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Stade de Reims - PSG : Le match qui a dévié la trajectoire du PSG
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Publié 23/11/2013 à 00:12 GMT+1
Reims est la dernière équipe à avoir fait tomber le PSG (1-0), le 2 mars dernier. Un match qui a changé beaucoup de choses pour Paris. Pas forcément en mal.
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Crédit: Eurosport
Ce devait être un match sans histoire pour le PSG. Le 2 mars dernier, Paris se déplaçait à Reims avec le statut d'un leader de Ligue 1 en confiance après un mois de février réussi, marqué par un succès à Valence en Ligue des champions (1-2) et bouclé par deux victoires consécutives face à Marseille (2-0). En face, Reims restait sur une défaite à Nice (2-0) après un nul à domicile face à Saint-Etienne (1-1), et n'envisageait pas vraiment la venue des Parisiens comme une perspective de prendre des points dans la course au maintien. L'équipe d'Hubert Fournier en avait pourtant gagné trois au terme d'un match assez surréaliste. Ezequiel Lavezzi avait manqué une occasion en or en première période, Reims s'était retrouvé à dix à l'heure de jeu suite à l'expulsion de Christopher Glombard peu avant d'inscrire le but de la victoire par Grzegorz Krychowiak (1-0).
Cette défaite, la dernière connue par le PSG en match officiel, a changé beaucoup de choses pour le club de la capitale. Elle l'avait plongé au bord de la crise de nerfs, à l'image de la colère de Nasser Al-Khelaifi après la rencontre, et de la déclaration maladroite de Leonardo, affirmant devant les caméras de Canal+ que son équipe avait "peut-être une équipe faite pour l'Europe, pas pour ce genre de match". Elle avait surtout convaincu Carlo Ancelotti de quitter son poste d'entraîneur en fin de saison, une décision aussi dictée par la perspective de succéder à José Mourinho sur le banc du Real Madrid que Florentino Perez avait réservé à "Carletto". "C’est vrai qu’on a très mal joué. Mais je pensais qu’après les trois bons mois qu’on venait de faire, j’aurais un petit peu de tranquillité. Là, je n’ai pas senti la confiance. Dès le lendemain, j’ai dit à Leonardo que je n’entrainerais plus le PSG à l’issue de la saison", avait révélé l'Italien dans les colonnes de L'Equipe mi-septembre.
Le revers à Reims avait lancé une fin de saison très tendue au PSG. Les deux semaines suivantes avaient été poussives, avec une qualification finalement étriquée face à Valence au Parc (1-1) en C1, une victoire sans relief contre Nancy (2-1) et un nul électrique à Saint-Etienne (2-2), au terme duquel de nombreux Parisiens s'en étaient pris à l'arbitre de la rencontre, Antony Gautier, notamment pour un tacle très sévère et non sanctionné de Brandao sur Thiago Silva. Une nervosité parisienne encore symbolisée en avril par les expulsions de Thiago Motta, Marco Verratti et David Beckham dans la double confrontation face à Evian, en Coupe de France (1-1, 4-1 t.a.b.) puis en L1 (0-1). Et surtout, au mois de mai, par le coup d'épaule asséné par Leonardo à l'arbitre Alexandre Castro après PSG-Valenciennes (1-1), qui avait valu en première instance au Brésilien une suspension de toutes fonctions officielles jusqu'au 30 juin 2014, levée depuis par le tribunal administratif de Paris.
Le tour de force de Laurent Blanc
Le titre remporté la semaine suivante par le PSG à Lyon (0-1) n'avait pas effacé la tension ambiante née de la défaite à Reims. Sept jours plus tard, au lendemain de la fête du sacre au Parc pour PSG-Brest (3-1), Carlo Ancelotti avait annoncé en public, lors de la remise des Trophées UNFP, cette décision de quitter son poste d'entraîneur qu'il avait prise après le revers à Auguste-Delaune. Paris s'est retrouvé sans coach, pendant près d'un mois passé à vivre au rythme des rumeurs quotidiennes : Rafael Benitez, André Villas-Boas, Michal Laudrup, Guus Hiddink, Fabio Capello, Frank Rijkaard… pour finalement nommer Laurent Blanc, alors présenté comme un choix par défaut, le 26 juin. Le départ d'Ancelotti au Real a été officialisé le même jour, et la démission de Leonardo le 10 juillet. "J'aurais pu continuer au PSG en faisant certaines choses. Pour tout vous dire, j'aurais même dû devenir entraîneur du PSG sans cette sanction", confiera plus tard l'ancien directeur sportif du club francilien.
Du 2 mars au 10 juillet, de la défaite à Reims à la démission de Leonardo, le PSG a semblé détruire en quatre mois tout ce qu'il avait construit depuis l'arrivée de QSI à l'aube de la saison 2011/2012. Pourtant, au moment de retrouver les Rémois quatre mois plus tard, Paris a rarement donné l'impression d'une telle stabilité. Technique, avec une qualité de jeu et une maîtrise du ballon qu'il ne possédait pas l'an dernier, et mentale, tant la sérénité dégagée par le club de la capitale contraste avec la nervosité des quatre derniers mois de la saison passée. Blanc a su bonifier ce PSG façonné par Leonardo et Ancelotti et ses résultats (1er de L1, 1er de son groupe en C1 et aucune défaite toutes compétitions confondues) traduisent cette progression. Même si elle ne pourra être réellement validée qu'à l'heure du verdict, au printemps prochain. Le déplacement à Reims début mars n'était donc pas un match sans histoire pour le PSG. Il a bel est bien changé le cours de son destin. Et pas forcément dans le sens qu'on pouvait imaginer.
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