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Gerets : "Peur de rien !"
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Publié 04/05/2008 à 01:50 GMT+2
Eric Gerets ne craint rien. Le technicien belge n'a pas peur de Bordeaux ni de la pression qui entoure la rencontre de ce soir. Il reconnaît néanmoins la valeur des Girondins et de son entraîneur, Laurent Blanc. "Un grand monsieur", selon le coach marseil
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Crédit: Eurosport
ERIC GERETS, l'OM affronte ce dimanche Bordeaux dans une rencontre très importante pour les deux équipes.
E.G. : C'est un régal de pouvoir disputer ce genre de match. Et devant notre public, c'est encore mieux. Les joueurs me demandent à chaque fois si l'on joue à guichets fermés. Ils aiment quand le stade est plein. Ça leur donne une motivation supplémentaire car ils savent que le public les récompensera s'ils réalisent une grande partie.
Abordez-vous ce match avec une certaine pression sur les épaules ?
E.G. : Il n'y a pas de pression ! Tous les points sont importants. Cette rencontre face à Bordeaux, je l'attends avec impatience, tout comme les joueurs d'ailleurs. Mais il ne faut pas oublier qu'il reste deux matches ensuite. Nous serons d'ailleurs peut-être obligés d'aller gagner au Mans lors de notre prochain déplacement. Et là-bas, c'est difficile de s'imposer. Prenons les matches les uns après les autres. On fera le compte à la fin.
Bordeaux reste en course pour le titre de champion de France...
E.G. : (Il coupe). La lutte pour le titre ne m'intéresse pas du tout ! Savoir qui va être champion me laisse complètement indifférent. L'important pour l'OM, c'est de battre Bordeaux afin de rester devant Nancy. Si on parvient à gagner nos trois matches, nous finirons troisièmes. Nous avons notre destin entre nos mains.
Justement, quelles sont les chances de l'OM de finir à cette fameuse troisième place ?
E.G.: Je dirais que c'est du 55-45 en notre faveur.
Que redoutez au sein de l'équipe bordelaise ?
E.G. : Je ne crains pas cette équipe. C'est une formation qui joue et qui laisse aussi jouer son adversaire. Au match aller, la rencontre avait été d'un très bon niveau. Je suis sûr que ce sera la même chose dimanche.
Les Bordelais se montrent très adroits sur les coups de pieds arrêtés. Avez-vous prévenu vos joueurs de cette particularité ?
E.G. : J'ai axé certains de mes entraînements sur les phases arrêtées. D'abord parce que nous encaissons trop de buts sur ce type d'action et puis également parce que Bordeaux trouve souvent la faille sur coup franc.
Allez-vous reconduire l'équipe qui s'est imposée à Monaco (2-3) ?
E.G. : Je suis très tenté de le faire car on a montré là-bas en première période et en fin de match un très bon football. Il n'y pas grand chose à modifier.
Mathieu Valbuena ne fera donc pas son retour en tant que titulaire ?
E.G. : Si j'ai besoin de lui en cours de match, je sais que je pourrai compter sur lui car il est complètement remis de sa blessure. Ce retour implique une plus grande concurrence au sein du groupe. C'est très positif.
Et Julien Rodriguez. Pourra-t-il tenir sa place en défense centrale ?
E.G. : Julien, c'est un cas spécial. On ne peut avoir que du respect pour un vieux guerrier comme lui. Car il souffre après chaque rencontre. Il a le pied qui gonfle. Cette semaine, il a reçu une infiltration. Pour le moment, on réfléchit pour savoir s'il faut l'opérer. On va trancher après le match de Bordeaux.
Sentez-vous vos joueurs fatigués en cette fin de la saison ?
E.G. : Non, j'ai été même étonné des séances d'entraînement cette semaine. Je me suis régalé de voir qu'ils s'investissaient tous à fond. Même les remplaçants.
Que craignez-vous lors de ces trois dernières rencontres ?
E.G. : Je crains des blessures, mais pour le reste, je n'ai peur de rien.
Vous êtes nominés pour les Oscars du foot. Est-ce une forme de récompense de votre travail ?
E.G. : Je ne le savais pas. Mais ça fait plaisir ! Si je suis nommé, c'est grâce à mes joueurs. Ils sont à la base de tout.
Laurent Blanc fait également partie des quatre coaches (avec C. Puel et C. Gourcuff) cités pour ce trophée du meilleur entraîneur de Ligue 1. Que pensez-vous de sa première saison à la tête de l'équipe bordelaise ?
E.G. : Elle n'a pas été mauvaise, non ? (rires). Plus sérieusement, Blanc, c'est la grande classe. C'est une grande personnalité. Quelqu'un qui sera très certainement entraîneur de l'OM un jour mais il doit patienter encore peu (rires).
Quel souvenir gardez-vous de Laurent Blanc lorsqu'il était encore joueur ?
E.G. : Je le place à la même hauteur que Platini. C'est un grand monsieur. Il avait du style et je me régalais quand je le regardais jouer. Il me faisait penser à Beckhenbauer dans son style de jeu. Son attitude sur le terrain était exemplaire. Sur le banc de touche, il n'a pas changé. C'est toujours le même. Il a fait énormément de bien à Bordeaux.
Souvenez-vous de vos premiers pas en tant qu'entraîneur ?
E.G. : C'était beaucoup plus difficile que Laurent Blanc. J'ai commencé ma carrière au sein du second club de Liège. Cette équipe connaissait de graves difficultés financières. Je n'avais connu que la gloire auparavant. Des clubs comme le Standard de Liège, le Milan AC ou le PSV Eindhoven avec lesquels je jouais le titre tous les ans. Cette première expérience délicate m'a beaucoup servi dans ma carrière d'entraîneur.
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