Eurosport
Comment l'OM s'est remis à l'endroit
Par
Publié 16/08/2013 à 23:00 GMT+2
La campagne des matchs amicaux avait laissé planer un doute sur la capacité de l'OM à être prêt pour le début du championnat. Mais ces craintes ont vite été balayées par la victoire à Guingamp (1-3). Explications en cinq actes du sursaut marseillais.
Eurosport
Crédit: Eurosport
Une série trop noire pour être vraie
Battus cet été par Porto (3-0), Wolfsburg (2-0), Parme (1-0) et la Sampdoria de Gênes (4-3), les Marseillais commençaient à douter de leur capacité à bien débuter le championnat. La seule victoire à Lens (0-1) n'avait pas suffi à éteindre toutes les interrogations nées d'une mauvaise série de rencontres amicales. "Inconsciemment, on a gambergé, avoue ainsi Souleymane Diawara. Durant les matches amicaux, il n'y a pas eu d'énorme victoire. On a connu beaucoup de défaites tout en encaissant pas mal de buts. Forcément, je gambergeais un peu." Ce doute a finalement interpellé les consciences des Marseillais. Comment ne pas être piqué au vif après quatre défaites concédées en six matches ? Les Olympiens, qui ont bâti leur force sur leur capacité à toujours tendre vers la victoire, n'ont pas apprécié cette série noire. Plusieurs cadres ont pris la parole pour tirer la sonnette d'alarme.
Le coup de gueule de Mandanda
Le premier à être monté au créneau, c'est Steve Mandanda. Le capitaine a parfaitement su mobiliser ses troupes. "Steve (Mandanda) a poussé un coup de gueule après le match de Gênes, explique Rod Fanni. Pour moi, c'était nécessaire. J'étais presque content de perdre ce match. Car Steve a mis le doigt sur des problèmes importants que la défaite a amplifiés. Même si on ne méritait pas de prendre le dernier but, c'était un avertissement. On ne devait pas se reposer sur nos lauriers. Si on avait gagné cette dernière rencontre de préparation, on aurait peut-être eu un sentiment de suffisance. Là, on sait que l'on ne doit pas avoir cette mentalité pour faire des résultats. Cette défaite peut nous faire plus de bien que de mal. Ça nous permet de rester en alerte sur les choses à ne pas faire". Des mots forts qui marquent l'empreinte d'une équipe qui a tenu à se réunir en conclave pour évoquer ses problèmes.
Se souvenir des belles choses
Pour sortir de l'ornière des matches amicaux, l'OM a su également s'appuyer sur les ressorts qui l'avaient fait bondir jusqu'à la deuxième place du dernier championnat. "On savait que l'on avait beaucoup de qualité dans notre groupe, affirme Diawara. Il fallait s'appuyer sur ça. Avant le match de Guingamp, on a beaucoup discuté. On s'est dit qu'il fallait s'appuyer sur ce que l'on savait faire. Ça a payé". Les trois buts marqués en seulement un quart d'heure en Bretagne représentent la volonté de répondre très vite à une situation qui commençait à devenir délicate. "Avant le match, on a beaucoup insisté sur le fait de simplifier mais aussi d'accélérer le jeu, analyse encore Fanni. On a travaillé la phase de transition entre la possession de balle et la perte du ballon. On doit faire preuve d'une mentalité de chien pour récupérer le ballon". Cette hargne retrouvée, c'est aussi l'odeur de la compétition qui transcende les Olympiens. Ses essences différents en tout point de celles des matches amicaux.
Une mentalité de gagneurs
L'OM a construit son succès à Guingamp grâce à une force collective impressionnante. La saison dernière, les Marseillais étaient déjà animés de cette solidarité qui faisait le ciment de leur compétitivité. "C'est vrai que l'on affiche une solidarité, un état d'esprit, un engagement et une envie impressionnante dans nos rencontres, avance Diawara. C'est peut-être ça qui va faire la différence. La saison dernière, personne ne nous voyait deuxième. On savait que l'on pouvait faire quelque chose. Si on garde cet état d'esprit-là avec nos recrues en plus, on peut encore faire une meilleure saison !" Facile vainqueur chez le promu guingampais, l'OM ne doit pas non plus trop bomber le torse. Sa modestie restera sa plus grande force s'il veut voyager loin cette saison. Car la partie ne sera pas aussi tranquille tous les week-ends. "On aimerait bien tuer tous les matches après un quart d'heure de jeu, rigole Souley. Mais on sait bien que ce n'est pas possible".
La faiblesse de Guingamp
Si les Marseillais ont fait passer un sale quart d'heure à Guingamp, c'est aussi parce que l'En Avant est apparu comme une victime consentante. "Ils étaient impressionnés de rencontrer l'OM pour leur premier match, explique Diawara. Une grande partie de l'effectif n'avait jamais joué en Ligue 1. Ce sera différent contre Evian qui évolue en L1 depuis trois saisons". L'ETG s'avance effectivement avec une formation davantage rompue aux joutes de la Ligue 1. Sans Saber Khalifa mais avec Modou Sougou, prêté par l'OM, le club savoyard peut poser des soucis à l'équipe de d'Elie Baup. Car tout n'a pas été rose en Bretagne. Nicolas Nkoulou a par exemple été l'ombre du défenseur intraitable qu'il est devenu sous le maillot marseillais. "Il fait une erreur sur le but de Guingamp, note son compère de la défense centrale. Ça arrive à tout le monde. Il était moins concentré et moins lucide. Mais je ne me m'inquiète pas pour Nico. Il a d'énormes qualités et il va vite se reprendre". La force de cet OM réside aussi dans la perpétuelle remise en questions.
Publicité
Publicité