A Saint-Etienne, les hivers sont souvent rudes et il n’est pas rare que le thermomètre file en dessous de zéro. Ce soir-là, Alex Dias, très loin de la douceur de son Brésil natal, enfile un maillot manches longues et une paire de gants en laine. Après tout, un 12 décembre au pied des Monts du Pilat, il n’y a pas que les Brésiliens qui claquent des dents. Ce soir-là, grâce à son avant-centre de poche, Geoffroy-Guichard va pourtant vivre une des soirées les plus incandescentes de son histoire récente. Quatre-vingt dix minutes irrationnelles qui vont précipiter la chute de l’OM et faire naître une star de la Ligue 1 d’alors.

Pourtant rien ne prédestine cette banale 19e journée à rester dans l’histoire. Saint-Etienne n’est qu’un promu ambitieux qui flirte avec le top 5, et Marseille, 7e avant le coup d’envoi, vit une première moitié d’exercice bien maussade. Sept mois exactement après une finale de Coupe d’Europe, perdue face à Parme (3-0), et un titre de champion qui lui échappe à la dernière minute de la dernière journée, l’OM n’est plus en phase avec ses ambitions. Rolland Courbis, coach de l’OM jusqu’en novembre, nous rafraîchit la mémoire : "On fait une mauvaise intersaison avec une préparation physique ratée, plus de 20 joueurs à l’infirmerie entre le mois de juin et mi-août et une ambiance à l’intérieur du club très compliquée. J’ai fait une connerie en rempilant, j’aurais dû m’arrêter à la fin de la saison précédente."

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27/11/2020 À 17:41

De la Pena lors du match aller au Vélodrome

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La fin des ambitions de l’OM version Louis-Dreyfus

Pourtant l’équipe a de l’allure : des jeunes talents (Peter Luccin, Stéphane Dalmat, William Gallas), deux champions du monde (Robert Pirès, Christophe Dugarry), une star internationale (Fabrizio Ravanelli). Mais le départ inattendu du capitaine et leader de vestiaire, Laurent Blanc, a déstabilisé le groupe. Courbis toujours : "La fin de saison de Blanc est compliquée et il a la possibilité de rejoindre l’Inter de Vieri et Ronaldo. On ne peut pas le garder et s’aligner sur les sommes de l’Inter, se justifie l’ancien coach de l’OM. Cet été-là, on doit le remplacer par Walter Samuel (ndlr : 57 sélections avec l’Argentine, vainqueur de la C1 en 2010 avec l’Inter) mais ça capote au dernier moment. Finalement, on prend Eduardo Berizzo. Diego Milito (ndlr : 25 sélections avec l’Argentine, vainqueur de la C1 avec l’Inter en 2010) doit nous rejoindre mais sa mère a un problème de santé qui l’oblige à rester en Argentine. Bref, c’est un été maudit."

Une victoire face à Manchester United (1-0) en Ligue des champions ne va pas suffire à sauver la peau de Rolland Courbis. L’architecte des succès récents de l’OM ne résiste ni aux résultats médiocres ni à sa relation tendue avec son président Yves Marchand. Bernard Casoni, inexpérimenté au haut niveau, est appelé à la rescousse pour "redonner sa fierté au groupe sportif et de permettre au club de finir à la 3e place du championnat". La reconquête démarre par une victoire face au Havre (2-0). Mais Marseille ne sait pas que l’embellie sera de courte durée, le pire l’attend une semaine plus tard sur les terres de son ennemi historique. La crise couve, ce déplacement à Geoffroy-Guichard sera l’étincelle qui fera exploser la poudrière. Ce 12 décembre 1999, Marseille marque la fin d’une époque : celle des ambitions de l’OM de Robert Louis-Dreyfus. Cette raclée, toutes ses conséquences et cette saison ratée feront perdre trois bonnes années à l’OM.

