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"Djibril se sent en forme"
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Publié 08/01/2008 à 14:00 GMT+1
Vainqueur à Beauvais (2-0) en 32e de finale de la Coupe de France, l’OM a bien commencé l’année 2008. Son entraîneur, Eric Gerets, retient surtout la bonne première période des Marseillais et la fraîcheur retrouvée de Djibril Cissé.
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ERIC GERETS, l'année commence bien pour l"OM avec une qualification pour les 16e de finale de la Coupe de France.
E.G. : Oui, c'est bien parti pour nous avec cette victoire à Beauvais (2-0). Jouer ce genre de matches où l'on a tout à perdre n'est jamais facile. Je suis donc content du résultat. Mais aussi de la manière. Surtout en première période car certains joueurs ont montré qu'ils sont au niveau qui était le leur avant la trêve. Maintenant, ceux qui ne sont pas encore à 100% doivent récupérer pour être au top le week-end prochain face à Rennes.
Votre équipe s'est montrée moins à son aise en seconde période.
E.G. : Après la pause, nous n'étions plus aussi précis dans nos passes, davantage nonchalants et indisciplinés. Défendre à cinq ou six mètres de son adversaire, ce n'est possible que face à une équipe de troisième division mais pas contre une équipe de L1...
Autre satisfaction de la soirée, Djibril Cissé, qui a débloqué son compteur buts. C'est peut-être le déclic pour lui ?
E.G. : Dès que Djibril recommence à marquer, vous me demandez s'il a retrouvé la confiance. C'est un peu comme avec Hakan Sükür à Galatasaray : je ne comprends pas pourquoi on me pose toujours la même question dès que le buteur de l'équipe se remet à marquer ! Cissé n'en est pas à son premier but dans sa carrière et je ne crois donc pas qu'il ait besoin de ce but pour se relancer. Bien sûr que c'est important pour un avant-centre de marquer mais c'est aussi essentiel pour lui de retrouver de la fraîcheur physique et mentale.
Cissé a semblé également très impliqué collectivement.
E.G. : On l'a bien vu à Beauvais, dès qu'il fait un mouvement, ses coéquipiers lui donnent le ballon. Il se sent en forme et s'est naturellement créé de nombreuses occasions. Sans les parades du gardien adverse, il aurait pu mettre quatre buts au cours de cette rencontre. Il est sur le bon chemin. Il a retrouvé cette fraîcheur qu'il avait perdue lors de la première partie du championnat. Et puis il m'a offert un cigare avant le match, j'étais obligé de le titulariser (rires).
C'est une bonne nouvelle sachant que Mamadou Niang va partir à la CAN.
E.G. : Mamadou, c'est l'attaquant le plus efficace de l'équipe, celui qui a marqué le plus de buts. Le réveil de Cissé tombe donc au bon moment. Mais il sait qu'il a de grosses responsabilités sur les épaules.
Le départ de quatre de vos joueurs pour la Coupe d'Afrique va vous obliger à bouleverser votre équipe type.
E.G. : (Il coupe). C'est dommage pour nous, mais il faut vivre avec cette compétition. L'OM n'est pas la seule équipe pénalisée. Je le regrette, mais c'est aussi une occasion pour les autres joueurs de se montrer. D'un autre côté, je suis content que les Africains partent parce que quand nous sommes dans un restaurant avec eux, on a l'impression qu'il y a 130 personnes alors que nous sommes 30… L'absence de Niang et de M'Bami va donc changer pas mal de choses (rires).
Allez-vous être amené à modifier votre tactique en jouant plus souvent en 4-2-3-1 comme face à Beauvais en fin de match ?
E.G. : Effectivement, mon organisation traditionnelle en 4-4-2 va être plus difficile à mettre en place en l'absence de Niang. Akalé, notre nouvelle recrue, peut jouer en pointe, mais ce n'est pas son poste de prédilection.
Outre Kanga Akalé, vous avez enregistré l'arrivée de Juan Angel Krupoviesa et celle de Charles Kaboré. Comment se déroule leur acclimatation ?
E.G. : J'ai le sentiment que les joueurs qui arrivent s'intègrent bien. "Krupo" est avec nous depuis dix jours à peine mais se sent déjà très bien dans sa peau et veut apprendre le plus rapidement possible le français. Akalé, je le découvre. Pour son premier entraînement, il a dû beaucoup donner car tous les joueurs avaient faim sur le terrain. Mais c'est normal. Il doit prouver qu'il n'a rien perdu de ses qualités. Il y a cinq mois, c'était un bon joueur à Auxerre. Ses qualités n'ont pas pu disparaître d'un seul coup lorsqu'il a signé à Lens. Mais c'est José Anigo qui m'a fait la guerre pour l'engager. Alors, si Akalé ne réalise pas un championnat exceptionnel, je peux vous dire que José aura une petite blessure à la fin de la saison (rires)...
Vous pouvez également compter sur le retour en forme de Benoît Cheyrou...
E.G. : Ce n'est pas dans mes habitudes de faire de la publicité pour qu'un joueur intègre l'équipe nationale, mais je dois reconnaître que Cheyrou m'impressionne en ce moment. C'est le meilleur joueur de l'équipe depuis quelques matches déjà. Il s'impose sur le terrain et commence à commander. C'est ce que j'attends de lui : qu'il devienne un leader ! En ce moment, c'est vraiment la grande classe. Avec sa précision de tir, il doit nous mettre entre six et dix buts par saison.
Souhaitez-vous la venue d'un attaquant supplémentaire lors du mercato ?
E.G. : Ça serait la meilleure solution. Pour le moment, Henri Bienvenu N'Tsama est à l'essai. Il lui reste encore une semaine. On verra si on le garde avec nous. Ensuite, il faut aussi voir ce que l'on peut encore faire sur le marché des transferts.
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