Coco Suaudeau inscrivent quatre buts en l'espace de 20 minutes, avec un doublé de Mo Johnston (64e, 86e) et deux autres réalisations signées Loïc Amisse (73e) et Didier Deschamps (79e), jeune capitaine de 19 ans. C'est la plus lourde défaite jamais subie par l'Olympique de Marseille en terre nantaise. "C'était un immense plaisir. Comme une immense gourmandise", se souvient Amisse. Cette saison sera à oublier pour les deux équipes, Nantes terminant 10e, quatre places derrière l'OM.
Saison 1976-77: 2e journée (3-0)
La victoire la plus déchirante de l'histoire du FC Nantes. Après 15 ans de bons et loyaux services, José Arribas vient de quitter la maison jaune, non sans en avoir gros sur la patate. Les dirigeants ont gentiment indiqué la porte de sortie au fondateur du jeu à la nantaise. "Il voulait un nouveau contrat longue durée mais Louis Fonteneau et Claude Simonet ne lui ont proposé qu'un an. Dans son esprit, il avait été bafoué", confiera plus tard son épouse, Suzanne.
Pour Arribas, quitter Nantes est une déchirure. Le Basque pose ses valises à Marseille. Mais l'OM, après une période faste (champion en 71 et 72, 2e en 75, 3e en 73), est en train de rentrer dans le rang. A l'inverse, les Nantais tiennent le haut du pavé, dans le rôle du rival de Saint-Etienne. Dès la 2e journée, Arribas et l'OM se présentent à Saupin. Il n'y a pas de match. Henri Michel et Gilles Rampillon, auteur d'un doublé, ne font pas de cadeaux à leur ancien mentor. Nantes, désormais guidé par Jean Vincent, décrochera en fin de saison son quatrième titre.
Saison 1966-67: 37e journée (3-3)
Le tout premier Nantes-Marseille de l'histoire au sein de l'élite. L'un des plus prolifiques aussi, avec pas moins de six buts. Les deux équipes s'étaient croisées quelques années auparavant. A la fin de la saison 1962-63, Nantes accédait pour la première à la première division, mais Marseille prenait l'ascenseur dans le sens inverse. Trois ans plus tard, l'OM vient de remonter en D1 et assure tranquillement son maintien.
Les Nantais, doubles champions en titre, sont de leur côté à la lutte avec Saint-Etienne pour la passe de trois. Finalement, les Verts auront le dernier mot. Lors de l'avant-dernière journée, Marseille, déjà vainqueur à l'aller (1-0) croit tenir la victoire en menant 2-0 puis 3-1, grâce notamment à deux buts de Yegba Maya. Mais Philippe Gondet (82e) puis Jacky Simon (89e) évitent aux Canaris de subir leur première défaite à la maison depuis deux ans et demi !
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