Après PSG-OM (3-0) : Le choc qui fait flop

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LIGUE 1 - Attendu comme rarement, le prétendu choc PSG-OM a accouché d’une souris dimanche soir au Parc des Princes. Malgré la belle victoire parisienne, l’intensité n’était clairement pas celle d’un sommet footballistique. Alors, qui sont les coupables ? Les avis divergent.

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Crédit: Eurosport

Tout ça pour ça. Une semaine entière d’excitation, de déclarations plus ou moins heureuses face aux caméras et patatras. Spectateurs, téléspectateurs et même joueurs n’ont pas forcément passés un excellent dimanche soir. Car ce PSG-OM, s’il a abouti sur un score clair et net en faveur des Parisiens (3-0), n’aura rien dégagé de l’effervescence attendue d’un tel sommet. Du genre de celle qui marque une saison et fait la promotion parfaite de notre chère Ligue 1 à l’étranger.
Alors, comment expliquer ce dimanche soir plein de monotonie au Parc des Princes ? Après tout, la manche aller avait donné tout ce que le football sait offrir : de l’intensité, du suspense, des rebondissements et un dernier twist digne de scénario de cinéma. Les raisons avancées par les différents acteurs ont été diverses et ne se recoupent pas toutes. Même si, finalement, une seule prend le pas sur tout le reste.

Un arbitrage en question

Passé en coup de vent en zone mixte, le capitaine de l’OM, Dimitri Payet, a simplement glissé une phrase lourde de sens : "Je vais être suspendu si je parle". Sans s’avancer sur les propos de l’international français, difficile de ne pas y voir une allusion au corps arbitral et à son premier représentant, Benoît Bastien. Pourtant, aucun scandale majeur n’est à signaler dans ce match, surtout pas du côté de l’OM.
Alors, quid de ces déclas ? C’est finalement Adil Rami qui a le mieux remis les choses dans leurs contexte ce dimanche. L’arbitre a été bon car il a tenu ses hommes. Mais pour la fluidité du jeu, il faudra repasser. "J’ai beaucoup de respect pour cet arbitre qui a été ouvert au dialogue et c’est rare en Ligue 1. Mais je trouve que, pour un Clasico, il y avait trop de fautes sifflées pour rien. Dans les deux sens. Un Clasico, tu laisses jouer et voilà c’est du spectacle. Il a trop interrompu le jeu à mon goût" a-t-il avancé.
Saccadé, ce match l’a été. Sans beaucoup de rythme non plus. Paris a joué à sa main, a conclu ses rares tentatives (3 buts sur 2 tirs cadrés). Le reste du temps, le ballon n’a pas eu l’occasion d’aller beaucoup fréquenter les zones de vérité.
Mais, parfois, quand le match n’est pas sur le terrain, il est du côté des tribunes. Et, selon certains, la différence s’est faite sentir entre la manche aller dans un Vélodrome bouillonnant et ce match retour au Parc des Princes.
En bon sudiste, Adil Rami ne s’est pas privé pour critiquer l’ambiance qui régnait dans l’enceinte parisienne : "Ce n’était pas un grand Clasico. C’était un match de Ligue 1. Un Parc des Princes qui est plutôt mignon, voilà. Ce n’est pas le Stade Vélodrome. Je pense que les Clasicos sont mieux au Vélodrome".
Pourtant, le Collectif Ultra Paris avait fait les choses en grand en début de match. Un tifo magnifique aux couleurs de Dragon Ball Z et des chants qui ont égayé le début de match. "Un bonus", selon Alphonse Aréola, titi parisien, qui a apprécié le travail des Ultras présents et bruyants ce dimanche. Pour le reste, ce n’était pas l’atmosphère d’un grand soir au Parc des Princes. Sans doute à cause du froid. Mais aussi du PSG en lui-même.

Un gouffre et pas de suspense

Voilà en réalité le vrai problème de ce duel. Ce dimanche, il était bien trop déséquilibré. Si le public parisien ne s’est pas égosillé, c’est aussi car son équipe n’a jamais réellement eu besoin de lui. A l’abri assez rapidement, Paris a finalement tué dans l’œuf le suspense. Car personne en Ligue 1 peut aujourd’hui décemment espérer inquiéter le PSG à domicile lorsqu’il mène 2-0.
"C'était un match un peu étrange : on a bien débuté mais ils ont été très réalistes en marquant sur leurs deux situations lors de la première mi-temps", a sobrement résumé Rudi Garcia après coup. Car ce dimanche, le gouffre entre les deux équipes a semblé immense. L’une n’était simplement pas en état de faire mieux, l’autre a juste appuyé sur l’accélérateur quand il le fallait. Une absence de suspense qui a privé ce duel d’une dimension épique. Comme un symbole, c’est la blessure de Neymar qu’on retiendra de ce choc.
Finalement, le mot de la fin est revenu à Lassana Diarra. Premier acteur du match à se présenter en zone mixte, le milieu s’est aventuré à une boutade. "Tout a été dit", a-t-il glissé alors qu’aucun autre acteur ne s’était encore exprimé. Un paradoxe qui résume assez clairement le constat final de ce PSG-OM : d’une cerise sur le gâteau de la Ligue 1, on est passé à une mayonnaise qui n’a jamais pris.
De notre envoyé spécial au Parc des Princes
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