FABRICE ABRIEL, comment abordez-vous les trois dernières rencontres de l'année ?
F.A. : Ces trois matches seront durs à jouer. On va commencer par Lorient qui marque pas mal de buts à domicile. Ensuite, il y a les Verts. Il faudra faire attention car Saint-Etienne est une équipe blessée. Il faut toujours s'en méfier. Et pour le dernier match, on va affronter Auxerre qui est redoutable à l'extérieur.
Lorient a de bons résultats cette saison. L'OM est-il assez costaud pour s'imposer en Bretagne ?
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L'OM retrouve le sourire
12/12/2009 À 21:03
F.A. : Ils restent sur trois matches sans victoire alors que nous venons d'enchaîner deux succès. On a envie donc de faire le plein. Si on veut faire la différence en championnat, ça peut commencer dès Lorient.
Comment allez-vous contrer cette équipe bretonne ?
F.A. : Je sais ce que c'est d'affronter l'OM sous le maillot lorientais. L'an dernier par exemple, quand nous avons marqué, le public était content. Mais dès l'égalisation marseillaise, le stade a chaviré en faveur de l'OM ! A 1-1, on savait que c'était perdu. Marseille a eu la ferveur pour lui.
Brandao et Niang absents à Lorient, le potentiel offensif de l'OM sera amoindri. Cela vous inquiète-t-il ?
F.A. : Non, car dans l'équipe on a tous un peu marqué. A nous, Baky (Koné), Hatem (Ben Arfa), Mathieu (Valbuena), moi et les autres d'aider le secteur offensif. C'est tout un travail. Cela ne doit pas reposer que sur les attaquants. On doit aller marquer. On a un effectif de qualité. On ne peut pas faillir dans ce domaine. Quand il y a des absences, il ne faut pas se plaindre ou montrer de l'inquiétude.
Marseille enchaîne les rencontres. Craignez-vous l'état de fraîcheur de l'OM ?
F.A. : C'est la dernière ligne droite et c'est donc compliqué. Il y a bientôt les vacances. En plus, nous avons six matches de plus que les autres dans les jambes. Mais l'équipe est bâtie sur un effectif assez large. On peut pallier une absence. Ça doit être notre force. On doit faire la différence là-dessus.
Bordeaux finit fort cette année 2009. Les Girondins seront-ils l'équipe à battre en 2010 ?
F.A. : En ce moment, Bordeaux imprime un bon rythme. Mais si on gagne à Lorient, on restera dans les temps. Les Bordelais se sont déjà fait accrocher plusieurs fois. Ce ne sera pas facile pour eux non plus.
Vos dernières performances avec l'OM ont-elles changé votre statut au sein du groupe ?
F.A. : Le regard des gens a changé. Je suis fier car je donne le maximum. Ce n'est pas parce que je suis à Marseille que je vais m'inventer un rôle de grande gueule. Il faut rester soi-même. C'est mieux d'être aimé que détesté ! Mais j'aurai vraiment passé un cap si on est champion de France.
La saison dernière a-t-elle été la meilleure sous le maillot des Merlus ?
F.A. : La meilleure, je ne sais pas. Mais la plus prolifique, oui. J'ai marqué sept buts, notamment contre les gros clubs. Ça permet de se jauger. Mes deux premières saisons étaient plus régulières. Mais l'an dernier, j'ai été décisif. J'ai réussi ce challenge que je m'étais fixé.
Que gardez-vous de votre passage à Lorient ?
F.A. : Que des bons souvenirs. Si je devais en retenir un en particulier, ce serait le jeu. J'ai été marqué. On faisait du jeu tous les jours à l'entraînement. En match, on n'avait qu'une pression, c'était celle du jeu. Pas du résultat.
La méthode Christian Gourcuff semble payer aujourd'hui. Comment la définiriez-vous ?
F.A. : En ce moment, il est davantage médiatisé. C'est un juste retour des choses. Car il fait partie des meilleurs entraîneurs en France. Et il n'y a pas de hasard. Il centre tout sur le collectif qui met en valeur les individualités.
Jallet, Ciani, vous… Les Lorientais s'exportent bien. Etes-vous surpris de ces réussites ?
F.A. : Auparavant, il y a eu Seydou Keita, Darcheville, Feindouno, Koné… A Lorient, il y a un cadre de travail et de simplicité. Jallet ou Ciani sont des mecs qui ne lâchent rien. Ils s'entraînent tous les jours et vont sur le terrain quoiqu'il arrive. Et puis ils ne font pas de bruit et bossent bien. Au fil des années, ils progressent. Ils se sont donc retrouvés avec un bagage important. En plus, ils ont en eux la notion de travail. Ils ont aussi réussi à s'adapter à des clubs plus huppés.
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