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Le Guen : "Préoccupant"
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Publié 28/09/2008 à 12:00 GMT+2
Le coach parisien revient sur la défaite des siens face au promu grenoblois (0-1). Paul Le Guen insiste notamment sur les carences dans l'animation offensive et le manque de réalisme de ses troupes. Conscient que Paris n'a qu'une très faible marge de manœ
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PAUL LE GUEN, qu'a-t-il manqué au PSG samedi soir face à Grenoble (0-1) ?
P.L.G. : On est tombé sur une équipe de Grenoble qui était bien regroupée et qui a su être opportuniste. Elle a profité d'une seule situation. Nous voilà piégés mais on savait que l'on s'exposait à une telle situation face à ce genre d'équipe.
C'est un résultat très décevant, est-il très inquiétant ?
P.L.G. : Je vous l'avais dit. Depuis le début de saison, nous n'avions que peu de marge sur nos adversaires, je le ressentais. Nous avons d'ailleurs souvent gagné par un seul but d'écart. Je savais que nous étions limites. Quand, dans ce genre de match, nous n'arrivons pas à débloquer la situation lors de nos premières occasions, ça devient vite difficile. On se crispe, on devient impatient. Même si on est resté plutôt bien organisé, on a lâché un peu au fil de la rencontre. On avait plus de mal à récupérer le ballon et la sanction ne s'est pas fait attendre.
Si vous deviez dresser un premier bilan, comment jugeriez-vous votre parcours, toutes compétitions confondues ?
P.L.G. : C'est mitigé après nos deux défaites consécutives en championnat. Le déplacement à Nancy vient dans ce contexte très important. Mais pour tirer un bilan, il nous faudra attendre la semaine prochaine avec le match retour en Coupe de l'UEFA et ce déplacement en Lorraine. Lors de la trêve internationale, nous ferons les comptes. Mais je reste déçu par nos deux derniers matches en championnat. Ce soir, nous avons manqué de dynamisme dans la zone de finition. On ne les a pas assez provoqués. Cette rencontre fut assez stérile, il nous a manqué le coup de rein pour les déstabiliser.
L'occasion de Hoarau aurait pu tout débloquer...
P.L.G. : Nous avons eu quelques situations. Il nous a manqué des jambes pour percuter.
Avez-vous peur que le doute s'installe ?
P.L.G. : Il faut absolument éviter cela. Je serai vigilant. Je sentais qu'on obtenait des résultats car nous étions engagés, investis et solidaires. Il ne faut surtout rien lâcher. Quelques joueurs étaient en dessous ce soir et c'est suffisant pour réduire notre marge de manoeuvre.
Comment a réagi le vestiaire après cette défaite ?
P.L.G. : C'est le silence et la déception qui prédominent. Je préfère d'ailleurs cela. Il faut que les joueurs prennent conscience qu'il faut rester vigilant.
Ce match confirme que vous avez du mal face aux équipes plutôt attentistes.
P.L.G. : Pourtant le profil de Grenoble est offensif. Il faut que nos attaquants aient la capacité à enchaîner les mouvements, à faire la différence de façon plus individuelle, notamment sur les côtés. Le constat est imparable : il faut que l'on améliore l'animation offensive.
D'autant que Paris n'a inscrit que 4 buts en sept matchs...
P.L.G. : C'est en effet préoccupant. On a souvent plus d'occasions que l'adversaire durant le match. Nous devons améliorer notre réalisme.
Mateja Kezman n'est pas très brillant jusque-là...
P.L.G. : C'est votre jugement. Je l'ai trouvé bien contre Monaco. Ce soir (ndlr : samedi), il a connu plus de difficultés face à une défense bien regroupée. Il bosse bien, il s'accroche et je suis derrière lui.
Ne craignez-vous pas que Hoarau perde confiance après toutes les opportunités qu'il rate ?
P.L.G. : En tout cas, je suis convaincu qu'il va y arriver. Il a fait beaucoup de choses encore notamment dans le travail de déviation. Il s'est créé des occasions. Ça ne suffit pas, il doit être plus efficace mais il faut être derrière lui.
Quel jugement portez-vous sur vos recrues ?
P.L.G. : J'en suis satisfait même si leur niveau n'est pas toujours constant. Elles ont toutes montré qu'elles pouvaient jouer à Paris.
On a l'impression que même si vous laissez Makelele et Giuly au repos, lorsqu'ils jouent, ils manquent de rythme...
P.L.G. : Ludovic était moins bien face à Grenoble et face à Saint-Etienne mais il a du retard dans la préparation. Il fallait les intégrer au groupe car l'équipe en avait besoin. De toute façon, que ce soit à Chelsea, Barcelone ou Rome, ils n'enchaînaient pas les matches.
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