C’est toujours le problème avec les débuts de saison parfaits, on y cherche toujours la petite bête. Mais si tout va bien au niveau de la feuille statistique, tout n’est pas encore idyllique sur le terrain. C’est peut-être ainsi que se résume le mieux pour l’instant l’apport de Memphis Depay à l’OL.

Arrivé avec les honneurs et une réputation flatteuse l’hiver dernier à Tola Vologe, le Néerlandais a rapidement montré que son talent, peu exploité du côté Manchester United, n’avait pas disparu. Loin de là. Et qu’il se matérialisait très vite sur les feuilles de match. La saison passée, avec 5 buts et 7 passes en 16 matches, Depay avait semé des promesses : celles d’être LE joueur "à tout bien faire" de l’OL cette saison, celui à même de forcer le destin des Gones.

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Et, à regarder ce début de saison, Depay semble être dans les temps. Une passe décisive pour Mariano face à Strasbourg (4-0), un coup franc décisif face à Rennes pour débloquer la situation (1-2) ont permis au Lyonnais de déjà remplir deux catégories statistiques cette saison. Alors, que demande le peuple ? Un peu plus, tout simplement.

Le maillon faible ?

L’aspect stat n’est pas remettre en cause donc. Au contraire, Memphis serait bien inspiré de continuer. 14 fois décisif sur ses 18 matches de L1, le Néerlandais cultive un paradoxe bien particulier. Celui d’être à la fois aussi que transparent en ce début de saison.

Face à Strasbourg, Depay a commencé son match de la pire manière, en croquant une occasion énorme dès les premières minutes. La suite n’a fait que suivre cette tendance avec des duels perdus à foison et des mauvais choix systématiques. Contre Rennes, c’était la même mayonnaise. A contre-temps par rapport à ses coéquipiers d’attaque, privilégiant souvent les choix individuels aux décalages collectifs et peu concerné par le repli défensif, Depay a probablement rendu l’une de ses pires copies lyonnaises.

Une copie sauvée de justesse au rattrapage grâce à son coup-franc vicieux. Il n’empêche, l’impression laissée par le Néerlandais n’est pas des plus avantageuses comparée à l’activité de ses compères d’attaque. Mariano Diaz ne brille pas dans le jeu mais a prouvé qu’il faisait bien partie de la caste des buteurs, Fekir a retrouvé ses jambes et commandite les attaques lyonnaises tandis que Bertrand Traoré et ses dribbles chaloupés font déjà des malheurs dans les défenses adverses. Alors, Memphis est-il le maillon faible de l’attaque lyonnaise ?

Depay peut faire beaucoup plus

Ce serait vite juger la saison d’un joueur dont les fulgurances aideront à coup sûr l’OL. Mais, étant donné l’investissement consenti et l’attente suscitée par son arrivée, Depay doit faire plus et mieux. Défensivement d’abord, en s’impliquant davantage dans le repli défensif. Jérémy Morel en sait quelque chose. Latéral gauche la saison passée, il avait souvent pris la marée, pas aidé par l’attitude nonchalante du Néerlandais.

Offensivement ensuite en privilégiant davantage les solutions collectives que ses éclairs personnels, finalement souvent lisibles par les défenses adverses. C’est, en somme, ce qu’expliquait Bruno Genesio après la victoire face à Strasbourg. Après avoir loué sa prestation, il a cependant rappelé quelque chose d’important : ce n'est pas suffisant pour un joueur qui avait affirmé dans sa jeunesse pouvoir être "un des meilleurs joueurs du monde".

Genesio : "Depay peut faire beaucoup plus"

Face à Bordeaux samedi, le Néerlandais serait bien inspiré de prouver qu’il n’a rien perdu de sa superbe et que son début de saison chancelant dans le jeu n’était qu’un retard au démarrage. Et enfin faire coïncider jeu et statistique. Pas une mince affaire.

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