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"A force de mal se comporter, les Lyonnais vont finir par le payer"

"A force de mal se comporter, les Lyonnais vont finir par le payer"

Le 19/03/2018 à 11:16Mis à jour Le 19/03/2018 à 15:32

LIGUE 1 - La fin de match houleuse, marquée pour des accrochages à l'entrée du vestiaires entre plusieurs joueurs, a mis le feu aux poudres lors de la victoire de l'OL à Marseille (2-3). Retour sur un après-match complètement électrique.

De notre envoyé spécial à Marseille,

Une fin de match tendue. Un après-match houleux et indigne du haut niveau. Tout part de la 89e minute. Kostas Mitroglou s'apprête à aller défier Anthony Lopes, sur une passe en profondeur de Morgan Sanson. L'arbitre de touche lève son drapeau et Ruddy Buquet signale un hors-jeu litigieux. Le début de la frustration marseillaise. "Au lieu de voir Mitroglou se présenter face à Lopes pour le ballon du 3-2, l'arbitre siffle un hors-jeu imaginaire. Puis on concède un coup franc et un but une minute plus tard... " a regretté Rudi Garcia, amer, à l'issue de la rencontre.

Le but de la victoire, inscrit par Memphis Depay (90e), a ensuite vraiment lancé les hostilités d'une fin de rencontre complètement électrique. Sur la dernière action, Adil Rami et Marcelo se sont écharpés tour à tour... avant que le différend ne devienne général. Mouctar Diakhaby, remplaçant, est sorti du banc. Anthony Lopes s'est aussi vite retrouvé au centre de la mêlée, mais il a joué la carte de l'apaisement : "En l'absence de Nabil Fekir, c'est mon rôle de capitaine d'aller chercher Marcelo dans ce conflit. Il est important pour nous. Ça entache notre victoire. J'espère que cela ne portera pas préjudice à aucune des deux équipes".

" Ils ne nous ont pas vraiment respectés ce soir"

L’échauffourée s'est ensuite poursuivie jusque dans le tunnel, où Adil Rami attendait Marcelo. Le défenseur brésilien a d'ailleurs brandi son maillot à l'entrée du tunnel, comme l'avait fait Nabil Fekir au stade Geoffroy-Guichard lors de Saint-Etienne - Lyon. Ce qui n'a pas aidé à apaiser les tensions : "Les joueurs de Lyon se sont permis de nous chambrer. Ce n'est pas pro de leur part. Le geste de Marcelo est inacceptable, surtout de la part d'un joueur d'expérience. Quand on se comporte mal, à un moment dans la vie, on finit par le payer. Donc je ne m'inquiète pas vis à vis d'eux" a lâché Florian Thauvin, toujours remonté de longues minutes après le coup de sifflet final. "Ils ne nous ont pas vraiment respecté ce soir, alors forcément il y avait de la colère", a renchéri Steve Mandanda en zone mixte, avant de prendre ses responsabilités. "Ils ont beaucoup chambré en fin de match, mais le combat, c'est avant qu'on aurait dû le gagner."

Vidéo - Thauvin : "Marcelo n'avait pas à faire ça... Les Lyonnais le paieront"

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Rami a rapidement quitté le stade

Une heure après le coup de sifflet final, la tension n'était pas vraiment retombée dans les entrailles du stade Vélodrome. Bruno Genesio, apparu très tendu en conférence de presse malgré la victoire, en a profité pour régler quelques comptes avec certains journalistes, leur demandant de "faire mieux leur travail". Invité à s'exprimer sur la provocation de Marcelo, le technicien de l'OL a préféré botter en touche. "Je n'ai rien vu. Je n'ai donc pas d'avis" a-t-il lâché en quittant la salle d'un pas décidé.

Si Adil Rami a été l'un des premiers joueurs à quitter le stade, Marcelo s'arrêtait lui pour dénoncer les "provocations marseillaises" tout en affirmant, pas très objectivement, qu'il "n'y a eu aucun manque de respect". Tour à tour, les joueurs des deux Olympiques ont quitté le stade, sans grosse tension mais dans une grande indifférence les uns pour les autres. Finalement, Jean-Michel Aulas, après avoir pointé du doigt le comportement de certains agents de sécurité qui auraient eu une attitude déplacée vis-à-vis de certains remplaçants lyonnais, enfilait le costume de médiateur, en appelant à la réconciliation : "Je donne rendez-vous à Marseille pour la finale de la Ligue Europa (NDLR : elle se déroulera au Groupama Stadium de Lyon), tout l'OL sera derrière !". Le rendez-vous est pris.

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