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Monaco : Thierry Henry n'est pas venu pour raser gratis

Henry n'est pas venu pour raser gratis

Le 17/10/2018 à 16:23Mis à jour Le 17/10/2018 à 18:55

LIGUE 1 – Thierry Henry a été présenté par l'AS Monaco, mercredi au Yacht Club de la Principauté. Le néo-entraîneur a un peu parlé du futur, de ce qu'il voulait mettre en place. Mais s'est surtout penché sur le présent. Parce que l'ASM n’a pas le temps de tergiverser.

Thierry Henry a une vision. C'est une certitude. Le nouvel entraîneur de Monaco sait où il veut aller. On s'en doutait avant de l'entendre dans le costume de coach de l'ASM. On en est sûr, désormais. Mais on sait aussi que l'ancien international français (123 sélections, 51 buts) n'est pas (re)venu sur les bords de la Méditerranée pour mettre la charrue avant les bœufs. Redresser la barre et remettre Monaco au centre de la carte reste sa mission première. Le reste viendra ensuite. "Sécurité" et "travail" sont probablement les deux termes que le nouvel entraîneur a le plus utilisés mercredi au Yacht Club de la Principauté, là où était organisée la présentation du successeur de Leonardo Jardim.

A trois jours de ses grands débuts à Strasbourg, Thierry Henry n'a pas promis la lune à l'ASM, même si Vadim Vasyliev, présent à ses côtés, a avoué avoir été "impressionné par sa vision du jeu, sa connaissance de notre équipe et nos joueurs". Dans un premier temps et au sortir d'une semaine internationale qui a tronqué son effectif dans les grandes largeurs, coach Henry compte parer au plus pressé et aller à l'essentiel.

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"Il faut penser à Strasbourg. Les concepts ? Ce n'est pas le plus évident quand le moral n'est pas au plus haut niveau et que la moitié de l'équipe n'est pas là. Le futur ? Je préfère penser au présent pour le moment. (…) Ce dont l'équipe a besoin à l'heure actuelle n'est peut-être pas ce dont elle aura besoin dans deux ou trois mois." Ce qui ne signifie pas que Thierry Henry n'a pas d'idée sur la suite. Bien au contraire.

Quand il lui a été demandé de parler du style Henry et des préceptes qu'il souhaitait mettre en place, Titi a cité des noms, de Pep Guardiola qui lui a "réappris à jouer au football" à Arsène Wenger, le mentor d'Arsenal, en passant par l'école nantaise, avec Arribas, Suaudeau et Denoueix, ou encore ses formateurs à Clairefontaine. Mais Henry a aussi et surtout brillé par une forme de pragmatisme. "Il faut redevenir une équipe avec un équilibre et une certaine sécurité, je ne vais pas donner les détails, cela ne serait pas intelligent". Mais sera-t-il un entraîneur porté vers l’avant ? Prudent ? "Tout dépend de la situation du match", a-t-il ajouté. Pas question de raser gratis.

" Le résultat arrive quand le travail est bien fait"

Les supporters et les joueurs doivent être conscients que rien ne sera simple et que l’huile de coude comptera autant que le talent dans la quête du redressement. "Vous m'avez connu comme joueur : quand on travaille, on travaille, a-t-il prévenu. Il faut rigoler, prendre du plaisir aussi mais il faut de la rigueur. Il va falloir travailler dur parce que si tu n'es pas prêt physiquement, tu ne peux pas y arriver. (…) Le résultat arrive quand le travail est bien fait".

Si Vadim Vasyliev ne lui a pas donné d'objectif précis alors que la situation de l'équipe est compliquée, Thierry Henry n'a pas souhaité se donner de limites. Le podium ? "Tant qu'il y a des points à prendre, tout est possible. Mais il va falloir travailler", a-t-il répété. Tout en rappelant son plaisir personnel : "Je suis content d’être là, j'ai une longue histoire, un attachement avec un certain club de Londres mais c'est ici que tout a commencé. Tout recommencer ici est extraordinaire."

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