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Pour Unai Emery, Neymar doit être "le chef" au PSG
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Publié 03/05/2018 à 18:08 GMT+2
LIGUE 1 - Dans une longue interview accordée à Tactical Room, traduite par Culture PSG, Unai Emery s'est confié comme rarement sur sa vision du football, du Paris Saint-Germain et de son projet dans lequel Neymar doit être le chef selon lui. Morceaux choisis.
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La parole d'Unai Emery n'est pas rare mais le voir se confier avec une telle facilité n'est pas banal. Dans une interview pour le magazine espagnol en ligne "The Tactical Room" et traduite par le site Culture PSG, l'entraîneur basque du Paris Saint-Germain a pu expliquer en profondeur sa vision du rôle d'entraîneur dans le football moderne mais aussi son ressenti sur le projet du PSG.
Le rôle de Neymar au PSG
Il apparaît clair que pour le technicien basque, Neymar doit avoir un rôle prépondérant au Paris Saint-Germain, sur le modèle de celui de Messi au Barça. "Un jour, Jorge Valdano m’a fait la réflexion suivante : 'Au Barça, le leader c'est Messi; au Real, c’est Florentino Pérez; et à l’Atlético de Madrid, c’est Simeone. Un joueur, un président et un entraîneur. [...] Mon opinion est qu’au PSG le leader s’appelle Neymar. Ou plus exactement, le leader s’appellera Neymar, car il est en train de le devenir. Neymar est venu au PSG pour être le leader, pour vivre ce processus nécessaire afin de devenir le numéro 1 mondial. C’est un processus auquel il manque encore un peu de temps afin de se consolider. A Manchester City, le chef c’est Pep. Au PSG, le chef doit être Neymar."
Partant de ce principe, Emery a cherché à mettre sa star brésilienne dans les meilleures dispositions : "la première chose que j’ai faite cette saison fut de définir quelle était la priorité. Et elle était la suivante : je dois faire en sorte que Neymar soit heureux. C’est la première des choses. L’avoir heureux." Et pour ce faire, Emery a beaucoup parlé avec l'attaquant auriverde. "J’ai eu de nombreuses discussions avec Neymar à ce sujet. Certaines n’ont pas donné de résultat, mais d’autres furent très fructueuses. Lors de l’une d’entre elles, nous avons parlé pendant 45 minutes, à cœur ouvert. Ce fut un moment magnifique. Il m’a écouté et j’ai pu le convaincre de certaines choses."
Le match retour face au Real et la Ligue des Champions
Battu 3-1 au match aller à Santiago Bernabeu, le PSG avait besoin, selon Emery, que "le match devienne fou". Un échec qu'Emery veut bien prendre pour lui. "J’ai mis des joueurs pour contrôler les moments de tension, mais le match demandait autre chose. Dès la 15ème minute, j’ai dit à Carcedo, mon adjoint, que ça ne le ferait pas. Pour ce match face au Real, on avait besoin de la folie du match face au Barça de l’an dernier : il fallait tout casser. Et que dans cette folie, que le Real prenne peur. Nous avons réussi à l’obtenir par moments au Bernabeu, mais pas au retour".
Plus largement, il manque au PSG une expérience particulière en Ligue des Champions : celle d'avoir connu des moments cruciaux et de les avoir surmontés surtout. C'est Pep Guardiola qui a expliqué cela à Unai Emery : "Pep me disait l’année dernière quelque chose de fondamental, pour gagner la Ligue des Champions, le Barça a dû vivre deux moments cruciaux de son histoire : le but de Bakero face à Kaiserslautern (en 1991, but qui évite l'élimination en C1, le Barça gagne la coupe quelques mois plus tard) et le but d’Iniesta contre Chelsea (en 2009). Il manque ce but au PSG ! [...] Il manque au PSG ce match, ce moment fondateur. Avoir son "but de Bakero". Même en étant inférieur, même s’il ne le mérite pas. Mais "boum" ! Tu marques ce but et ton destin change. Pour devenir de grandes équipes, tous doivent passer par des moments comme ceux-là. La seule équipe qui n’en a pas besoin, parce qu’elle en a connu suffisamment par le passé, c’est le Real."
Son futur
Désormais libre de chercher une nouvelle aventure, Unai Emery est déterminé à trouver un club dès la saison prochaine. "J’aime la compétition et au-delà de ça, je me sens responsable envers mon staff : cela me paraît difficile de m’arrêter une saison que ce soit pour récupérer des forces ou attendre un banc prestigieux. [...] On me dit que j’ai un statut important, que je ferais mieux de faire une pause et d’attendre un banc qui corresponde à mon statut supposé. Je le comprends, c’est un raisonnement logique, mais dans mon for intérieur, je ressens le besoin d’avoir un banc."
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