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"Pas une solution miracle"
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Publié 28/10/2007 à 04:45 GMT+1
Avant la réception de Lyon, Paul Le Guen tente de justifier le recours massif aux jeunes et la mise au ban des cadres du PSG. Dimanche face au leader de Ligue 1, l'entraîneur parisien pourrait bien rééditer l'expérience, même si celle-ci n'a rien d'une "s
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PAUL LE GUEN, utiliser les jeunes est-elle une piste pour libérer l'équipe ?
P.L.G. : Cela peut être une piste mais pas une solution miracle. Ils jouent parce qu'ils méritent de jouer et pas parce qu'ils sont jeunes. Je me demande s'ils peuvent être utiles à l'équipe et comment les intégrer de façon cohérente et logique. Contre Lyon, on peut en avoir l'espoir.
Vous réfléchissiez depuis longtemps à l'utilisation des jeunes ou est-ce l'urgence qui a guidé ce choix ?
P.L.G. : S'ils ont joué l'Emirates Cup (tournoi amical d'avant-saison, ndlr), c'est que j'y pensais depuis un moment. Je les ai intégrés au groupe professionnel parce qu'ils ont été bons en CFA durant la deuxième partie de saison dernière. On a organisé souvent des entraînements communs. Quand je suis arrivé, on m'a demandé comme premier objectif, le maintien. On l'a atteint. Le deuxième était d'essayer de faire un mélange entre les joueurs qui étaient là et les jeunes. C'est ce que l'on essaye de faire avec des résultats pour le moment qui ne sont pas au rendez-vous. Mais on suit notre ligne.
Cette ligne avait été définie par qui ?
P.L.G. : Tout le monde, les actionnaires, le président.
N'y a-t-il pas le risque de créer des vexations chez certains cadres, comme cela a été le cas sous l'ère Guy Lacombe?
P.L.G. : Si. Qu'ils éprouvent de la vexation, je le comprends tout à fait. Ils doivent vivre la concurrence du mieux possible. Ce n'est pas agréable de rester sur le banc mais ils doivent essayer de regagner leur place à force de travail, en réagissant de la meilleure façon sur le terrain.
Certains cadres vous ont-ils déçu par leurs attitudes ?
P.L.G. : Pas du tout.
L'utilisation des jeunes est-elle l'ultime solution pour le PSG ?
P.L.G. : Cela peut être interprété ainsi mais je pense différemment. Ce n'est pas comme cela que j'envisage mes décisions. Après, tout le monde a le droit d'interpréter et penser comme il veut. Mais moi, je ne le vis pas comme cela.
Ces jeunes peuvent-ils être les Ben Arfa ou Benzema du PSG ?
P.L.G. : Je suis assez bien placé pour parler de Benzema aujourd'hui. Il a commencé à jouer à 17 ans et Ben Arfa à 16 ans et demi. Il leur a fallu un petit peu de temps pour franchir quelques étapes. Même si on n'a pas les mêmes joueurs, on a des joueurs de 17, 18 ans qui peuvent être meilleurs dans deux ans et comme ils sont déjà pas mal, cela peut donner quelque chose de bien.
Les échecs répétés à domicile ont-ils précipité ce recours aux jeunes ?
P.L.G. : C'est un élément qui a compté. Il y a eu les matches consécutifs contre Bordeaux et contre Rennes. Il y avait la solution de continuer mais je ne pense pas qu'elle ouvrait des perspectives immédiates, donc j'ai changé.
Qu'est-ce qui explique l'écart entre vos bons résultats de la fin de saison dernière et le mauvais début de championnat actuel ?
P.L.G. : On a eu de la réussite sur certains matches comme contre Le Mans et Monaco. Il faut avoir le courage de le reconnaître. Les choses ont tourné dans le bon sens à des moments précis. Cela a été très utile pour nous. Cette saison, on a eu moins de réussite à domicile, mais cela n'explique pas tout. Il y a un manque de confiance, c'est clair. Il faut que l'on arrive à être plus confiants et plus sûrs de notre force comme on arrive à l'être à l'extérieur.
La situation était pire qu'actuellement. Comment aviez-vous réussi à restaurer la confiance ?
P.L.G. : Il y avait une sorte d'état d'urgence qui a fait que l'on a puisé un peu plus loin. Il faut que l'on arrive à se mobiliser de la même façon.
Sentez-vous justement un début d'état d'urgence ?
P.L.G. : Oui, mais à Paris on est toujours comme cela même si on évite de paniquer. Mais c'est une tendance assez lourde ici.
Le club est-il suffisamment fort pour se remettre d'un éventuel échec contre Lyon ?
P.L.G. : Oui, mais on va tout faire pour l'éviter.
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