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ASSE - OL - L'antisèche : La plus grande force de l'OL ? Il connaît la fin de l'histoire
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Publié 21/01/2019 à 00:30 GMT+1
LIGUE 1 - Saint-Etienne et Lyon étaient très proches ce dimanche. Mais l'OL a encore fini par l'emporter dans le temps additionnel (1-2). Les Gones ont un énorme avantage sur la concurrence derrière le PSG. Et ils l'ont encore démontré à Geoffroy-Guichard. Notre antisèche du derby.
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Le jeu : A trop vouloir gagner, les Verts ont perdu
Un derby ouvert, décousu et enthousiasmant. Ce ne fut pas vraiment une histoire de système, de dynamique, de temps forts ou de temps faibles. Le derby n'en a généralement rien à faire du tableau noir et ce dimanche l'a encore prouvé. Les Verts ont perdu parce qu'ils ont sans doute trop voulu gagner et il est bien difficile de leur reprocher. L'OL a fini par emporter le morceau parce qu'il ne s'est jamais contenté de l'égalisation. Bien sûr, la lenteur des deux défenses a ouvert des brèches et ce sont ces espaces béants qui ont aussi rendu cette rencontre emballante. Mais c'est surtout l'état d'esprit de deux équipes conquérantes qui a fait basculer cette soirée.
Les joueurs : Exceptionnel Lopes
C'est Dembélé qui a scellé le sort de la rencontre mais sans Anthony Lopes, la rencontre aurait très vite basculé du côté des Verts. A son actif, cinq parades décisives, la moitié à bout pourtant. Son homologue, Stéphane Ruffier, a longtemps soutenu la comparaison mais il manque un brin d'amplitude sur le but de Dembélé.
Wahbi Khazri a rendu fou la défense lyonnaise toujours aussi pataude à l'image d'un duo Marcelo - Tete complètement dépassé. Le côté droit lyonnais a dû attendre l'entrée en jeu de Léo Dubois pour se refaire la cerise. Ni Bertrand Traoré, transparent, ni Maxwel Cornet, très faible techniquement, n'ont créé la moindre différence. A la différence d'un Dembélé qui a fait basculer la rencontre.
Le facteur x : La triple parade d'Anthony Lopes
62e minute, Lyon est mené et passe à deux doigts du gouffre. Mais Anthony Lopes va très vite au sol pour repousser une frappe de Khazri. Le Tunisien, au cœur d'une défense statique, récupère le ballon mais Lopes se jette la tête en avant, en kamikaze, pour sortir une parade exceptionnelle. Hamouma récupère la balle mais tombe encore sur l'immense portier de l'OL. Deux minutes plus tard, Fekir remettait les équipes à égalité.
La stat : 22 secondes
C'est le temps qui s'est écoulé entre l'énorme occasion de Dembélé non cadrée et son but. C'est à peine croyable. Mais à cinquante secondes du coup de sifflet final, l'ASSE a décidé de jouer vite. Kolodziejczak a relancé à l'aveugle et le ballon est vite revenu dans la surface des Verts. Trop vite. "Une erreur de débutant", selon le capitaine Loïc Perrin.
La décla : Jean-Louis Gasset
La question : Lyon a-t-il pris un avantage décisif dans la course au podium ?
Cette saison, les Verts ont beaucoup de talents. Cette saison, Saint-Etienne a un grand attaquant. Cette saison, ils pouvaient y croire. Mais ils ont fini par rompre, comme très souvent dans le derby depuis les années 1990. Ce dimanche, ils ont perdu à cause d'une relance naïve de Kolodziejczak. Et si, à la fin de saison, l'OL, aujourd'hui troisième, termine devant l'ASSE, cette péripétie aura sans doute son importance.
Parce que Lyon a beaucoup de défauts. L'OL est agaçant parce qu'il est capable du pire comme du meilleur. Mais il sait qu'au soir de la 38e journée, il sera sur le podium et c'est sa plus grande force. Lyon a beau laisser des points aux quatre coins de la Ligue 1, jamais il ne panique, jamais il ne sombre. Parce que Lyon a tout vécu et s'en sort quasiment toujours à la fin. C'est vrai pour la plupart des derbies de son histoire récente.
C'est vrai sur la longueur d'une saison. Lyon n'a raté le podium qu'à trois reprises depuis 20 ans. Même lors de saisons où il fut autrement plus mal embarqué. L'OM peut s'écrouler, Monaco peut se désintégrer, Lyon a cette assurance qui fait sa force mais aussi sa faiblesse. C'est parce qu'ils savent que ça passe toujours où presque que les Gones se permettent parfois de la jouer trop facile. Engagés dans un nouveau sprint, un de plus, les hommes de Bruno Génésio ont un train d'avance sur l'ASSE, Strasbourg, Montpellier et même Lille qui les devance. Ils ont l'expérience des fins de saison qui se terminent toujours bien. Un peu comme les derbies.
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