PSG : Les 4 idées reçues auxquelles Blanc a tordu le cou

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Il existait des arguments pour envisager un échec de Laurent Blanc au PSG cette saison. L'entraîneur parisien a su les démonter un par un.

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C'est une régression par rapport à Carlo Ancelotti

Le choix de Laurent Blanc était perçu comme un risque. Surtout par rapport aux ambitions européennes du PSG, puisque le technicien français démarrait seulement sa carrière d'entraîneur quand Carlo Ancelotti remportait sa deuxième Ligue des champions tant que coach. Mais Blanc a d'ores et déjà fait aussi bien que l'Italien en atteignant les quarts de finale de la C1. Et il affichera aussi, sauf cataclysme, un meilleur bilan en Ligue 1 puisque Paris compte déjà 10 points de plus à ce stade de la saison que l'an passé. Le PSG est même très bien parti pour battre le record du nombre de points sur une saison (84), et confirmer ainsi la réussite de Blanc dans ce championnat. Une progression qui s'explique en grande partie par une qualité de jeu supérieure, avec un  style plus attractif que le Français a su donner au PSG. Paris obtient de meilleurs résultats et dégage une image plus positive avec Blanc qu'avec Ancelotti. Sa première année à la tête du club de la capitale n'est donc en aucun cas la régression qui pouvait être envisagée lors de sa nomination l'été dernier.

Il ne saura pas gérer les égos

A Bordeaux, Laurent Blanc n'avait pas les stars dont il dispose aujourd'hui dans l'effectif du PSG. Et les tensions apparues dans le vestiaire tricolore à la fin de son mandat en équipe de France lors de l'Euro 2012 pouvaient jeter le doute sur sa faculté à gérer des égos démesurés comme celui de Zlatan Ibrahimovic. Le Suédois, dont le départ a même été évoqué après celui de Carlo Ancelotti, est justement le symbole de la réussite de Blanc dans ce domaine. Il est non seulement en passe de réaliser la meilleure saison de sa carrière, mais il affiche aussi une attitude plus calme, plus positive que l'an dernier. C'est d'autant plus remarquable que Blanc, en tant que manager, n'a pas cette réputation internationale qui caractérise Ancelotti. Il devait ainsi prouver sa capacité à se faire respecter par le vestiaire parisien, une étape par laquelle l'Italien n'avait pas eu à passer. L'entraîneur du PSG y est parvenu avec succès jusqu'ici, ce qui était loin d'être acquis au départ.

Il ne fera pas tourner son effectif

C'était l'une des explications avancées pour justifier la nette baisse de régime qui avait coûté le titre à Bordeaux en 2010, lors de sa dernière saison sur le banc girondin. Et compte tenu de l'exigence de résultats très élevée au PSG, la tentation pouvait être grande pour Blanc de s'appuyer de façon quasi-exclusive sur le même onze de départ. Si celui-ci s'est clairement dégagé assez tôt dans la saison, Blanc s'est cependant attaché à instaurer une rotation d'effectif qu'il n'avait pas su faire à Bordeaux. Sur les 22 joueurs utilisés par le PSG en L1 cette saison, 14 ont débuté au moins un tiers des 28 matches disputés jusqu'ici en championnat. Et si Blanc a rapidement reconnu qu'il serait difficile de reléguer sur le banc des joueurs comme Thiago Silva et Zlatan Ibrahimovic, Salvatore Sirigu reste le seul de son effectif à avoir démarré tous les matches de championnat pour le moment. Cette rotation explique aussi pourquoi le vestiaire parisien affiche une sérénité qu'il n'avait pas l'an dernier.

Sa personnalité n'est pas compatible avec le PSG

Laurent Blanc a connu une fin de mandat compliquée en équipe de France. Avec certains de ses joueurs, mais aussi avec ses dirigeants. La personnalité du sélectionneur tricolore de l'époque apparaissait même comme l'une des causes de la rupture avec le président de la FFF, Noël Le Graët, qui ne goûtait pas vraiment l'indépendance et certaines libertés prises par l'ancien libéro des Bleus. Cela explique en partie pourquoi il n'a pas continué l'aventure malgré un bilan positif à la tête de la sélection. Par rapport à ça, Blanc ne semblait pas être l'entraîneur le plus compatible avec le PSG et son vaste organigramme, dont Leonardo faisait encore partie en tant que directeur sportif au moment de sa signature. Une impression radicalement différente du constat actuel. Blanc s'est parfaitement adapté au cadre de son rôle de manager à Paris. Il fait l'unanimité auprès de ses dirigeants, à commencer Nasser Al-Khelaifi. Et ce paramètre explique aussi pourquoi le président du PSG a d'ores et déjà confirmé Blanc dans ses fonctions pour la saison prochaine.
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