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Thuram: "De la chance"

Thuram: "De la chance"
Par AFP

Le 28/06/2008 à 08:00Mis à jour

Lilian Thuram, qui n'a pu s'engager vendredi avec le Paris SG en raison d'une malformation cardiaque détectée lors de la visite médicale, a expliqué que si les examens décelaient une maladie, cela signifierait "qu'il a eu de la chance" qu'elle soit découv

LILIAN THURAM, comment avez-vous appris que vous aviez cette malformation cardiaque?

L.T: Jeudi, pendant la visite médicale. Ce qui était assez bizarre, c'est qu'au départ, on a fait je ne sais pas combien de radios. C'était la première fois que l'on m'en faisait autant. Il s'est avéré que tout allait très très bien pour les articulations. Le médecin m'a même félicité en me disant qu'il avait l'impression d'être devant un jeune joueur...

Et ensuite il y a eu l'échographie du coeur...

L.T: Les choses là aussi allaient tranquillement. C'est en discutant avec le docteur qui m'a dit que j'avais le coeur assez gros. Je lui ai posé la question "Est-ce que c'est grave, est-ce que je peux toujours jouer au football?". Il m'a dit qu'il était normal que les sportifs de haut niveau aient le coeur un peu plus gros. On a commencé à discuter de mes problèmes dans la famille. Je lui ai dit que j'avais perdu un frère en raison d'un problème cardiaque et que ma mère aussi avait des problèmes. Cela l'a alerté. Après réflexion, il m'a demandé d'appeler ma mère pour une prise de sang afin de comparer les gênes pour essayer de chercher si j'ai la même maladie.

Est-ce la première fois que vous entendez parler d'un problème cardiaque?

L.T: Non. Quand j'étais à Monaco, j'étais jeune, j'avais 22 ans, on m'avait demandé de faire un test. J'avais été chez un cardiologue et je m'en rappelle très très bien, car en sortant de ce rendez-vous, j'avais une chance de ne plus jouer au football. On m'avait dit à l'époque que tout allait bien.

Cela paraît tout de même incroyable que personne n'ait rien détecté alors que vous avez eu une carrière extrêmement longu e...

L.T: Peut-être que les choses n'étaient pas en l'état. Les choses évoluent. J'avais 22 ans, aujourd'hui j'en ai 36. Si vous avez quelque chose, cela se met en place avec le temps.

Où en êtes-vous en ce moment?

L.T: Aujourd'hui je suis en attente. Les analyses doivent être faites et on aura la réponse dans quelque temps. Et j'espère que les choses iront le mieux possible.

Si jamais vous deviez arrêter votre carrière, cela serait un coup dur?

L.T: De toute façon, un beau jour il faut arrêter. Si je dois arrêter, cela voudra dire que j'ai eu de la chance qu'on découvre ça à ce moment-là. Parce que j'ai en mémoire mon frère qui est mort en faisant un match de basket. Si on découvre que j'ai quelque chose, je pourrais dire qu'on l'a découvert au bon moment.

Si vous avez le feu vert des médecins dans un mois, vous n'hésiterez pas à rejouer malgré cette alerte?

L.T: Il faut avoir confiance. Si on est là aujourd'hui pour discuter de ce problème c'est parce que j'ai confiance dans le médecin et le cardiologue. S'ils me disent qu'il n'y a pas de problème, alors je rejouerai.

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