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Nice-ASSE : Saint-Maximin, le bonheur de "tout apprendre"

Saint-Maximin, le bonheur de "tout apprendre"
Par AFP

Le 21/01/2018 à 00:14Mis à jour Le 21/01/2018 à 00:15

LIGUE 1 - En pleine bourre, Allan Saint-Maximin a trouvé son rythme à Nice avant de retrouver son club formateur, Saint-Etienne, dimanche lors de la 22e journée (15h00). Mais l'alier niçois sait que son apprentissage est loin d'être terminé.

Trois passes décisives lors des cinq derniers matches de championnat : Allan Saint-Maximin dynamite les couloirs ces dernières semaines après un début de saison plutôt discret. Mais l'alier niçois ne s'enflamme pas. Il reconnaît qu'il a encore "tout à apprendre" avec des Aiglons. "Je ne peux pas être plus heureux et plus épanoui qu'aujourd'hui, même si j'aimerais être plus efficace", affirmait en début de semaine le jeune ailier au profil de puncher.

Nous étions alors à la veille d'une sacrée séquence "retrouvailles" pour un oiseau migrateur qui semble avoir fait son nid, sur la Riviera. Mardi, ce fut donc le déplacement en Principauté, face à l'AS Monaco, qui avait fini par le céder, l'été dernier, pour environ 10 millions d'euros, malgré les réticences de l'entraîneur monégasque Leonardo Jardim. Et dimanche, le nâtif de Châtenay-Malabry, retrouvera les Verts de l'ASSE, son club formateur. Toujours sans rancune ou esprit de revanche.

Vidéo - Saint-Maximin : "J’ai un peu fait le pigeon voyageur"

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Papa-gâteau de deux petites filles, Lyana (deux ans) et Ninhia (un an), l'ailier niçois a l'esprit ailleurs. En progrès constant, sur la Côte d'Azur, il semble avoir mué et abandonné son costume de "pigeon voyageur", comme il se qualifiait alors, après des prêts à Hanovre, en Allemagne, puis à Bastia, la saison passée. Désormais, l'international Espoirs n'aspire qu'à prendre du plaisir sur le terrain et à élever son niveau de jeu. Et c'est pour cela qu'il a décidé de passer sous les ordres du technicien suisse du Gym. "N'oubliez pas que c'est un très jeune joueur", rappelle souvent Lucien Favre, l'entraîneur niçois, qui le couve.

"Mais pourquoi as-tu fait ça ?"

En effet, Allan Saint-Maximin aura seulement 21 ans fin mars. "Le coach prend beaucoup de temps avec moi, même si c'est compliqué, avec un match tous les trois jours. Il essaie de grappiller dix à vingt minutes pour me faire travailler. C'est super important car j'ai tout à apprendre. Je suis plus décisif qu'au début, mais je dois l'être encore beaucoup plus", explique l'explosif ailier azuréen, plus que jamais en quête de réalisme avec un seul but en Ligue 1, en 17 matches. Avant d'ajouter: "Quand je revois mes matches, je me dis, 'mais pourquoi as-tu fait ça ou ça ?'. Sur le terrain, je fais tout un peu trop rapidement. Il faudrait que j'arrive à calculer mes pas et à être plus concentré dans le dernier geste".

Ses démarrages de dragster, sa marque de fabrique, ont déjà semé bien des défenseurs adverses. Et il a pris toute sa part dans la superbe série de sept matches sans défaite (cinq victoires, deux nuls) enclenchée à Toulouse, fin novembre, alors que l'OGC Nice était en position de relégable. Sur cette période: deux services sur un plateau pour Mario Balotelli (devant Monaco et à Nantes) et un en faveur de Pierre Lees-Melou (contre Amiens). Dans cette dernière rencontre (victoire 1-0), Allan Saint-Maximin, comme ses partenaires, est encore monté en puissance. Avec une constance et une intelligence d'adaptation qui ne seront sans doute pas de trop devant des Verts en danger, à trois points seulement de la zone de relégation.

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