Armand : "Pas le feu"

S'il admet les difficultés actuelles du Paris Saint-Germain (18e), Sylvain Armand ne veut pas noircir le tableau avant de recevoir Caen lors de la 16e journée. Le Parisien pense qu'il n'y a "pas le feu" car le club n'est "qu'à cinq points de la huitième p

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SYLVAIN ARMAND, Comment vivez-vous ce nouveau statut de relégable ?
S.A. : On est déçu, personne ne s'attendait à une telle première moitié de saison. C'était déjà dur avant, là ça l'est encore plus. Mais on essaye de le vivre le moins mal possible, de continuer à bosser et de rester ensemble. La situation est délicate mais elle n'est pas dramatique; il n'y a pas le feu. De toute façon, si on commence à se mettre maintenant la tête dans l'eau, ça va vite devenir ingérable.
L'expérience de la dernière saison, où vous avez dû lutter jusqu'au bout pour le maintien, peut-elle vous aider ?
S.A. : D'un côté oui, même si cette saison n'a rien à voir avec la précédente, où l'entourage extérieur était beaucoup moins serein. On a réussi à s'en sortir avec un bon état d'esprit et des joueurs qui n'ont jamais lâché, même le couteau sous la gorge. Cette année encore, on ne peut pas baisser les bras. Il reste plus de la moitié du championnat et on n'est finalement qu'à cinq points du huitième.
Le fait que les dirigeants soutiennent Paul Le Guen doit également vous rassurer...
S.A. : Bien sûr. Il ne faut pas toujours tout remettre sur le dos de l'entraîneur. Ce sont nous, les joueurs, qui sommes d'abord tous fautifs. Le fait de ne rien voir dans les médias sur un entraîneur condamné nous permet de continuer dans un esprit plus calme. Et de travailler sans avoir peur que demain tout soit détruit et qu'on reparte de zéro.
Vous avez été mis à l'écart pendant deux, trois semaines par Le Guen, comment l'avez-vous vécu ?
S.A. : Je sais très bien que mes débuts de saison sont toujours difficiles. En plus, il y a eu cet épisode de l'été à digérer. Physiquement et mentalement, je n'étais pas à 100%. Le coach a fait des choix, je me suis retrouvé sur le banc des remplaçants. J'ai été déçu, c'est normal, mais je pense toujours être resté le même, que ce soit sur ou en dehors du terrain. Je n'ai pas changé et je ne changerai pas. Même dans les moments difficiles, je n'ai jamais baissé les bras. Et aujourd'hui j'ai retrouvé tous mes moyens, j'ai envie d'aider l'équipe à remonter la pente.
Avec Jérôme Rothen, vous avez prolongé après avoir été courtisés par Lyon cet été. Vous le regrettez ?
S.A. : Si on a resigné avec Jérôme c'est parce qu'on sentait qu'il y avait le potentiel pour faire quelque chose. Malheureusement, ça n'a pas marché comme on le souhaitait. On en est très déçu mais on peut encore faire tourner la roue. Moi, j'y crois encore. Je n'ai tiré un trait sur rien : ni sur le résultat final de cette saison, ni sur l'équipe de France, qui me tient toujours à coeur. Je n'ai aucun regret sur ce que j'ai fait. (...) Lorsque Jérôme Rothen s'est exprimé dans la presse (expliquant que si la "galère" continuait, il irait "voir ailleurs", ndlr), c'était d'abord avec une pointe de déception car il aime le club et, comme moi, il avait beaucoup misé sur cette saison. Il a voulu dire que si cette année on n'y arrivait encore pas, peut-être faudrait-il exploser quelque chose et que certains joueurs qui sont là depuis des années s'en aillent pour que l'équipe parte sur de nouvelles bases.
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