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Avant SRFC-PSG : Mamadou Sakho, Clément Chantôme, Jérémy Ménez et autres victimes de la concurrence
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Publié 05/04/2013 à 23:05 GMT+2
Avec son choix d’aligner une équipe-type à Rennes (17h), Carlo Ancelotti réaffirme à sept joueurs de l’effectif qu’ils ne sont que des recours au sein du PSG.
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Coincée entre deux quarts de finale de la Ligue des Champions face au Barça, la rencontre face à Rennes ce samedi aurait dû être celle qui permettait à Carlo Ancelotti de faire tourner son effectif et piocher dans certaines forces vives en sommeil depuis quelques semaines voire quelques mois. Mais le coach italien a balayé d’un revers de main l’hypothèse ce vendredi en conférence de presse : "Tous les joueurs ont bien récupéré donc je ne vais pas faire beaucoup de changements pour éviter des problèmes. La meilleure équipe jouera, sauf Alex (blessé) et Thiago Motta. Personne n’a de point à marquer. Je dois mettre la meilleure équipe en place", a révélé le technicien italien admettant malgré tout que "Ménez jouera peut-être" tout comme, face à l’absence d’Alex, Sakho. Ceux qui rongent leur frein vont le faire une semaine de plus. Dans l’effectif du PSG, une frontière de plus en plus nette existe entre ceux qui font partie du onze type et ceux qui se contentent de fractions de jeu. Ils sont sept joueurs à entrer dans cette catégorie. S’ils n’ont pas le même statut, ils ne font pas ou plus partie du onze type d’Ancelotti. Comment se dessinent leur avenir ? Que peuvent-ils espérer de leur fin de saison ? Tentative de réponse.
CHANTÔME-SAKHO : ON NE TOUCHE PAS AUX SYMBOLES
Parmi les seconds couteaux du PSG, Clément Chantôme et Mamadou Sakho ont un statut privilégié... ou empoisonné selon le point de vue. Parce qu’ils sont jeunes mais surtout parce qu’ils sont formés au club. Au-delà de l’aspect purement sportif, les deux hommes représentent un enjeu politique pour un PSG qui ne veut pas se couper de ses racines et qui souhaite donner l’image d’un club formateur. Paris est surtout confronté à un règlement et il doit aligner dans son effectif inscrit en Ligue des champions un minimum de quatre joueurs formés au club.
Derrière Chantôme et Sakho, c’est le grand désert. Voilà pourquoi le jeune Rabiot n’a été que prêter à Toulouse. "Bien sûr, la règle des quotas en C1 est centrale pour eux", nous éclaire Stéphane Courbis, l’agent de Clément Chantôme. "Voilà pourquoi ces deux joueurs n’ont pas le même statut que les autres remplaçants du PSG. Ils sont des symboles avant tout." Ce qu’on pressentait cet été s'est confirmé : les deux hommes auront bien du mal à quitter le navire parisien.
Sportivement, leur situation est cependant difficilement tenable. Certes, Chantôme a été titularisé à douze reprises en L1, certes Sakho a débuté plus de la moitié des matches de championnat mais leur statut est clair : ils ne sont que des recours. A 23 et 25 ans et au vu de leur talent, les deux internationaux français n’ont pas tellement de temps à perdre. Mais Paris, malgré son féroce appétit sur le marché des transferts, tient plus que tout à ses bijoux de famille.
DOUCHEZ, CAMARA ET ARMAND : DES TRENTENAIRES POUR FAIRE LE NOMBRE
Sylvain Armand et Zoumana Camara font figure de dinosaures au sein du vestiaire du PSG. Parmi les joueurs non issus du centre de formation, ils sont les plus anciens. Armand est arrivé en 2004 dans les bagages de Vahid Halilhodzic, Camara en 2007 sous la présidence d'Alain Cayzac. Un autre temps. Ils font figure de trait d’union entre l’ancien et le nouveau PSG. A mesure que les ambitions parisiennes ont gonflé, leur place dans l’effectif s’est dégradée. Camara n’a joué que trois matches de L1, Armand n’en a débuté que dix. Face à l’intouchable Sirigu, Douchez est lui aussi voué au banc.
Comme Armand ou Camara, il est l’un des rares membres de l’effectif parisien qui n’a pas été recruté par QSI et part avec un handicap certain face à la concurrence recrutée à coup de millions. Mais si Armand cherche une porte de sortie pour cet été, Camara et Douchez semblent se satisfaire d’une fin de carrière en douceur, comme doublures au sein d’un des clubs les plus puissants d’Europe. Pour Paris, ces trois hommes, tous trentenaires, ont deux avantages non négligeables : ils sont formés en France (chaque club inscrit en C1 doit présenter huit joueurs formés dans son pays) et acceptent sans broncher leurs rôles loin des projecteurs.
GAMEIRO-MENEZ : GROS TALENTS CONDAMNÉS A l’EXIL
Arrivé de l’AS Rome en 2011 contre 8 millions d’euros, Jérémy Ménez est la seule recrue clinquante de QSI, avec van der Wiel, à ne plus faire partie du onze type d’Ancelotti. L’arrivée de Lucas l’a relégué dans la hiérarchie des attaquants parisiens. Bien sûr, il a débuté 19 matches de Ligue 1 mais son statut se fragilise à mesure que la saison avance et que les enjeux gonflent : il n’a été titularisé qu’à trois reprises lors des huit dernières journées de L1. Remis en place par Ancelotti à plusieurs reprises dans la presse, Ménez ne sait pas masquer sa frustration. Il boude sur le banc et n’apporte plus grand-chose sur le terrain. Une attitude qui agace au plus haut point son coach. Paris ne le retiendra pas cet été en cas de belle offre car cette situation n’est plus tenable. Ménez, dont le contrat avec Paris s’achève en juin 2014, ne se voit pas dans la peau d’un remplaçant. Or tel semble être son destin dans la capitale désormais.
Kevin Gameiro, lui, est irréprochable. Dernière recrue du PSG pré-QSI, il se nourrit de bouts de matches mais il a déjà rapporté six points en L1 à Paris dont il est le deuxième meilleur buteur en championnat. Pourtant, Ancelotti continue de le snober en Ligue des champions, même s’il vient de recevoir deux entrées en jeu contre Valence et Barcelone. A 25 ans, dans un secteur ultra concurrentiel qui risque de se densifier cet été, il n’a pas d’autres options que l’exil cet été. Les prétendants (FC Séville, Valence, Everton) seront légion. Paris ne le retiendra pas.
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