Bernard Casoni lors de sa présentation en 1999

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A 6h30 du matin, Alex et Aloisio étaient stéphanois

Chez les Verts, les retrouvailles avec la Ligue 1 après trois années de Ligue 2 se passent à merveille. Il faut dire que les dirigeants ont eu le nez creux à l’intersaison en signant deux parfaits inconnus. Gerard Soler, président délégué de l’ASSE à l’époque, se souvient : "On cherchait un avant-centre bon de la tête mais on n’avait pas grand-chose en stock. Carlos Curbello, l’ancien joueur de Nancy, nous fait parvenir une VHS en très mauvais état. On y voit avec Robert Nouzaret (ndlr : alors coach des Verts) José Aloisio. L’image est mauvaise mais, dès le lendemain, je prends l’avion avec le président Alain Bompard, notre président, pour le Brésil."

Bompard continue : "Nous assistons à une demi-finale de Coupe du Brésil à Goias. Aloisio est très bon mais Gerard remarque le petit numéro 7 à ses côtés. Le petit tourne autour du grand, on ressent une grande complicité entre eux. Nous ne sommes jamais venus pour Alex mais nous décidons, avec l’aval du coach, prévenu par téléphone, de repartir avec les deux. Les négociations démarrent à minuit dans un restaurant à côté du stade. A 6h30, Alex et Aloisio étaient stéphanois."

Alex et Aloisio sous le maillot des Verts

Crédit: AFP

Alex n’en croit pas ses yeux : "Dans la semaine, Aloisio m’avait dit qu’il partait en France", nous confie 20 ans après le buteur brésilien. "Je lui avais même souhaité bonne chance. Je fais un match de dingue ce soir-là. On est allé au restaurant après la rencontre, Soler me dit alors qu’il veut m’emmener avec Aloisio. J’étais surpris, mais j’ai dit ‘Allez on y va’ ! Je n’ai pas hésité une seconde."

En quelques heures, et après un improbable voyage au fin fond du Brésil, l’ASSE met la main sur ce qui deviendra en quelques mois son duo iconique. Celui qui va changer son destin et marquer l’histoire du championnat de France. La légende est en route mais elle a bien failli s’achever sitôt qu’Alex posait son pied en France. Aloisio convainc de suite le staff et se met les supporters dans la poche dès la première journée à Monaco d’un lob subtil sur Fabien Barthez.

Alex à deux doigts de filer à Bordeaux avant d’enfiler le maillot vert

Alex est, lui, à deux doigts de ne jamais porter le maillot vert. Robert Nouzaret, son entraîneur, a du mal à supporter son comportement. Et même vingt ans après, la rancune est tenace : "Il estimait que ça ne servait à rien de travailler à l’entrainement, se souvient l’ancien coach des Verts. Il ne m’a jamais donné envie de le faire jouer. Il faut dire que ça ne volait pas bien haut avec Alex…" Des paroles qui mettent toujours le Brésilien hors de lui : "Moi ne pas vouloir m’entraîner ? C’est une légende ! Je m’entraînais. Évidemment, l’hiver, la neige, c’est plus compliqué pour nous, les Sud-Américains, on ne s’entraînait pas de la même façon que les Français et les Européens."

Robert Nouzaret a entretenu une relation compliquée avec Alex

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Les années ont passé mais les deux hommes restent irréconciliables. Nouzaret : "Aujourd’hui, je peux passer pour un imbécile mais j’ai toujours privilégié l’humain. Or ses coéquipiers ne l’aimaient pas parce qu’il ne faisait pas les efforts et ça n’aurait pas été juste de le faire jouer." A en croire ses joueurs d’alors, Nouzaret réécrit un brin l’histoire. "Je m’entendais bien avec Alex, se souvient Julien Sablé, jeune milieu de 19 ans à l’époque. Je sais que c’était l’amour vache avec Robert. Alex est arrivé hors de forme. Aloisio avait une connexion, un côté empathique, enthousiaste d’entrée. Alex avait un côté star. Je me souviens qu’un de ses amis lui portait ses sacs à l’entrainement. A l’époque, ça ne se faisait pas et c’est le genre de comportement qui ne plaisait pas au coach." "Ce n’est pas qu’on ne l’aimait pas. Certes, il n’était pas le plus grand bosseur mais c’était un compétiteur", témoigne Lionel Potillon, le latéral gauche des Verts cette saison-là.

