Eurosport
Gerets : "C’est étrange"
Par
Publié 11/10/2007 à 12:30 GMT+2
Disciplinés et séduisants à Liverpool, les Marseillais ont montré un visage totalement différent à Saint-Etienne. Eric Gerets ne s’explique pas ce côté "Docteur Jekyll et Mister Hyde" de ses joueurs. "C’est étrange", confie même le coach belge.
Eurosport
Crédit: Eurosport
ERIC GERETS, l'OM n'a pas tiré bénéfice de son exploit à Liverpool (0-1) pour se relancer en championnat...
E.G. : A Anfield, mes joueurs ont réalisé un grand match. Tactiquement, c'était impeccable. Leur discipline m'a beaucoup impressionné. En revanche, à Saint-Etienne, il y avait beaucoup de stress dans l'équipe. Nous avons alors perdu un grand nombre de duels. Je n'arrive pas très bien à comprendre car un match comme Liverpool doit donner confiance.
La défaite sur le fil à Saint-Etienne a-t-elle entamé le moral des joueurs ?
E. G. : Nous avons revu les images de ce match ensemble. On a constaté beaucoup de dysfonctionnements. Les joueurs en sont conscients. Beaucoup d'entre eux ont connu un jour "sans". Le mauvais état du terrain ne les pas aidés à se mettre en confiance. Mais je ne cherche pas d'excuse à notre défaite.
Le problème est-il physique ou mental ?
E. G. : C'est dans la tête. A Saint-Etienne, ils n'ont pas joué libéré. C'est étrange. Pourtant, à l'entrainement, je n'ai pas l'impression qu'ils se posent beaucoup de questions. J'ai constaté que tout le monde s'aimait bien. C'est comme s'ils étaient tous des frères. C'est une bonne chose, mais il ne faut pas exagérer non plus.
L'OM est avant-dernier du championnat. L'objectif est-il toujours de se qualifier pour la Ligue des champions ?
E. G. : L'objectif numéro 1 est de sortir la zone rouge, quitter le trou dans lequel nous sommes actuellement. Cela nous permettra de retrouver l'équilibre. Nous pourrons alors penser à atteindre d'autres objectifs, plus ambitieux.
Etes-vous inquiet ?
E. G. : Non, mais si on était huit places plus haut, ce serait plus gai. En fait, il nous manque 15 points à l'heure actuelle pour être plus tranquille.
Les performances de Djibril Cissé sont-elles à la hauteur de vos attentes ?
E. G. : Je crois qu'il peut faire mieux. Mais il n'est pas le seul. Ils sont une dizaine à ne pas être au top de leur forme. Ils ont beau être performants à l'entraînement, le jour du match c'est complètement différent. Il y a des champions du monde à l'entraînement qui ne donnent rien le samedi. Le cas inverse existe aussi. Prenez Romario par exemple. Je l'ai entraîné au PSV Eindhoven. C'était une catastrophe à l'entraînement. Mais le jour du match, il marquait trois ou quatre buts. Chacun est différent. Les joueurs ne sont pas des machines. C'est en parlant avec eux, en les mettant en confiance que l'on peut obtenir de meilleurs résultats. Le public doit aussi jouer son rôle et ne pas siffler les joueurs. Les supporters doivent continuer à chanter et nous aider. Grâce à leur soutien, un joueur peut être 30% plus efficace.
Le retour de Samir Nasri peut-il changer la donne ?
E. G. : Samir, on a dû le retenir pour son premier entraînement ! Car il court comme un lapin (rires). Je me suis entraîné avec lui : pour la course, c'est OK ; pour le ballon, pas encore. Il n'a pas assez de force. Il doit se remuscler. C'est quelqu'un qui sera vite rétabli mais je ne vais pas le mettre dans le groupe s'il n'est pas prêt. Il faut un peu le freiner pour qu'il ne rechute pas.
Publicité
Publicité