Après PSG-OM (2-0), antisèche : Marseille a peut-être été le meilleur, mais Paris était le plus fort
Par Maxime Dupuis
Publié 10/11/2014 à 00:45 GMT+1
Le Paris Saint-Germain s'est imposé face à l'Olympique de Marseille (2-0), dimanche lors de la 13e journée. Les Phocéens ont réalisé une prestation de très grande qualité, notamment en première période. Mais Paris a su s'adapter et frapper quand il le fallait. La preuve de sa supériorité. Notre antisèche.
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Crédit: Eurosport
Le jeu : Marseille n'était pas venu pour subir
Une fois n'est pas coutume, PSG - OM a mis tout le monde d'accord. Notamment lors d'un premier acte d'une qualité rare entre les deux équipes. Dans l'engagement et techniquement parlant, Parisiens et Marseillais ont réalisé une prestation de très haut niveau, digne des soirées européennes de milieu de semaine. Celles du mardi et du mercredi. Pas du jeudi. Marseille, privé de trois joueurs importants (Ayew, Romao et Morel), n'était pas venu au Parc pour subir. Mais pour imposer son jeu. Son 4-2-3-1, avec Alessandrini à droite et Thauvin à gauche dans l'animation, n'a eu qu'un défaut : manquer de réalisme.
Le contraire d'un Paris Saint-Germain qui, expérimenté, a su faire le dos rond en début de match. Et n'a jamais perdu le fil en jouant bien plus directement qu'à l'accoutumée. En seconde période, la débauche d'énergie phocéenne a plombé les hommes de Marcelo Bielsa, facilitant la tâche des Parisiens. A l'expérience, le 4-3-3 de Laurent Blanc, qui a retrouvé Zlatan lors du dernier tiers de la rencontre, a tenu les débats. L'OM a encore du chemin. Paris de moins en moins pour retrouver le sommet.
Les joueurs : Aurier - Lucas, la droite qui gagne
Serge Aurier a rarement été à la fête depuis son arrivée au PSG. Face à l'OM, le joueur prêté par le TFC a bien choisi son moment pour montrer qu'il valait mieux que ce qu'il avait laissé entrevoir jusqu'ici. Auteur d'une passe décisive sublime pour Cavani à cinq minutes de la fin, le latéral droit, qui remplaçait Grégory van der Wiel (suspendu), a réalisé une grande partie. Loin devant Maxwell, qui n'a pas été au top sur son côté gauche. De l'énergie, de la justesse défensive et un apport offensif certain, l'Ivoirien a tout fait, dans le sillage de l'artiste Lucas.
Le Brésilien, auteur de l'ouverture du score, a brillé par ses raids sabre au clair. Il a souvent mis le désordre dans une arrière-garde marseillaise dirigée de main de maître par Nicolas Nkoulou et où personne n'a démérité, sinon… Benjamin Mendy, qui s'est distingué par un manque d'engagement sur le premier but. En pointe, André-Pierre Gignac - comme son alter ego parisien Edinson Cavani - a tout donné et s'est dépensé sans compter. Mais a symbolisé le manque de réalisme phocéen. Florian Thauvin, Dimitri Payet ou Romain Alessandrini se sont éteints quand l'OM avait le plus besoin d'eux. Enfin, mention spéciale à Marco Verratti qui a aidé Paris à sortir la tête de l'eau en première période. Il a impressionné par son calme.
Le tournant qui n'a pas eu lieu : Et si Gignac avait ouvert la marque…
Cinquième minute de jeu. Florian Thauvin frappe un corner rentrant au premier poteau. André-Pierre Gignac coupe parfaitement la trajectoire et, de la tête, est à deux doigts et un poteau près d'ouvrir le score. L'OM, qui avait pris le taureau par les cornes, s'en serait trouvé renforcé. Et la musique n'aurait peut-être pas été la même. Un peu tôt pour en être sûr, mais…
La stat : 53
Le Paris Saint-Germain a été privé du ballon. L'OM de Marcelo Bielsa, venu avec ses ambitions et sa philosophie de jeu, a montré les crocs et a tenu le cuir 53% du temps. A l'arrivée, Paris a été loin de ses standards habituels en Ligue 1 (61% depuis le début de saison). Mais n'a pas eu à s'en plaindre. Vraiment pas. Fort de son expérience, le PSG a su s'adapter avec intelligence.
Le tweet qui nous a fait sourire
Grand footballeur un jour. Grand footballeur toujours.
La décla : André-Pierre Gignac
La question : Le PSG a-t-il vraiment mérité sa victoire ?
A la fin du match, les acteurs de ce grand PSG - OM ont été unanimes sur deux points. 1. Marseille a réalisé une grande partie. 2. Paris a mérité sa victoire. De prime abord, tout cela peut paraitre contradictoire et paradoxal. Mais ça ne l'est absolument pas. Oui, Marseille a été excellent, notamment en première période. Oui, Paris a amplement mérité de repartir du Parc des Princes avec les trois points. Parce que le club de la capitale était le plus fort. Pourquoi ? Il a su s'adapter à son adversaire et a réussi à lui faire mal quand il fallait.
Plus constant sur la longueur et d'un réalisme à toute épreuve, Paris n'a pas gâché et montré qu'il restait bel et bien le patron du Championnat de France. Un patron qui n'en a pas encore tous les galons. Mais cela ne saurait tarder. Revenu à une petite longueur de son adversaire du jour, qui a perdu ses deux matches face à ses poursuivants directs (Lyon et donc Paris), le PSG est peut-être une équipe branchée sur courant alternatif. Mais elle sait mettre la pleine puissance lorsqu'il le faut. Et, à l'arrivée, cela fera la différence.
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