Nancy, le premier miracle grâce à… Rudi Garcia

Alors qu’Alex n’a pas joué la moindre minute, Gerard Soler lui cherche une porte de sortie dès mi-août. Bordeaux est intéressé mais le président délégué insiste pour que le buteur démontre au moins une fois sa valeur avec les Verts. Le 20 août, Nancy se rend à Geoffroy-Guichard. A la 47e minute, Patrick Revelles, ailier de l’ASSE, se claque. Nouzaret raconte la suite : "J’avais pris Alex sur mon banc parce que mon adjoint, Rudi Garcia, estimait qu’avec sa technique, sa vivacité et ses changements de rythme, il pouvait nous être utile face à une équipe très défensive comme Nancy. Parce que Garcia insiste, je le fais entrer à la 47e minute."

Le reste appartient à la légende. Sur son premier ballon, sa reprise de volée lèche la transversale lorraine. Il marque sur son deuxième ballon après un relais avec Aloisio. Sur son cinquième ballon, après un une-deux avec Stéphane Pédron, il mystifie son garde du corps d’un coup du sombrero et frappe le poteau de volée. Sur son neuvième ballon, nouveau coup du sombrero et passe décisive pour Aloisio. Menés à la pause, les Verts renversent Nancy (2-1), Geoffroy-Guichard assiste à la naissance d’un phénomène. Aujourd’hui, Alex bombe le torse : "Ce match a montré aux dirigeants et aux supporters que j’avais ma place dans l’équipe. Il fallait que j’explose tout. But, sombrero, petit pont, c’était un match incroyable pour moi. Inoubliable mais je n’avais rien à prouver à Nouzaret."

Alex sous le maillot des Verts

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"Même s’il est con comme un balai, s’il vous fait gagner des matches…"

"J’ai failli l’étrangler dans le vestiaire, bouillonne encore son coach de l’époque. Voilà deux mois qu’il ne faisait rien à l’entraînement et il nous sort ce match. Il me fait penser à Depay : des mecs avec une valeur technique incroyable mais qui n’ont rien dans la tête. Après même s’il est con comme un balai, s’il vous fait gagner des matches…" Alex gagne sa place dans le onze. Il inscrira sept buts en trois mois avant la réception de Marseille. Mais ce 12 décembre 1999 va changer sa vie et plonger l’OM dans le néant.

Après deux ans de Ligue 2, la réception de l’OM est un rendez-vous important pour les Verts. L’OM, même mal en point, reste l’ennemi historique. Casoni prévient en conférence de presse : "J'attends des hommes sur le terrain. Une bête blessée est dangereuse". Les Verts vont l’achever. Pourtant, l’ASSE est privée d’Aloisio, blessé. Sans sa moitié, Alex est bien moins efficace. C’est ce que tout le monde croit alors. Il mettra quelques instants à prouver le contraire. Après cinq minutes de jeu, la messe est dite. Stéphane Porato négocie mal un centre de Patrick Revelles, Alex surgit : 1-0. "Tout nous réussit ce soir-là, on a un début de match fébrile. Mais sur notre première action, on déclenche et c’est parti pour le festival", avance Sablé.

Dix minutes plus tard, Lionel Potillon, absolument seul à la réception d’un corner, marque dans le but vide. Marseille est à la dérive, chaque offensive des Verts débouche sur une situation chaude. Après deux face-à-face ratés par Alex et Guel, le centre de Julien Sablé trouve le Brésilien qui conclut cliniquement (20e). 3-0, Alex s’agenouille et inaugure sa nouvelle célébration la panthère, emblème du club. Le jeune Bafétimbi Gomis prend note devant son poste de télévision. "J’avais vu dans la semaine une plaque au club avec une panthère", note Alex. "Du coup, je me suis dit que j’allais l’imiter. J’ai vu ensuite plusieurs joueurs la reproduire. Gomis et d’autres. Mais ce ne sont que des imitations ! Cette célébration, c’est moi !" Geoffroy-Guichard chavire, la cocotte marseillaise explose. Les 2000 Phocéens saccagent le parcage visiteur. Les sièges volent et le match est arrêté.

