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OM-ESTAC: André-Pierre Gignac a le blues
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Publié 02/03/2013 à 23:31 GMT+1
La mauvaise passe de l'OM s'explique aussi par un coup de moins bien de son buteur. André-Pierre Gignac tarde à retrouver son niveau du début de saison.
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Quand André-Pierre Gignac tousse, c'est tout l'OM qui s'enrhume. Depuis le début du championnat, les résultats du club marseillais épousent la courbe de forme de son buteur. En début de saison, tout réussissait à APG. Le natif de Martigues enchaînait les grosses prestations. Ses buts se révélaient ainsi décisifs dans la série de six victoires de rang des Marseillais en L1. Le nom de l'ancien Toulousain commençait même à revenir dans les discussions portant sur l'équipe de France. Au lendemain de son doublé face au PSG le 7 octobre dernier, les Bleus semblaient alors lui tendre les bras. Un grand bonheur pour un joueur qui n'a jamais porté la tunique tricolore depuis qu'il est arrivé à l'OM à l'été 2010. Mais son rêve de revenir en équipe de France va s'envoler une semaine après son clasico de haute volée. A Troyes, APG se blesse au pied en retombant après un duel aérien. Cette fracture va provoquer une vraie cassure dans sa saison...
Dimanche, Gignac retrouve l'ESTAC. Mais sa forme internationale l'a quittée. Le numéro 9 de l'OM tarde à retrouver son efficacité de l'automne dernier. Jusqu'à Noël, APG tournait à une moyenne de 0,5 but par match (6 buts en 12 matchs de L1). Des stats de haut niveau qui faisait espérer une grande saison à Marseille. Depuis la reprise, les chiffres se font plus petits. Seulement 2 buts inscrits en championnat en 2013. Trop peu pour un joueur habitué à carburer au super cette saison. A égalité en tête du championnat avec Paris et Lyon à la trêve, l'OM est tombé à la quatrième place avant d'affronter Troyes lors de la 27e journée. Une vraie dégringolade... Et Gignac se retrouve en première ligne des joueurs critiqués. Car le départ de Loïc Rémy et l'irrégularité chronique de Jordan Ayew ont poussé APG à devoir assumer seul le statut difficile de sérial buteur de l'OM. L'arrivée au mercato de Kadir et Sougou n'ont pas libéré Gignac du fardeau de sauveur numéro 1.
Baup : "Il faut qu'il modifie son jeu"
Comment expliquer cette mauvaise passe de Gignac ? Son jeu a tout d'abord été disséqué par ses adversaires. "En début de saison, il allait souvent sur le côté gauche, tente d'expliquer Elie Baup. Il rentrait dans l'axe pour frapper. On n'en parlait peu car l'équipe marchait bien. Aujourd'hui, cette frappe favorite est connue de nos adversaires." Pour surprendre, Gignac doit donc trouver autre chose. "Il faut qu'il modifie son jeu, poursuit Baup. Il doit se positionner davantage dans l'axe pour amener plus de profondeur et de verticalité à notre jeu. C'est important." Le coach à la casquette a beaucoup discuté avec Gignac de son positionnement. Il ne remet pas en cause la faculté de son attaquant à provoquer des brèches sur les côtés. Mais il souhaite plus de présence dans la surface de réparation. Car Marseille a fait du centre son arme principale cette saison. Mais encore faut-il que son avant-centre soit à la réception des ballons....
Contre Paris, l'OM a dominé son sujet lors de la première confrontation. Tous les chiffres ont parlé en faveur des Marseillais. Mais l'efficacité n'a pas été au rendez-vous. "La réussite était de leur côté, indiquait APG à l'issue de la première des deux défaites face à Paris. On doit maintenant faire une grosse série pour prétendre à quelque chose." Le salut de l'OM passe forcément par son buteur martégal. Beaucoup moins disert sur les réseaux sociaux et plus absent face à la presse, Gignac semble affecté par la mauvaise passe de son équipe. Mais il fait tout pour redevenir l'homme fort du club. Depuis plusieurs matchs, ses adducteurs le font souffrir. Mais il serre les dents. Et il veut prouver que cette saison est bien celle de sa renaissance. Avec 13 buts toutes compétitions confondues, APG a déjà atteint son meilleur total sous le maillot marseillais. Mais il n'a pas envie de s'arrêter là. L'OM non plus...
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