De son propre aveu, Zinédine Zidane est un citoyen du monde. Il voyage beaucoup et se sent bien partout. Pourtant, d'une manière ou d'une autre, le meneur de jeu est toujours identifié en tant que Marseillais. Tout au long de sa carrière, le joueur n'a d'ailleurs jamais vraiment fermé la porte à une pige dans son club de coeur. Il a finalement arrêté sa carrière au Real Madrid, laissant un goût amer à de nombreux supporters de l'OM. Pour certains, les déclarations parsemées de ZZ ne sont que le fruit d'une stratégie destinée à favoriser ses sponsors. À l'occasion de l'inauguration d'une fresque à son effigie dans la boutique Adidas en plein centre-ville, il a donc pris le temps d'évoquer pur notre partenaire Le Phocéen son rapport avec la cité phocéenne ainsi qu'aux couleurs bleues et blanches.
Zinédine, sur cette fresque, il y a finalement assez peu d'éléments sur Marseille ...
Z.Z : "La Castellane est représentée. C'est très important pour moi, c'est là que tout a commencé et c'était improbable. Aujourd'hui, on a envie de dire : "Il a fait sa carrière lui, de toute façon..." Mais non! Je suis passé par toutes ces difficultés moi aussi quand j'étais jeune. Ce sont les moyens que je me suis donnés, le travail, l'acharnement et l'envie de vouloir faire quelque chose dans ma vie qui font que j'ai réussi à faire ce que j'ai fait. Et en faisant le Z5 avec ma famille, l'idée, c'est de retrouver un peu cet esprit du quartier.
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C'est au quartier dans ton enfance justement que tu es devenu fan de l'OM ?
Z.Z : On était tous à fond pour l'OM dans ma famille, mais c'est surtout avec les copains que je partageais ça. C'est avec eux qu'on partait de la cité en bus, en métro et parfois même à pied pour rejoindre le Vélodrome. Et quand tu ratais aussi le dernier métro, fallait aussi rentrer à pied !"
Ça fait une trotte ...
Z.Z : C'était comme ça, on n'avait pas le choix. C'était soit on dormait dehors, soit on rentrait à pied... même si c'était tard ! Mais bon, je suis parti très tôt à Cannes. Donc cette période où j'ai fréquenté le stade, ça a duré une année, pas beaucoup plus.
Juste après, Enzo Francescoli est arrivé à Marseille. Qu'est-ce qui a fait qu'il est devenu ton idole ?
Z.Z : C'est chaque fois que je pouvais aller le voir. Je ne regardais que lui en fait. J'étais tellement obnubilé par ce joueur que je regardais tous ses faits et gestes. Quand je jouais au foot, ce que je voulais, c'était simplement lui ressembler. J'ai tout fait pour jouer comme lui. Je pense que je ne m’en suis pas trop mal sorti, parce que depuis je l'ai vu et il m'a dit que c'était pas mal.
Tu as aussi recroisé l'OM, notamment avec le Real Madrid en 2003. À la fin du match aller, tu vas encourager les joueurs marseillais...
Z.Z : Eh ouais, je suis supporter. Je le serais toujours de toute façon. Pour tout le monde, c'est certainement pareil, chaque joueur a un club préféré. Marseille pour moi c'est particulier. Chaque fois que je jouais contre, c'était délicat pour moi.
Après ce match justement, tu discutes avec Drogba, à qui il ne faudra que quelque mois pour devenir une idole. Toi, en une saison ...
Z.Z : (Il coupe) Forcément. Quelque part, au fond de moi, j'aurai toujours ce petit regret de ne pas avoir joué à Marseille. Quand je vois comment je parle de Marseille, comment je pense Marseille, et me dire que je ne suis jamais venu à l'OM... Mais j'ai mes bonnes raisons en fait. Parce qu'en venant à Marseille, je serais resté tout le temps avec mes copains. Donc j'aurais divorcé, je serais resté du matin au soir avec mes copains. C'était juste pas possible. J'avais une autre pensée de ma carrière.
Au retour, au moment de ta sortie de jeu au Vélodrome, tu essuies quelques sifflets, mais tu désamorces vite et disant que toi aussi, en tribunes, tu aurais sifflé.
Z.Z : Ben oui, bien sûr, ma foi ! Je suis Marseillais donc je sais comment on fonctionne.
Et si tu étais en tribunes aujourd'hui, à quel joueur de l'effectif tu t'attacherais le plus ?
Z.Z : Non, c'est l'équipe, le club, c'est ce que ça représente dans la ville, c'est un tout. C'est juste le fait de se dire qu'on est Marseillais."
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