Gaudin : "Je ne vais pas rentrer à Marseille, ils vont tout casser"

Alain Bompard n’en croit pas ses yeux : "A côté de moi, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin est blême et me dit : ‘Mon dieu M. Bompard, quelle catastrophe ! Je ne vais pas rentrer à Marseille, ils vont tout casser.’ Je persiste à croire que si le match n’avait pas été arrêté, on aurait mené 7-0 à la pause, l’OM était pétrifié."

La reprise du jeu n’empêche pas Alex de s’offrir un triplé, son chef d’œuvre. 28e minute : d’un retourné acrobatique au milieu de terrain, Pédron lance Pape Sarr. Le génial Sénégalais centre pour Alex. Contrôle, reprise à 35 mètres dans l’axe, petit filet, 4-0. Eduardo Berizzo, le malheureux remplaçant de Laurent Blanc arrivé quelques mois plus tôt, devient la marionnette du lutin brésilien et vit un enfer. Marseille coule sur la pelouse quand ses supporters quittent le stade par bus entiers. Ils ont parcouru 333 kilomètres pour 20 minutes de jeu et une humiliation. Leur vengeance sera terrible.

Leur départ précipité les préserve de la suite. A l’heure de jeu, un Pédron décidément inspiré déclenche une ouverture de 40 mètres. Alex met cinq mètres dans la vue à Berizzo avant de s’amuser de Porato. 5-0, quadruplé de la merveille de Goias. "C’est Jésus-Christ qui emballe Geoffroy-Guichard", s’émerveille vingt ans plus tard Gérard Soler, toujours aussi ému. "En quelques semaines, cet inconnu sur lequel nous sommes tombés par hasard au fin fond du Brésil terrasse à lui tout seul l’OM."

Dugarry exfiltré dans le coffre de Pirès

Sur le banc olympien, Christophe Galtier, adjoint de Casoni, a la mine déconfite. Et ce n’est pas la réduction du score de Stéphane Dalmat dans les arrêts de jeu qui va le décrisper. 5-1, voilà vingt ans que Saint-Etienne n’avait pas infligé une telle raclée à une pointure du championnat. "Je n’ai pas vécu beaucoup de soirées comme celle-là dans ma carrière", rembobine un Sablé du haut de ses 18 saisons chez les professionnels. Tout ce qu’on espérait se réalisait sous nos yeux. Le public, les émotions ressenties : ce moment restera gravé à jamais."

L’Equipe place dix Stéphanois dans son équipe type de la journée. Il faut un triplé au Bordelais Christian pour se faire une place parmi les Verts. "La Honte", titre La Provence. "On n'a jamais connu un OM aussi pitoyable", constate Christian Cataldo, des Dodgers marseillais, dans les colonnes de Libération. Craignant le pire, le staff marseillais décide de passer la nuit à Saint-Etienne et annule le décrassage du lendemain.

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Il en faut plus pour décourager les supporters marseillais. Le mardi, des incidents éclatent à la Commanderie. Des fumigènes sont tirés aux abords du centre d’entraînement. Les vitres des voitures de Robert Pirès et Sébastien Perez volent en éclat. La légende raconte que Christophe Dugarry, tête de turc des supporters, est exfiltré dans le coffre de Pirès. "Dreyfus, on n’en veut plus, vive Tapie", crient les supporters qui ont forcé les barrages du centre d’entraînement. L’atmosphère est délétère et Marseille plonge pieds joints dans la crise.

