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PSG-Monaco (7-1), l'antisèche : Le septième est une merveille

L'antisèche : Le septième est une merveille

Le 16/04/2018 à 00:15Mis à jour Le 16/04/2018 à 09:47

LIGUE 1 - Le Paris Saint-Germain a signé un festival offensif pour s'offrir son septième titre de champion de France. Comme un symbole, il l'a réalisé face au club qui lui avait ravi sa couronne au printemps dernier, Monaco, pulvérisé dimanche au Parc des Princes (7-1). Avec une performance collective éblouissante qui illustre parfaitement une saison exceptionnelle. Notre antisèche.

Le jeu : Un récital du PSG

Paris a quasiment fait le match parfait. Il s'est largement facilité la tâche avec une entame idéale en creusant un écart de quatre buts avant la demi-heure de jeu. Et même s'il a un peu levé le pied dans le deuxième tiers du match, le PSG, comme très souvent cette saison, a mis un point d'honneur à attaquer jusqu'au bout. Ses buts sont venus d'actions collectives remarquables, avec des mouvements de grande classe et des transmissions aussi rapides que précises. Monaco a été totalement dépassé par la vitesse et la qualité collective des Parisiens. Et par leur efficacité. Paris a inscrit sept buts en seulement dix tirs pour donner une brillance éclatante à son récital.

Les joueurs : Les artistes associés

Difficile de sortir une individualité en particulier au PSG. Elles ont toutes brillé. Giovani Lo Celso et Angel Di Maria avec leurs doublés, Julian Draxler avec sa justesse de jeu et un but mérité, Edinson Cavani par sa générosité et sa superbe première demi-heure, Javier Pastore avec ses coups de génie… Les étoiles parisiennes ont scintillé ensemble pendant que celles de Monaco sont restées bien ternes, à l'image d'un Thomas Lemar méconnaissable ou d'un Fabinho dépassé. Andrea Raggi et Jemerson ont illustré le naufrage de la défense monégasque. Seul Rony Lopes a un peu surnagé dans une équipe monégasque très décevante à tous les niveaux.

Giovani Lo Celso lors de PSG / AS Monaco

Giovani Lo Celso lors de PSG / AS MonacoGetty Images

Le facteur X : Quand Monaco est diminué, ça se voit

Il manquait des joueurs majeurs à Paris. Neymar, Kylian Mbappé et Marco Verratti, ce n'est pas rien. Mais le PSG a su garder un niveau très élevé malgré ses absences. Alors que Monaco n'a pas su compenser les siennes. Notamment celle de Kamil Glik. Sans son Polonais, la défense monégasque n'avait rien de sa solidité habituelle. Et la sortie sur blessure de Djibril Sidibé n'a pas vraiment arrangé les choses. Devant, les absences de Stevan Jovetic et Keita Baldé ont également privé l'ASM de vitesse et de technique dans ce secteur. Si l'écart au score a été criant, il reflète aussi la différence de profondeur d'effectif entre les deux clubs.

La stat : 44

Voir Monaco prendre sept buts dans un match de championnat est évidemment extrêmement rare. Cela ne s'était plus produit depuis près de 44 ans. Il faut remonter au 25 mai 1974 pour retrouver la trace d'une telle débâcle pour le club de la Principauté. C'était à Reims, où les Monégasques avaient même concédé la bagatelle de huit buts (8-4).

Le tweet fair-play

La décla : Thomas Meunier (défenseur du PSG, au micro de Canal+)

" Un titre, c'est important. Surtout avec cette manière, surtout contre le deuxième et sur ce score. On a été irréprochables cette saison."

La question : Ce titre était-il trop facile pour Paris ?

Difficile de ne pas dresser ce constat. Symboliquement, Paris est allé chercher son septième titre en passant sept buts à son dauphin, qui lui avait ravi sa couronne la saison passée. Il a été sacré dès la mi-avril. Il compte 17 points d'avance sur son premier poursuivant. Il affiche une différence de buts hallucinante de +80. Il a survolé le championnat de bout en bout. L'écart qu'il a creusé avec la concurrence n'est pas conséquent. Il est abyssal. Et l'impression que Paris est seul au monde en Ligue 1 n'a jamais été aussi nette qu'après cette démonstration face à son plus sérieux rival en France.

Mais dire que ce titre était trop facile pour Paris serait bien trop réducteur. C'est bien le PSG qui s'est facilité ce titre. Il a investi massivement sur le marché des transferts pour le reconquérir. Mais c'est bien sur le terrain qu'il est allé le chercher. Avec son talent. Mais aussi avec beaucoup de sérieux. Il n'a jamais négligé le championnat. Il a toujours joué le jeu, attaquant jusqu'au bout même quand les matches étaient déjà pliés. C'est encore ce qu'il a fait contre Monaco. C'est ce qu'il fera encore, jusqu'à la fin de la saison, pour tenter d'aller chercher des records. Et c'est ce qui fait de lui un champion magnifique.

Paris a atomisé Monaco pour s'offire un 7e titre de champion de France

Paris a atomisé Monaco pour s'offire un 7e titre de champion de FranceGetty Images

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