Garcia : "Face au Paris de Neymar, on peut livrer un bon match et prendre six buts, comme Toulouse"

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LIGUE 1 - Zlatan Ibrahimovic, bourreau des Verts durant son séjour en France, parti, c’est du nouveau phénomène Neymar que l’ASSE va devoir se méfier vendredi au Parc des Princes. Si Saint-Etienne arrive à Paris en tant que troisième de L1, les hommes d’Oscar Garcia auront fort à faire face à la forme étincelante des Parisiens et de leur nouveau joyau.

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Stéphane Ruffier n'est pas du genre à s'inquiéter mais un an après le départ de Zlatan Ibrahimovic, voilà le phénomène Neymar qui déboule face aux Verts et leur gardien, vendredi au Parc, pour un premier choc surprise de la saison, contre le PSG.
Ruffier était content de voir "Ibra" partir à l'été 2016. En 13 matches joués entre 2012 et 2016, Zlatan, son meilleur ennemi sur le terrain, lui avait passé 14 buts, dont deux triplés et deux doublés. L'histoire avait pourtant bien commencé pour le gardien de Saint-Étienne. Le 3 novembre 2012 pour leur première confrontation, il avait fait échec au Suédois, arrivé à Paris comme une star quelques mois plus tôt.
L'ASSE avait alors gagné (2-1) son seul match face au PSG sur cette période. Ibra n'avait pas marqué et s'était même fait exclure pour un pied haut sur Ruffier. Mais la suite n'en fut que plus dure pour le portier ligérien et son équipe.
Avec deux buts et deux passes décisives, un penalty obtenu dimanche contre Toulouse mis en déroute (6-2), "Ney", la nouvelle star parisienne est partie sur des bases élevées. La défense des Verts peut-elle résister au phénomène brésilien ? Certes, elle est la seule du championnat à n'avoir concédé encore aucun but. Mais les adversaires affrontés - Nice (1-0), Caen (1-0), Amiens (3-0) - étaient d'un calibre bien moindre que ce PSG bâti pour tout renverser en Ligue 1 mais surtout tenter de gagner, enfin, la Ligue des Champions.
"C'est plutôt excitant de jouer contre Paris même si ce ne sont jamais des soirées évidentes", admet l'arrière central et capitaine Loïc Perrin, autre cadre de l'équipe stéphanoise qui incarne, comme Ruffier, l'identité des Verts. "C'est une mission de plus en plus compliquée de jouer contre Paris et c'est pour tout le monde pareil. Il faut croire en un exploit et sur un match, tout est possible avec beaucoup de réussite", fait-il mine de croire en réfutant toute idée de "cauchemar" à venir concernant le Brésilien.

La défense, marque de fabrique

Car il n'y a pas que Neymar. "Il est un des trois meilleurs joueurs au monde. Il peut faire la différence mais d'autres également. Il faudra arrêter Neymar, Di Maria, Cavani", souligne l'entraîneur Oscar Garcia, successeur de Christophe Galtier cet été.
"C'est très difficile de jouer contre Paris. Comme Toulouse, il est possible de livrer un bon match et de prendre six buts car les Parisiens sont très bons", prévient le technicien espagnol. "Mais il n'y a rien d'impossible en football. Si on part du principe que l'on ne peut pas réussir au Parc, autant rester à Saint-Étienne. Mais on va aller là-bas."
Ancien joueur de Barcelone, Garcia a été engagé par Saint-Étienne pour redynamiser une animation offensive en berne ces dernières saisons malgré des résultats positifs avec quatre qualifications européennes entre 2013 et 2016. Mais pour l'heure, c'est encore sur la défense, leur marque de fabrique, que les Verts ont construit leur début de championnat.
"Nous avons fait un très bon mois. Nous devons nous dire que nous n'avons rien à perdre et pourquoi pas gagner", avance Garcia pour qui les neuf points déjà engrangés ôtent toute pression pour ce match.
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