"Ce match, c’est le bouchon de la cocotte qui explose"

La nuit maudite de Geoffroy-Guichard n’est que le point de départ d’un long chemin de croix de trois ans. Dès l’hiver venu, l’équipe est démantelée et perd ses têtes d’affiche. Dugarry file à Bordeaux, Ravanelli à la Lazio. Pirès, Dalmat et Porato les imitent l’été suivant. Marseille achèvera la saison à la 15e place, et sauvera sa place en L1 grâce à un goal average favorable de deux buts sur Nancy. L’OM entre dans le rang pour de bon et devra attendre le printemps 2003 pour retrouver des ambitions de podium. "Ce match, c’est le bouchon de la cocotte qui explose mais ce n’est la suite logique d’une période très sombre, philosophe aujourd’hui Courbis. L’OM a récolté ce qu’il a semé."

Au Véldorome, lors du match suivant, des supporters chargent les CRS

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L’avenir à court et moyen terme des Verts est beaucoup plus radieux. Dans le sillage d’un Alex intenable (15 buts en championnat), élu meilleur étranger de la saison devant Sonny Anderson ou Marco Simone, le promu achève l’exercice à la 6e place, son meilleur classement depuis 10 ans. La suivante, minée par l’affaire des faux passeports, entrainera tout ce joli monde en Ligue 2 pour trois ans de purgatoire. Flanqués de faux papiers portugais, le duo, mis en examen, précipitera la chute de l’ASSE.

Les faux passeports d'Alex et Aloisio sauvent... l'OM

Cette affaire des faux passeports et les sept points retirés aux Verts lors de la saison 2000/2001 permettront à... l'OM, alors 15e d'une Ligue 1 à 18 équipes, de sauver sa peau parmi l'élite. Un an et demi après avoir enfoncé l'OM, Alex et son faux passeport lui permettent de rester en Ligue 1. Le destin est parfois curieux. Le duo de Brésiliens des Verts s'exilera, lui, au PSG. Avec peu de réussite.

"La différence, c’est qu’à Sainté, Alex était la star", rappelle Potillon qui l’a accompagné cet été-là à Paris. "Il est arrivé dans un club où il y avait des joueurs encore plus forts que lui. Il ne pouvait pas se mettre au service de Ronaldinho, Okocha, Arteta ou Anelka." 28 matches, 3 buts : Alex, prêté une saison seulement, ne laissera pas de grands souvenirs au Parc des Princes. Il reviendra sur la terre de ses exploits dans l’antichambre. Mais la magie n’opère plus.

"Des femmes enceintes donnaient mon nom à leur bébé"

La première saison stéphanoise d’Alex restera une exception. Sablé toujours : "Alex, il pouvait être énervant parce que vous courriez pour lui, l’équipe jouait pour lui. Mais il a l’instinct du buteur, créatif que personne n’avait. Il sublimait notre travail. Il pouvait nous irriter à l’entrainement, il n’aimait pas s’entrainer mais il plantait donc on l’adorait. Dans le foot, il y a des architectes et des ouvriers. J’étais un ouvrier au service des architectes. Alex était le meilleur architecte qu’on ait eu." Mais au-delà des chiffres, des affaires extra-sportives, des fins de carrière en queue de poisson, cette saison 1999/2000 portée par le duo Alex-Aloisio demeure un souvenir impérissable pour toute une génération de supporters stéphanois privés de sensations fortes depuis la fin de la grande époque des Verts (milieu des années 1980) jusqu’au retour au premier plan (fin des années 2000). Une petite parenthèse littéralement exceptionnelle incarnée par un illustre inconnu aux manches longues et aux gants en laine.

"Aujourd’hui encore, j’ai gardé contact avec beaucoup de supporters des Verts, nous renseigne celui qui défendra les couleurs de Cruzeiro ou Fluminense. Il y en a même un qui m’envoie chaque année le nouveau maillot. Je les ai tous. Et il faut savoir qu’à l’époque, certaines femmes enceintes donnaient mon nom à leur bébé." Des petits Alex nés sans doute quelques mois après ce 12 décembre 1999.

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