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Bielsa réclame 6,5 millions d'euros au LOSC devant les prud'hommes, décision attendue le 3 avril

Bielsa réclame 6,5 millions au LOSC devant les prud'hommes, décision attendue le 3 avril
Par Fabien Borne via AFP

Le 13/03/2018 à 18:16Mis à jour Le 13/03/2018 à 18:31

LIGUE 1 - Suite du litige opposant le LOSC à son ancien entraîneur argentin Marcelo Bielsa. Après une première victoire judiciaire remportée devant le tribunal de commerce, Lille retrouvait ce mardi les avocats de Marcelo Bielsa, cette fois devant le conseil des prud'hommes. Et le camp de l'entraîneur argentin a réclamé 6,5 millions d’euros à titre de provision indemnitaire.

En attendant le jugement sur le fond, où il compte toujours demander 18 millions d'euros au LOSC pour son licenciement fin 2017, Marcelo Bielsa a réclamé par l'intermédiaire de ses conseils une provision de 6,5 millions d'euros mardi lors d'une audience en référé au conseil des prud'hommes, qui rendra sa décision le 3 avril.

Chaque partie a plaidé environ 30 minutes et les échanges entre les avocats ont parfois tourné à la passe d'armes, devant un président qui n'a pas hésité à recadrer Maître Carlo Alberto Brusa, le conseil "d'El Loco", et Maître Bertrand Wambeke, le défenseur du club nordiste.

Une "clause parachute" au coeur des débats

Le technicien argentin, licencié pour faute grave en décembre 2017, s'appuie sur une "clause parachute" contenue dans un pré-contrat signé le 14 février 2017 pour justifier sa demande. Cette clause indique que Bielsa peut prétendre à toucher tous les salaires restants dus quelles que soient les raisons de la rupture ou de la résiliation du contrat.

"Un plaideur peut demander une somme provisionnelle quand il considère qu'il a une créance avec le débiteur, car la cessation de relation entraînait de facto et de droit le versement de ces sommes", a expliqué Me Brusa à l'issue de l'audience au cours de laquelle le salaire lillois de l'Argentin a d'ailleurs été dévoilé : 254 000 euros net mensuel (330 000 en tout avec le salaire de ses quatre adjoints).

De son côté, le LOSC rejette cet argument en faisant valoir que le seul contrat de travail entre les deux parties a été signé le 1er juillet 2017. "Il y a eu un contrat signé entre les deux parties le 1er juillet et homologué par la LFP, c'est le seul contrat de travail qui existe dans cette affaire. Il n'y a pas de parachute doré dans ce contrat de travail", a souligné Me Wambeke après sa plaidoirie.

Bielsa déjà débouté par le tribunal de commerce

Marcelo Bielsa, écarté par le LOSC mi-novembre après une énième défaite, avait ensuite été licencié pour faute grave mi-décembre. Il a depuis contre-attaqué en multipliant les procédures à l'encontre de son ancien employeur.

Dans une procédure distincte, "El Loco" avait notamment saisi le tribunal de commerce afin qu'il déclare le club nordiste en cessation de paiement, ce qui aurait ouvert une procédure de redressement judiciaire. Mais le LOSC a cependant prouvé être à jour de ses cotisations fiscales et sociales et fourni un extrait de compte bancaire avec un solde créditeur de 11 millions d'euros au 19 février, date de l'audience de plaidoirie.

A neuf journées de la fin de la saison de Ligue 1, Lille est 19e et avant-dernier du championnat, à un point du premier non-relégable, Toulouse. Samedi, des supporters ont envahi la pelouse à l'issue du match contre Montpellier (1-1). Ils ont tenté de s'en prendre à des joueurs et ont scandé leur colère : "Si on descend, on vous descend". Dimanche, le club nordiste a déposé plainte pour "violences aggravées, dégradations de biens et menaces de mort".

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