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Ligue 1, 19e journée - PSG-Lille : Paris, l’invité des cinq dernières minutes
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Publié 22/12/2013 à 01:29 GMT+1
Le PSG s’est fait une spécialité des buts en toute fin de rencontre, comme contre Saint-Etienne mercredi (2-1). Une caractéristique qui ne doit rien au hasard.
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Crédit: Eurosport
Avec le PSG, un match n’est jamais fini. Les Stéphanois l’ont encore constaté ce mercredi. Ils s’apprêtaient à disputer aux Parisiens leur place en quarts de finale de Coupe de la Ligue lors de la séance de tirs au but, lorsqu’Edinson Cavani a surgi pour les crucifier à la 117e minute. L’Uruguayen a ainsi offert la qualification à son club (2-1 a.p.) et rappelé de mauvais souvenirs à l’ASSE. Les Verts avaient déjà lâché deux points au bout du temps additionnel contre le PSG fin octobre, en championnat cette fois, sur une égalisation improbable de Blaise Matuidi (2-2). Il faut dire que les Stéphanois sont coutumiers du fait et ont pris la très mauvaise habitude d’encaisser des buts en fin de rencontre.
Les Parisiens se sont fait une spécialité de marquer dans cette période que les Américains appellent le money-time. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait une, que les Lillois devront être costauds pendant 90 minutes et des poussières dimanche pour ramener quelque chose de leur déplacement dans la capitale. Depuis le début de la saison, les hommes de Laurent Blanc ont marqué neuf buts à partir de la 85e minute. Ce chiffre constitue un record en Ligue 1, comme les six réalisations inscrites dans les arrêts de jeu. A titre de comparaison, les partenaires de Thiago Silva en avaient totalisé seulement quatre après la 90e minute sur toute la saison dernière.
Quatre points gagnés dans les cinq dernières minutes
Sur les 42 buts du PSG dans ce championnat 2013/2014, 21% sont concentrés sur les cinq dernières minutes du temps réglementaire, plus le temps additionnel. Une statistique impressionnante, qui a permis aux Parisiens de glaner quatre points inespérés en championnat. Outre le nul arraché à Geoffroy-Guichard, ils ont obtenu un point contre Ajaccio (1-1 le 18 août) grâce à Cavani (86e) et un succès face à Guingamp (2-0 le 31 août) sur des réalisations tardives d’Adrien Rabiot (90e+1) et de Zlatan Ibrahimovic (90e+3). Ils ont aussi fait le coup à Bordeaux lors du Trophée des champions, sur un coup de tête d’Alex dans les derniers instants du temps additionnel (2-1), et à l’Olympiakos en Ligue des champions (2-1), avec un but de l’inévitable Cavani à la 90e.
Cette capacité du PSG à faire basculer une rencontre, symbolisée par un Cavani souvent décisif dans ce genre de situation mais forfait dimanche, traduit l’une des vertus nouvelles de ce groupe : un mental à toute épreuve. Quand les joueurs de la capitale sont moins bien, ils s’appuient sur leurs forces collective et psychologique pour faire la différence. Avec 60% de possession de balle en moyenne par rencontre de Ligue 1, les Parisiens usent également leurs adversaires à force de les faire courir après le cuir. Ce travail de sape, fourni notamment par le trident du milieu de terrain, ils en récoltent les fruits dans les dernières minutes. La bataille de la maîtrise du ballon sera encore essentielle dimanche contre Lille. Surtout si le LOSC ne veut pas s’exposer, comme les autres, aux risques de se faire punir au moment où il s’y attend le moins.
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