Robert Duverne (OL) : "Les blessés ? Nous avons un peu trop tiré dessus"

"Les blessés ? Nous avons un peu trop tiré dessus"
Par AFP

Le 18/10/2013 à 16:02Mis à jour Le 18/10/2013 à 16:20

Préparateur physique de Lyon, Robert Duverne tente d'expliquer les raisons pour lesquelles l'OL déplore de nombreux blessés depuis le début de saison. Mais, pour lui, l'équipe est prête physiquement. Il appelle au rebond et à continuer à travailler.

Quelle peut être la cause des nombreuses blessures déplorées par l'OL actuellement ?

Robert Duverne : Il y a eu plusieurs blessures musculaires similaires, à l'ischio-jambier mais pas pour les mêmes causes. Il est donc difficile de tirer des conclusions. Qui a été touché ? Miguel Lopes, Henri Bedimo, Milan Bisevac, Mouhamadou Dabo, Samuel Umtiti, Bakary Koné. Ils concernent un seul secteur de jeu: la défense et c'est le plus handicapant. Bisevac et Koné n'ont pas pris part à la préparation estivale après des compétitions internationales en juin. Umtiti a fait le championnat du monde U20. Lopes et Bedimo sont arrivés en cours de préparation. Le seul qui l'a suivi, c'est Dabo et puis il y a Yoann Gourcuff alors que Gaël Danic a souffert d'une autre blessure musculaire (adducteurs). Nous avions à faire jouer une défense, avec des éléments qui auraient dû se préparer, alors que nous avions huit matches en août. Nous avons utilisé ces joueurs car c'était l'urgence mais ils étaient aptes. Nous avons un peu trop tiré dessus. La répercussion pour septembre était dangereuse. Il y a eu aussi des suspensions de Koné et Umtiti, en août. Il y a eu des décalages de préparation et cela fait trop pour pouvoir se préparer sereinement.

En plus de 20 ans à l'OL, avez-vous déjà connu une telle accumulations de blessures similaires ?

R.D. : Non, pas comme cela. J'essaie de comprendre. Ce n'est pas de la malchance. C'est un constat. Il faut rebondir et passer à autre chose, travailler. La région musculaire est tout à fait ciblée: les ischio-jambiers. Ils sont fragilisés parce qu'autre chose devrait casser et ne casse pas. Il semble que l'on soit protégé sur plein d'autres types de blessures. C'est plutôt positif. Nous avons reporté le problème des adducteurs ou des quadriceps ailleurs, sur les ischios qui sont difficiles à travailler surtout lorsque l'on enchaîne les matches. Je ne suis pas terrifié. Les causes sont multiples. Il ne faut pas tout remettre en cause, avoir une phobie de la préparation et de l'ischio-jambier. Pour moi, les matches ont une consistance athlétique qui nous permet de rivaliser avec l'adversaire.

Est-ce qu'il y a un plan d'action pour réduire le nombre de blesssés à l'OL ?

R.D. : Il y a des délais de guérison et de retour incompressibles. Nous faisons de notre mieux. Il faut préparer de nouveau les joueurs en reprise qu'il est hors de question d'envoyer en match s'ils ne sont pas prêts. On réduit déjà les délais. C'est dangereux mais c'est comme cela. C'est le football de haut niveau. Devant et au milieu, il ne manquait personne à Montpellier (défaite 5-1) où le match a tourné en peu de temps. Il faut que l'on soit plus compétitif face à l'adversaire.

Que dire de la pression de Jean-Michel Aulas à ce sujet ?

R.D. : Elle est normale. Il dirige le club et veut des résultats. Il essaie de comprendre et nous devons avoir une rentabilité supérieure. C'est logique. Il est normal qu'il n'attende pas son équipe au 14e rang. C'est la situation mi-octobre. Nous devons sortir de cette situation car au bout il y a un projet fabuleux à l'OL.

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