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Les 5 actes de Garcia qui ont redressé le LOSC
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Publié 13/04/2013 à 18:26 GMT+2
Condamné au ventre mou, Lille a opéré un spectaculaire sursaut depuis février. Une preuve que Rudi Garcia a repris la main sur son effectif.
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C’est une habitude qui tourne à la routine. Lille n’aime pas les débuts de saison. Au soir de la 7e journée, le LOSC était septième. Fin janvier, il pointait au onzième rang et semblait condamné à une fin de saison sans saveur. Avant d’aborder le sprint final, les Nordistes sont désormais au pied du podium, à deux points des places qualificatives de la Ligue des champions. Principal artisan de cet insensé renouveau, Rudi Garcia. Le coach des Dogues a chamboulé son onze de départ en opérant un spectaculaire coup de balai. Garcia a repris la main. La preuve en cinq épisodes.
IL S’EST DEBARRASSE DE LANDREAU
Les relations entre Landreau et Rudi Garcia s’étaient refroidies en fin d’année dernière. Le coach lillois lui reprochait certaines sorties désobligeantes et les deux hommes ne s’entendaient plus. "Avec le coach, j'ai toujours été sincère et je lui ai toujours dit ce que je pensais. Dans toute relation, le tout blanc ou le tout noir, ça n’existe pas (...)Il m’a dit que je n’étais plus dans le projet. J’ai pris acte", déclarait Landreau lors de son départ en décembre. Garcia a poussé l’ancien Nantais, pourtant homme de base du titre et taulier du vestiaire, vers la sortie et installé Elana dans le but. Un premier signe fort d’une reprise en main de son effectif.
IL S’EST MONTRE BEAUCOUP PLUS INTRANSIGEANT
La défaite face à Nice (0-2) fut celle de trop pour le président Michel Seydoux. Lui qui n’a pas pour habitude de faire trembler les murs a pourtant piqué une grosse colère à l’issue du revers face aux Aiglons et demandé à Rudi Garcia, jugé trop proche de son groupe, de changer son attitude envers ses joueurs. Message reçu : Garcia a tranché dans le vif. Début février, il décide de ne plus faire confiance à Nolan Roux, jusqu’ici titulaire indiscutable, à la pointe de l’attaque nordiste. L’avant-centre est jugé trop peu impliqué à l’entrainement et disparait du onze voire même du groupe lors du déplacement en Coupe de France à Saint-Etienne. Garcia choisit également d’écarter Gianni Bruno. Parfois titulaire, souvent remplaçant, il n’apparaitra plus dans le onze lillois de fin février jusqu’à dimanche dernier.
IL A RESPONSABILISE LES JEUNES
Confronté au départ de Mathieu Debuchy cet hiver et à la blessure de Rio Mavuba, Rudi Garcia, qui n’est pourtant pas réputé pour donner facilement sa confiance aux jeunes, a responsabilisé certains espoirs du club nordiste. Lucas Digne (19 ans) et Idrissa Gueye (23 ans) squattent le onze de départ depuis plusieurs semaines désormais et enchainent les prestations solides. Même chose pour Ronny Rodelin (23 ans). A Troyes (1-1), c’est le jeune Divock Origi qui a sauvé les meubles. Le jeune Belge (17 ans) fait désormais des apparitions régulières en L1. Une vraie cure de jouvence qui a régénéré le LOSC.
IL A RELANCE DES JOUEURS EN DIFFICULTE (KALOU, MARTIN)
Salomon Kalou-Marvin Martin : deux symboles du mauvais début de saison lillois. Comme souvent, quand un collectif s’effrite, les recrues paient les pots cassés. Kalou et Martin ont connu des débuts délicats dans le Nord mais, depuis plusieurs semaines désormais, ils semblent avoir retrouvé une partie des qualités pour lesquelles le LOSC avait misé sur eux l’été dernier. Rudi Garcia a su redonner sa chance à Kalou, remplaçant moribond avant son départ à la CAN. Depuis que son coach lui a renouvelé sa confiance, l’Ivoirien carbure et reste sur sept buts en deux mois. Pour Marvin Martin, Rudi Garcia a opté pour un autre type de management. L’ancien Sochalien n’a pas goûté au banc de touche mais il a reçu de plein fouet le violent courroux de son coach suite au succès poussif face à Plabennec en Coupe de France ("Bon sang, Marvin, tu es international ! Il faut augmenter ton niveau de jeu. Tu vas te réveiller, oui ou non", selon des propos rapportés par l’Equipe). Depuis, Martin s’est réveillé et, s’il n’évolue pas encore au niveau attendu, il a retrouvé un peu de son influence en compilant trois passes décisives depuis la colère de Garcia. "Quand on attend plus de ses joueurs, il faut parfois les bousculer pour qu'ils se révoltent. partir du moment où on est juste, ils acceptent, surtout un garçon intelligent comme Marvin", juge Garcia.
IL A REPENSE SON ANIMATION
Après 24 journées, Lille n’avait inscrit que 25 buts. Une statistique presque irréelle pour une formation qui a construit ses récents succès sur sa puissance offensive. Le LOSC avait toujours le ballon mais tournait beaucoup trop autour du pot. Après le match face à Nice (56% de possession mais seulement 7 tirs contre 12 pour les Azuréens), Garcia a repensé son schéma offensif. Il a d’abord changé les hommes (exit Roux ou Bruno, place à Kalou et Rodelin) et quelque peu modifié son animation. Si les Nordistes ont toujours la possession du ballon, ils ne s’interdisent plus de subir le jeu et de procéder en contre. Ce fut le cas à Ajaccio (44% de possession) ou à Lyon (43% de possession). Garcia ne s’est pas entêté dans un schéma de jeu qui ne portait plus ses fruits. Une évolution, une de plus, qui lui a permis de tirer le meilleur de son effectif et de caresser un rêve inespéré fin février : retrouver la C1.
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