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"Reconquérir notre public"
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Publié 15/12/2007 à 00:00 GMT+1
Toujours sans victoire à domicile, le PSG reçoit Toulouse avec la volonté de décrocher enfin son premier succès au Parc des Princes. Son entraîneur, Paul Le Guen, l'espère. Pour éloigner son équipe de la zone des relégables, mais aussi pour retrouver le s
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PAUL LE GUEN, est-ce que vous appréhendez ce match face à Toulouse ?
P. L : Oui, mais j'ai en même temps des éléments de confiance. On a gagné à Auxerre avec un match contrasté mais malgré tout intéressant. On a encore plein d'espoirs. Je sais que certains joueurs ont des difficultés au Parc des Princes, j'essaie de les aider, de leur apporter un peu plus de confiance et de motivation.
Le soutien du public s'annonce contrasté avec une grève des supporters. On imagine que vous n'aviez pas besoin de ça...
P. L : En tout cas, on doit être capable de passer au-dessus de ça. Et de jouer au Parc avec de la confiance et des joueurs capables d'évoluer dans ce contexte. C'est à nous de renverser la tendance. On sait très bien qu'on a les clés et que c'est à nous d'aller chercher de nouveau le soutien des supporters. Mais ça passera par des matches pleins, des victoires. Il faut reconquérir notre public et rétablir une relation de confiance. Peut-être pas de complicité encore mais de confiance.
Toulouse a de nombreux absents, notamment dans le secteur offensif avec les forfaits d'Achille Emana et Fode Mansaré. C'est un avantage pour vous ?
P. L : Ce sont de bons joueurs, mais ils en ont d'autres comme Bryan Bergougnoux capables de les remplacer. Ils ont un effectif de qualité et ils ont fini troisièmes l'année dernière. Ils se sont aussi renforcés. C'est vrai que Mansaré et Emana sont des joueurs habituellement alignés, donc ce n'est pas plus mal mais ça ne suffit pas. Il faut être capables d'élever notre niveau de jeu.
Qu'est-ce qui peut permettre au PSG de faire enfin tourner les choses au Parc des Princes ?
P. L : L'obstination, l'envie de faire bouger les choses. Il ne faut surtout pas être abattus avant le match, ressasser les choses... Je suis combatif, j'ai envie que les joueurs le soient avec moi et qu'on soit capable d'inverser la tendance. Il ne faut pas être fataliste. On va se bagarrer.
Est-ce que vous vous êtes fixés un objectif d'ici la trêve ?
P. L : C'est difficile à faire, on peut être à côté de la plaque. Ce que je veux, ce sont des attitudes, un vrai comportement d'équipe, une préparation impeccable... Après, les circonstances des matches font que cela bascule d'un côté ou de l'autre. Il n'y a pas que les circonstances, mais parfois vous avez un peu plus de réussite. Je pense qu'on n'en a pas eu beaucoup contre Caen, on en a eu un peu plus à Auxerre. Ce qui démontre que ce n'est pas facile de faire ce genre d'anticipations.
Y a-t-il des éléments par rapport au match d'Auxerre qui peuvent vous permettre de voir un peu plus loin ?
P. L : Oui, mais le match à Auxerre n'est peut-être pas meilleur que celui contre Caen. Evidemment, on juge par rapport au résultat, ce qui est logique. Mais je veux qu'on fasse des matches avec des contenus et qu'on continue à avoir un esprit très combatif. C'est vraiment l'aspect primordial en ce moment.
Est-ce que c'est votre expérience d'entraîneur la plus difficile ?
P. L : (Il hésite) Non... Vous savez, même quand on est en tête du classement, ce n'est pas forcément facile. La place ne veut pas tout dire. Le contexte fait partie du métier ici. J'aurais voulu éviter ce passage là mais je connais ce contexte, moi aussi j'ai été traité de "tapette" à travers des banderoles. Je m'en suis remis, ça va, je vais bien. J'ai une relation respectueuse avec le public.
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