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S'il veut encore croire au titre, l'OL doit combattre ses frustrations et ses tensions
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Publié 01/05/2015 à 23:46 GMT+2
LIGUE 1 - Son espoir de titre désormais suspendu à un faux-pas du Paris Saint-Germain, l'Olympique Lyonnais doit aussi gérer certaines insatisfactions dans son vestiaire.
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Maintenant, c'est Paris qui a la main
Hubert Fournier et ses joueurs ont beau avoir longtemps combattu l'idée d'être des candidats au titre, les Lyonnais l'ont mauvaise depuis mardi soir. La victoire du PSG en match en retard devant Metz (3-1) a rétabli la vérité : maintenant, c'est Paris qui a les cartes en main. Pour être couronné pour la huitième fois de son histoire, l'OL est autant condamné à réussir un sans-faute lors des quatre dernières journées que d'espérer que le PSG soit battu une fois ou concède deux résultats nuls.
Un scénario auquel la France du foot n'a pas l'air de croire. Désormais, c'est le scepticisme qui accompagne Lyon dans ce sprint final pour le titre. "On peut le comprendre", acquiesce d'abord Hubert Fournier, avant de rapidement préciser qu'il est loin d'avoir abdiqué : "Cela doit nous galvaniser pour leur donner tort. On en a les moyens. A nous de prendre le maximum de points jusqu'au bout afin de ne pas avoir de regret si Paris connaît une déconvenue."
Anthony Lopes combat lui aussi l'idée contre laquelle l'OL aurait laissé passer sa chance : "On croit au faux-pas du PSG. A nous de faire carton plein pour faire durer le suspense et espérer." Difficile toutefois de ne pas souligner que Lyon n'a gagné cette saison qu'à une seule reprise cinq rencontres de championnat d'affilée. Sera-t-il capable de rééditer pareille performance dans une dernière ligne droite où, après Reims, l'attendent Evian, Caen, Bordeaux et Rennes ?
Premières tensions dans le vestiaire
Malgré l'absence de coupe d'Europe, Hubert Fournier n'a jamais réellement eu à trancher dans le vif. Ses compositions d'équipe n'ont quasiment jamais soulevé de polémique. Seule la blessure de Bisevac en février a provoqué une concurrence frontale entre Rose et Koné. Pour le reste, l'entraîneur n'a jamais vraiment eu à s'employer pour justifier ses choix. Ce n'est plus le cas désormais. Le retour de Grenier a poussé Ferri sur le banc et Mvuemba en tribune.
A Reims, le premier n'a pas eu l'air d'apprécier de sortir dès la 60e minute, le deuxième errait comme une âme en peine sur la pelouse au moment de la reconnaissance, et le troisième a lâché son désarroi cette semaine dans Le Progrès : "Ça ne regarde que le coach et moi mais je sais ce qu’il m’a dit juste après la reprise de janvier. C’est du coup légitime d’être dans l’incompréhension." Un sentiment qu'accepte Hubert Fournier : "C'est légitime. Il reste une vingtaine de jours. Ca va passer vite". Bref, pour le coach, il n'est plus question de se soucier des états d'âme des remplaçants.
Les agacements de certains titulaires interpellent davantage : comme Fekir visiblement aussi frustré de ne pas marquer depuis trois matches que d'avoir été systématiquement remplacé lors des quatre dernières journées. "Ce serait bête que ça brouille la formidable image de l'équipe, réagit Fournier. Nous en avons parlé mais c'est notre cuisine interne, je ne souhaite pas m'exprimer davantage." Une frustration qui atteste surtout de la formidable envie des Lyonnais dans ce sprint final : "On est très exigeants avec nous-mêmes", résume Anthony Lopes.
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