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OL-PSG (2-1), l'antisèche : Ce PSG reste trop petit pour les grands combats

L'antisèche : Ce PSG reste trop petit pour les grands combats

Le 22/01/2018 à 00:31Mis à jour Le 22/01/2018 à 09:21

LIGUE 1 - La défaite du PSG à Lyon (2-1) dimanche, au Groupama Stadium, a confirmé son incapacité à gérer ses grands rendez-vous à l'extérieur. Même si elle a quelques circonstances atténuantes, même si l'OL a mis bien plus que son talent pour signer une victoire méritée, l’équipe d’Unai Emery affiche toujours les mêmes lacunes quand l'adversité se fait plus forte loin de son Parc.

Le jeu : Un vrai sommet

Ce choc a tenu ses promesses. Il y a eu des buts magnifiques, de l'intensité, des duels accrochés, des faits de jeu qui ne manqueront pas d'alimenter les discussions, du suspense… C'était un combat de tous les instants, très serré avant de basculer sur un coup de théâtre de dernière minute. Il a fait pencher la balance du côté des Lyonnais et ce n'est pas immérité. Les Gones se savaient capables de faire tomber Paris et ils ont mis bien plus d'ingrédients que leur simple talent pour réaliser cet exploit. Le scénario est évidemment cruel pour Paris. Mais les Parisiens ont commis davantage d'erreurs que les Lyonnais. Dans un sommet comme celui-là, ça se paie au prix fort.

Les joueurs : Depay, joker en or

La soirée de rêve des Lyonnais a débuté sur un coup de génie de Naibil Fekir, elle s'est achevée sur une frappe lumineuse de Memphis Depay. Le Néerlandais, entré en cours de match, restera le héros des Gones. Mais sur le terrain, le meilleur Lyonnais a été Tanguy N'Dombélé, exceptionnel d'activité et d'intensité au milieu. A Paris, Layvin Kurzawa a vécu un match contrasté avec un superbe but égalisateur et une grossière erreur de relance qui a débouché sur le but de la victoire lyonnaise. Dani Alves a aussi plombé les siens avec une réaction trop véhémente qui a entraîné son expulsion et relancé l'OL. Alphonse Areola, guère inspiré sur le coup franc de Fekir et fébrile par ailleurs, a affiché ses limites.

Memphis Depay et Tanguy N'Dombélé ont terrassé le PSG

Memphis Depay et Tanguy N'Dombélé ont terrassé le PSGGetty Images

Le facteur X : La sortie de Lopes sur Mbappé

Elle pouvait occasionner un penalty et un carton rouge pour le gardien lyonnais. Sa sortie non maîtrisée sur Kylian Mbappé était sanctionnable car son geste a clairement mis en danger l'intégrité de l'attaquant parisien, qui n'a pas repris le match. Même si le Portugais a joué le ballon, qu'il a d'ailleurs légèrement dévié. C'est peut-être ce qui a poussé l'arbitre de la rencontre, Clément Turpin, à ne pas le sanctionner. Son choix n'a pas fini de faire débat. Mais les Gones peuvent difficilement se plaindre de la décision arbitrale sur ce fait de jeu.

La stat : 9/9

Extérieur nuit pour Unai Emery. Depuis qu'il est sur le banc parisien, le technicien espagnol a connu neuf défaites. Six la saison passée et trois cette saison. Elles ont toutes eu lieu à l'extérieur. C'est tout le problème de son équipe et le déplacement à Lyon n'a fait qu'amplifier le phénomène.

Le tweet qui résume tout

La décla : Marquinhos (défenseur du PSG, au micro de Canal +)

" Sur les confrontations qui vont arriver, sur nos objectifs, il faut qu'on fasse mieux, on est tous conscients de ça. "

La question : Cette défaite confirme-t-il l'incapacité du PSG à gérer les grands matches ?

On peut trouver des circonstances atténuantes au PSG sur ce match. L'absence de Neymar et la sortie prématurée de Mbappé qui ont privé Paris de deux de ses trois meilleurs atouts offensifs. Il y a aussi une forme de cruauté dans cette défaite de dernière minute. Mais si elle est cruelle, c'est parce qu'elle met en lumière tous les maux que traîne ce PSG depuis qu'Unai Emery a pris place sur le banc. Son équipe peut être formidable, elle l'est d'ailleurs très souvent au Parc des Princes. Mais quand elle doit livrer un vrai combat loin de ses bases, elle perd invariablement ses moyens.

La liste de ses échecs s'est allongée au Groupama Stadium. Il y avait eu ceux de la saison passée. A Monaco, à Barcelone et à Nice. Il y a ceux de l'exercice en cours. A Marseille, à Munich et désormais à Lyon. A chaque fois en déplacement. A chaque fois, il perd la maîtrise de son jeu et trop souvent celle de ses nerfs. A chaque fois, il finit par craquer. Dans ce contexte qu'il n'arrive pas à maîtriser, il espérait que la roue allait enfin tourner à Lyon. C'était le meilleur moyen de préparer son rendez-vous à Madrid. Mais une fois de plus, il a échoué.

Unai Emery lors de Lyon-PSG

Unai Emery lors de Lyon-PSGGetty Images

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